VERBES RÉGULIERS EN RE
non tissé) cette intrigue. Moi seule fai tissu le lien malheureux (Bac.). Nos années sont tissues de peines et de plaisirs. Voltaire a donné un prétérit fort en u au verbe tîfre : L'Inde à grands frais tissut ses vêtemetUs.
Titre est formé régulièrement de texëre (texrey tes're et tis-t-re^ titre). Tisser vient de texëre.
b) Participe irrégulier en t.
4. Les verbes suivants élident, comme les précédents, leur finale radicale devant une consonne, mais sans intercalation à rinfinitif:
Ecrire. La finale du radical est v : Ecriv-ant. J'écris, il écritf nous écrivons, etc. Ecris^ écrivons, écrivez. Que f écrive. Técrivais. J'écrivis. Que f écrivisse. Ecrit. J'écrirai. J'écrirais.
£crtre,autrefois escrivre^ puis eacrire, est formé régidièrement de scribëre; la finale v du radical représiente le b latin. L'ancien prétérit était fort : escriSf escrist.
Cuire, luire, nuire, duire et -struire, dans les composés : cofistruire, etc. Ces verbes ont un double radical, uis- devant une voyelle et wt-devant une consonne : Cuis-unt. Je cuis, tu cuis, il cuit, fwus cuisons, etc. Cuis, cuisons, cuisez. Que je cuise. Je cuisais. Je cuisis. Que je cuisisse. Cuit. Je cuirai. Je cuirais. — Luire et nuire ont perdu le t du participe : lui, nui. Luire a le participe sans avoir de prétérit ; il lui manque aussi l'impératif. — Ikiire est vieilli et ne s'emploie qu'aux formes suivantes : U duit, ils duisent, il duisait, il duira, il duirait. Le participe duit n'est usité que dans l'expression : Vous êtes mal duit (mal instruit).
Cuirey duire, sont formés régulièrement de coquëre (qui est déjà cocere daiis une inscription du III* siècle), ducêre; les composés de struêre en se francisant par struire renvoient à un type strucerCy qui, par struc'rey fait struire, comme ducere^ ducre, a fait duire; nocëre et lucêre, d'où dérivent r^uire et luire, étaient déjà devenus nocëre et lucëre dans le latin vulgaire. Le c latin est devenu 8 devant une voyelle et i devant une consonne (§§ ^ et 38 c^. Tous ces verbes, sauf nuire, ont eu un prétérit fort en s, dérivation régulière du parfait latin : luod (luc-si), lui-s ; duocit, dui-st, etc. Le prétérit de nuire était nui = nocui,
a) Les verbes suivants en indre gardent leui* radical intact et intercalent xmdi. l'infinitif.
Ceindre, étreindre avec les autres composés de stringere : contraindre, astreindre, restreindre, feindre, peindre, teindre, oindre, poindre, plaindre, craindre, geindre, et les composés aveindre, atteindire, empreindre, épreindre, enfreindre et éteindre, formés de verbes simples qui n'existent pas en français. Le radical a pour finale gn devant une voyelle et n devant une consonne. Û y a intercalation d'un d devant le r de l'infinitif et des temps qui en dérivent : Ptetgn-