Pendant qu'en latin l'adjonction du préfixe amenait très
souvent un changement dans la voyelle radicale (ajrere, red-
igere)j la particule dans la composition française se prépose
,au mot principal sans jamais le modifier, et ce principe a
même réagi sur les composés transmis par le latin, comme damner, condamner (damnare, condemnare).
En latin, c'est un trait de la composition avec particule que le radical ou mot principal, verbe, nom ou adjectif, et la préposition qui s'y adjoint se fondent ensemble, par suite d'une altération apportée dans la forme même du radical, comme o^erd qui devient t^^rt; dans ad-igere^ sub-igere, red-igere; facere, qui devient ficere, dans con-ficere^ per-ficere, re-fîcere, etc. Un ceilain nombre de ces composés latins portant une modification dans le radical ont été traités comme des mots simples dans lesquels tonte trace extérieure de composition a disparu, comme cueillir de colligere (et non de con-legere). Mais la plus grande partie des composés latins se sont décomposés à l'époque romane; le radical revient, s'il y a lieu, à sa forme première, et la préposition, repixi-