EMPLOI DU PRONOM LE
à luiy à dUy à eux^ à dles : Le fermier a un chien hargneux; n'en approchez pas. Pensez-vous à la mort ? Oui^ fj pense,
V Si les pronoms absolus dépendent de prépositions autres que de et â, on les remplace sui*tout par les adverbes dedans, dehors j dessus^ dessous^ derrière^ devant; ainsi, en parlant d'un arbre, on ne dira pas: J'étais sous lui^ mais: Tétais dessous» Quelquefois on est obligé de répéter le nom ou de faire usage d'une circonlocution : Voici un canif, servez-vous-en pour tailler votre plume (au lieu de : twUez avec lui votre plume).
Mais, en pareil cas, les meilleurs écrivains ne se sont pas fait scrupule de se servir des pronoms absolus : La vertu le condamne; il Maigrit et s^imte contre elle (Fén.). Si je dansais satis lui (= ce balancier), j'aurais bien plus de grâce (Flor.). Conservez votre sagesse, c'esf le plus précieux des trésors, veillez sur lui (Muss.). U amour-propre, si susceptible pourlui'-'ïXièmej ne devine presque jamais la susceptibilité des autres (Staël). Tous ces fleut^ea arrivent à V angle du golfe Adriatique, amenant avec eux les terres qu'ils ont entraînées (Daru).
3** Si le pronom absolu est employé avec le verbe à la place du pronom conjoint, comme nominatif, accusatif ou datif, on est aussi obligé de répéter le nom ou de prendre un autre tour : Le lait est très nourrissant; cet aliment seul (au lieu de: lui seul) convient aux petits enfants. Dans certains cas, on peut se servir du pronom personnel conjoint le, la, les ou du démonstratif cerf ou rrfa (v. § 185).
B. Emploi du pronom LE.
1. Le pronom conjointe marque toujoui's l'accusatif et peut être variable ou invariable, c'est-à-dire neutre (§ 86). Son emploi diffère selon qu'il est construit avec le verbe être comme prédicat, ou avec un verbe transitif comme complément direct.
A. Le pronom conjoint h s'emploie surtout comme complément direct d'un verbe actif; dans ce cas il peut remplacer soit un nom, soit un verbe ou une proposition tout entière.
a) Quand le pronom le remplace un nom individuel, c'est-àdire un nom propre ou un nom commun individualisé par l'article ou l'un de ses équivalents, il est toujours variable, c'està-dii*e qu'il s'accorde avec ce nom en geni*e et en nombre : Dieu est esprit, et ce n'est que ^xir V esprit qu'on le peut atteindre (Boss.). Qui chérit son erreur ne la ve\d jmnt connaître (Corn.). Quand vous aurez des nouvelles, faites-les-ynoi savoir (Ac),
b) Quand le pronom le représente un verhe ou une proposition,