La coordination des propositions se marque
1" Par le sens seul, quand les propositions sont simplement placées Tune à côté de l'autre : On poursuit le bonheur^ oti Vap-
5St» PHRASE rOPULATIVK S:
pntt'hr^ an le fotu'he preffqttt^ if s'envole. Tons rous est aqmhiw* inv sf'inhlt' zvphijv (La F. I. ii),
; i2'' Par des conjonctions dites coorrli natives : Il dit de fcj*
i mais le cour ny touche {T^n^v,), LVss/>// crie et se roin}ilt(\{z
\ Dans le premier cas. W y ajnwtaitositiopf de prupositious.
dans le s(^cond cas, coordination proprement dite.
(Ml tlit aii^si qui» les proi»o>ilii>Ms onanloiiiu't^ >o\\\ affndêtique-^'ju.n^^ t'ujues, si'loii iiut'lU's sonl ivuiiies ou ihui inir «les coujoiictiitiis.
3. La ronjnnctinn joint denx propositions, comme la i-n sition unit deux mots et en marque le rapport. Il i-ésulte il que toute conjonction suppose Tunion de deux pmpositi dont Tune peut être contractée ou elliptique : fJirtt cn'o h et (il crOa) la terre. Tu p*trles comme (tu piïrlerais) si tu * le /m/ /7/r, Cependant il est certains cas où la conjonction «/ni que deux mots et remplit ainsi la fonction d'une pi-èpo>iti Ihiw et (^= avec ) thtLv pmt quatre Pierre et Jtrni ,<e /^/^ Entre Varhre et r^corcc il ne faut fnts mettre le cfoif/f (Prov.). L et l'hui/r ont de VantipidUii' et nr se nuleptt qu** ifif/îciluneni semhh-, IjO jkiresse et la [tnucrvté sont soursjahirl/es,
t. La phrase de coordination s'appelle lihnise rojndatire. jonctiw^ adrcrstftire ou eaustttire, selon que le rapport qui lit propositions est copufatif let), disjonetif (o\x)^ (ff/versiftif{m ou caus<dif (car, donc).
Artich' IL — Phrase oopnlatîve.
1 . La phrase copulatirc est formée de deux ou de ]»lusieui> ] positions dont l'une étend ou dévelopi>e le sens de l'autre.
Le rapport copulatif se présente surtout dans le détail faits surci'ssifs ou simultanés^ c'est-à-dire dans la narrât i- a dans la description : Charles dessin*- et Ikrthe joue <h( pinim. animal fst triste^ et la crainte le nauje ([jdi F. IL 14). fur mo traits ohsrurcit l'air et eourrit tous h s combattants (Fén.). /V/zr ec. temps le ciel était cnucert de sombres nuaf/es, et la /V/^/V totti [Hfr torrents (Tliiers). — // jHtrtit le matin et nourrira qm tard dans la soirée. Le lion smi, et vient d'un j^ts <njih- (\^i Vl, 2). Elle frappe à sa jtorte^ elle entre, elle se montre ( Id. I. Elle Uttit un nid, pond, coure et fut éclore (Td. IV, 2:2). /^< ,né le traverse^ et ehac un prend sit phu^e (Tliiers).
// le prend, il remporte*, au haut Un tnont arWtv, licncontrc unr esplana<le. et puis une cite 'La I\ X. 1 Vj.
Li S i)ropositions réunies de cette manière se trouvent u
§ 263 PHRA.SB d'additiok 581
nairement dans un rapport caHmfifoxi adversatif avec une autre pro])osition exprimée ou sous-entendue :
Il est un Dieu : (car) les fierbes de la vallée et les cèdres de la montagne le bénissent^ l'insecte bourdonne ses louanges^ Véléphant le salue au lever du jour, roiseau le chante dans le feuillage, la foudre fait éclater sa puissance^ et ioci'fan déclare son immensité (Chat.)<
Notre laitière aùisi troussée Comptait déjà dans sa pensée Tout le prix de son lait; en employait l'argent ; Achetait un cent d'œufs; faisait triple couvée: La chose aUait à bien par son soin diligent (La F. VII, 10).
2. La phrase copiilatire unit des propositions qui ont la même valeur logique, comme quand on dit : On lui obéit et on aime à lui olféir, ou bien elle unit des propositions de valeur lojarique différente, et met en relief celle qui a le plus d'importance : Xon seulement on lui Mit^ mais on aime à lui obéir (Fén.). Dans le premier cas il y a addition^ et dans le second cas extension. Toute phrase d'extension peut se transformer en une phrase d'addition. La contraction est fréquente dans l'un comme dans l'autre cas.
A. Phrase d'addition.
1 . Le rapport rojmlatif se marque dans la phrase d'addition :
a) Par la simple liaison des propositions ; c'est ce qui a surtout lieu quand on veut donner plus de rapidité au discours, ou quand les termes d'une énumération sont synonymes ou phicés par gi'adation : Dans Véduattion, le naturel est le sol ; V instituteur est le laboureur ^ les bons avis sont les setnences. Je le lis^ je roufjiSjje jHtlisà sa vue (Rac). Remords, crainte, jyérils, rien ne m\t retenue (Id.), // vient: Vonfestine, Von mange (La P. I, 14). Nul n^y (fagna, tous y perdirent (Id.), R V amadoue; elle le flatte (Id. II, 18)!
Femmes^ moine^ vieillardSf tout était descetidu: L'attelage suait, soufflait, était rendu (Id. VII, 9).
L'autre fit cent tours inutiles.
Entra dans cent terriers, mit cent fois en défaut
Tous les confrères de Brifaut (Id. IX, li).
b) Par les conjonctions copulatives et, ni : Mes yeux se dessillèrent et je reconnus mon erreur. Ih vont vite, et seroyd dans un moment à nous (La F. II, 15). Il le fit, et fit bien (La F. III, 1). // ne sait ni lire ni écrire.
Il retourne chez lui: dans sa cave il enserre
L'argent, et sa joU* à la fois (La F. VUI, 2).
Aussitôt un autour, planant sur les sillons. Descend des airs, fond et se jette
Sur celle gui chantait, quoique près du tombeau (Id.VI,ir)).
On ne suit pas toujours ses aïeux ni son père (Id. VIII, 2i).
582 PHRASK D* ADDITION J