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La place de ratti-ibutditten» selon la formede Texpressi

± L'attribut individuel, exprimé par un mot de rapintrt i ticle, nom de nombre, i)rou()m adjectif), se place toujours at le substantif qu'il détermine: Le soleil mûrit les moi,ssoph^. ! forts cheraux tiraient un ctn-he (La F.). Ca'in tua son frère jalousie. Cet enfant est saf/e,

'A. I )aus la construction ordinaire, le compiémt'Ht attributif met toujoui*s après le nom (juMl dètenniue: Ij\ti(jle rat un ois de proie. Je le ferai jmur Vanamr de toi.

4. La place de Vadjectif attrihutif n'est pas fixe : il se tantôt aranf, tantôt aprt's le nom qu'il détennine ; cela dép de sa sif/ni/icftf/nn ou de sa fornif^ bien qu'il y ait en fran< une tenciauce à placer Tadjectit après le substantif.

§ 250 PLACE DE l/ ATTRIBUT 573

a) C'est la signification grammaticale de l'adjectif qui détermine le plus souvent son accentuation et par là même sa place avant ou après le substantif. Lorsqu'un substantif est accompagné d'un adjectif, le mot, quel qu'il soit, qui est en second prend l'accent principal : Ihie liante montagne, un fruit mûr. Aussi, lorsque l'adjectif attribue à son substantif une qualité générale ou qui lui appartient naturellement, l'attribut, n'étant pas le mot déterminant, perd l'accent oratoire et prend la première place ; c'est alors une épithète de nature ou de caractère, qui, souvent, s'identifie entièrement avec le substantif : le vaste océan^ le triste hiver , un doux parfutn, les vertes prairies, une fausse cléj une heureuse ixtix, Tétemelle vérité, une basse intrigue, etc. Minos juge aux enfers tous les pâles humains (Rac). fTentefuls la triste voix de la patrie en pleurs (Soumet). On aperçoit au loin de hautes montagnes (J.-J. R.). Le vrai courage ne se laisse point abattre (Fén.).

Mais si la qualité est individuelle ou distinctive, l'adjectif est alors une épitliète de circonstance et, comme mot déterminant, prend la seconde place en même temps que l'accent principal : un air doux, le vin pur, le soleil levant, un repas frugal, les pays chauds, une mort tragique, un supplice horrible, des regards furieux, une beauté incomparable, un événement merveilleux, une pensée neuve, \m caractère franc, etc. Les oiseaux rapaces ont le bec crochu (}), Les Alpes offrent des solitudes pittoresques (Ac). Qui j^eut être assez méchant pour se moquer d'un homme malheureux? (Berquin). Dans les pays chauds les anifnaux terrestres sont plus grands et plus forts que dans les pays froids ou tempérés (Buff.). Les esprits médiocres coiulamnent d* ordinaire tout ce qui passe leur portée (La Roch.). En pareil cas, il peut y avoir inversion, mais l'accent principal reste sur l'adjectif dont la signification gagne en énergie : un horrible supjylice, sa tragique destinée, /'incomparable beauté, etc.

\b) La place de l'adjectit dépend souvent aussi de sa forme, et l'euphonie assigne volontiers la seconde place à l'adjectif lorsqu'il est d'une certaine étendue soit par lui-même, soit par

(1) < I/*s adjectifs qui ne font que répéter d'une manière plus énergique, plus animée, l'idée exprimée par le substantif, doivent s.'y rattacher plus intimement que ceux qui y ajoutent une idée nouvelle. > Ainsi f il y a un grand nombre d'expressions dans lesquelles l'usage fait précéder l'adjectif à cause de l'alliance étroite, de la (tision intime des deux idées : un jeune hamme^ une fausse clé. » Et < en écoutant avec attention, on trouvera que la voix passe plus vite de l'adjectif au substantif, quand on dit un glorieux souvenir^ qu'elle ne passe du substantif à radjectif, lorsqu'on dit un souvenir glorieux. S'il pouvait y avoir un doute sur cette remanjue, on n'aurait ou'à comparer la prononciation Camilière de froid extrême, qui ne fait pas sonner le d, a la prononciation de profond abîme où le d se fait entendre. Un savant aveugle (subst. adj.) ne se prononce pas comme un savant aveugle (adj. subst.). > (Weil, p. 56).

Sv%*.

57r> DE L 1XVER8IOX jr

Ti'1 renvoie aussi le sujet à la fin de la phrase : Tel t^ 'V ca ractère de l'avarice (M^^s.).

I]. La place de Vohjet est d'autant plus fixe qu'il est piU>i: tiuienieiit lié au verbe, et Tinversion n'est possible qu'avrc cireoustaïuiel ou le complément précédé d'une prêïM>>in Mais, tandis ipie le régime indirect ou le complément y/^W.* comme on l'appelle quelquefois , ne peut précéder le vtr qu'en poésie, le complément ^7^;///;/^' ou circonstanciel peutWî coup plus facilement changer de place, selon les bes«.»iu? Texpiession : Aux petits des oiseaux Dieu donne Ut i-.?r (Rac). Dans les lacs de la chèvre un cerf se trouva pk- 1 F. I, ()). Sous les rois grecs, VEtjjqïte fit presque tmtf h . wrnr (In nintulv (Mont.). Sur les ailes du temps Vi tn<s'enrôle (La F.).

Nuit et jour, à tout venant

Je chantais^ ne vous déplaise (f.a F. I, 1).

t. L'inversion du romjflétnent atinbtttîf, qui n'est génén ment pas permise en prose, est au contraire très fréquenlè poésie: et 1 on peutdii-e que cette inversion est souvent le > trait qui différencie le vers de la prose: Uarhè-e e.<t de nosji dins /(* ph(s bel orne/Hciif (Del.).

Du temple, ortu' partout de festotm niOAjnifiques^

Le peupl43 saint en foule inondait les portiques «Rar.).

Cependant il faut avoir soin que cette trans|:)osition ne r proche i)as immédiatement deux substantifs, comme dans vers de Racan : Elle prit de ses jours le printemps }", Vaufonnte, L'inversion répugne quand elle amène le conc-^i des deux prépositions tie et (/. Ainsi on dira très bien : ,/* *- ])i( de mon fils envimujer ht mort; mais Ton aura tort de <li Ji' n'ui pu de mon fils consentir à la mort 0'<*lt.),

5. 8i un m/yVW//* <///y/7;//^/ qui se place réf^nlièrenieut api le sul)stantif lui est préposé, cette place exceptionnelle constii une inveision qui a pour but de mettre Tadjectif en évidei (§ -IW,)), Cette inversion est surtout fréiiuente avec le partiel pi'ésent: nntrinf tliine hhinchenr éclatante, ^éclatante hh ehcttr lie aan teint, ("est nn esprit téméraire. Loin tPrcL tén

raire enfant (Fén.).

(). L'inversion est vicieuse :

a) (^uand on emploie en prose celles qui ne sont usitées qu poésie: Cent trop; ton Iftnfjat/e inlrrite ; en cette enceinte ' t'amène'^ (D'Arl in court).

h) Quand elle est forcée ou qu'elle rend la phrase confuse écjuivoque: .1 prine de la cour j'entrai dans la carrié (Volt.).

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fe 7. Pour mettre en relief un membre de la proposition, on emploie souvent la périplirase grammaticale ou la répétition i, à la place de l'inversion, dont l'usage en fi-ançais est assez i restreint.

B 8. La j)ériphrase grammaticale est formée du pronom ce et du t verbe etre^ que l'on met immédiatement avant le terme de la i proposition sur lequel on veut appeler l'attention et qui devient 5 alors le prédicat d'une proposition principale (§ 164). Ainsi, ^ dans cette phrase : Hier fai par hasard rencontré votre cousin à la promena/fey chaque t^rme autre que le verbe peut être mis en évidence de la manière suivante : Cest moi (sujet) qui ai rencontré,.. Ceint votre cousin (complément direct) que fai rencontré,,. C'e.'rf hier (circonstanciel d^ temps) que fai rencontré„, CeM à la promenade (circonstanciel de lieu) que fai rencontré,,, Cest par hasard (circonstanciel de manière) que fai rencontré,,, Cest votre illustre mère à qui je veux parler (Rac). Cétait bien de chansons qu'alors il s'agissait (La F. VII, 9). Est-ce donc pour veiller qu'on se couche à Paris? (BoiL). Cest vous, braves amis, que Vunivers contemple (Volt.). Je veux montrer à me^ semblables un homme dans toute la vérité de la nature^ et cet homme, ce sera moi (J.-J. R.). Est-ce votis mes enfants? Ils répondirent avec les noirs : Oui, c'est nous (Bem.).

9. On se sert souvent de la répétition pour mettre en relief, soit le sujet, soit le complément du verbe. Cette répétition se fait de deux manières différentes, le sujet ou l'objet pouvant être placé en tête de la plirase ou après le verbe, tandis qu'il est remplacé avant le verbe même par un pronom personnel :

a) Le sujet ou l'objet est en tête : Ce pauvre homme, il ne réussit en rien. Tout ce qu'il a, // le tient de votre libéralité. Qui se fait brebis, le loup le mange. Moi-môme // xû^enferma dans des cavernes somhrrs(R&(i,), Le roi, fils de David, où le chercherons-nous? (Id.). Et toi, ô fils d'Achille, y^ te déclare que tu ne peux vaincre sans Philoctète, ni Philoctète sans toi (Fén.).

Ce noble ami, plus Uger que les venttt,

Il dort couché «oua les sables mouvants (Millevoye).

On peut faire ressortir de la même manière le prédicat exprimé par un substantif :

Chacun fait Ici-bas la figure qu il peut,

Ma tante: et^ bel esprit, il ne Ve^tpas qui veut (Mol.).

b) Le sujet ou l'objet est après le verbe : Elles sont revenues les hirondelles, messagères du printemps. Il est bieti âne de nature qui ne sait lire son écriture. U est tombé le roi de la

Ayeh, Grammaire comparée. 37

wT« nE 1,'isvEnaroN

vitesse (Millevoye). Qit'i\ riemie à nous celui qui pi (A. Ouiraiid.) Il la donne ù son roi cette terre fécon hel.). H les -1 tmiii>éfg, ces mains cruelles, i/unn fe < Sirhri; Hi'iri i/e DiilnH, xa .*chj- (Fén.).

Oiii.jcVai i-aeaii$si cette cour peu «nrèie.

,l»x maître» Ioi(>.uc« trûp soigiituic Je plaireMa-.-.-.

La répétition iieiit se f'aii-e par iin pronom déniuu^trat qu'il désire, c'iM l'im{i'jteH<UnKe. Qui ne mourrait conserver son honneur, celui-là ."erniV in film- (Pas

(l'est à rette construction qu'il faut rapporter l'eiuplo forme impei-sonuelle avec les verbes transitifs ou iiitran Il inimnit bien des gens (§ llii).

Souvent, pour douuer plus de force au discours on : le prouitui personnel conjoint smis la forme absolue : A'i je jniiinuis iHirh'f à ta Ijiirrtitr (Mol."). Que te ttcinbft', à t nUr jiii:-iit}iiu'Y (Id.). Je coiM dïn qu'il» me lilesseiif, mol ( Dans le pi-emier exemple, le ]ironom absolu est en t^te, d second, au milieu, et dans le troisième. & la fin de la pl'in

Il y a une espèce particulière de répétition qui conï renfoix-ev le mot par uu sjTiouyme. comme sans force ni n-, m-iir i-t li'iriiie, suer mni/ et ruii, mus frère uï rpjtw, imr f. jKir Imwh. Il y a souvent nme : mua feu ni lieu, muh foi mf>-ciK. j)pu ù i>eu,i>etif ù /tetlt,jii!le-m('h,foa-à face, terre à fuir terre et jiar luer, qui ferre a ijiitrre a; — ou allitératj (f>r et ù eri, uu louij et au larfie, nain et sauf, «j/ia rime ni t à fini ef à /,Y<ivrs, M d Imii, i/ui doii 'lîue, etc.

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