Chapitre XXV
De la phrase de coordination
Article L — De la coordination en général
1. Les mppoi1:s qui lient les propositions simples dans la phrase composée peuvent être logiques ou simplement grammaticaux (§ 6).
Quand on dit : Le veut mugit et le tonnerre groude, cette iibrs.se renfenne deux propositions pour le sens comme pour la fonne, et ces deux propositions sont dans une relation logique ou de pensée. Ces propositions sont dites coordonnées parce qu'elles occupent le même rang dans la pensée.
Mais quand on dit: Jedésire qu'il guérisse^ cette phrase ne renferme deux propositions que pour la forme^ et le rapport qui lie ces deux propositions n'est pas logique, mais purement grammnticaJ ; en effet, la première proposition :j> rf^s//Y, -n'exprime une pensée qu'à l'aide de la seconde : quil guérisse^.et cette seconde proposition n'exprime en réalité qu'un membre (l'objet) de la première et équivaut à : la guérison.
Les propositions qui composent une phrase sont donc grammaticalement indépendantes les unes des autres ou bien elles sont entre elles dans un rapport de dépendance syntaxique ; dans le premier cas, il y a coordination^ et, dans le second cas, subordination des propositions : la coordination est le rapport d'égalité, et la subordination le rapport d'inégalité qui existe entre les différentes propositions dont l'ensemble constitue une phrase ou une 2>ériode.
r.a proposition composée s'appelle aussi phrase logique on phrase grammati' calCj si'Ion que la liaison des propositions a lieu par coordination ou par subordination.