‹ Grammaire comparée de la langue françaiseChapitre 349 sur 409 · La conjonction et sert à unir · texte numérisé non relu

La conjonction et sert à unir

a) Deux propositions affirmatives : Il cherche son àm et \ dessus (Prov.).

h) Deux propositions dont Tune est affirmari ve et Tautre gative : Je jJir. et ue romp.^ ])ftîi (La F. I, 22).

r) Deux propositions négatives dont chacune a un sens lui est propre : XrJHfjez jh(s et rons ne sere^ ]HfSJutjé,<,

S'il y a plus de deux propositions coordonnées, et n* met ordinairement que devant la dernière : Le 2>r<W/yMf <1^j avec rahoHf/tfHre, dote anr lu iMiurreté et soupe are** h mi Quand il y a contraction, si Ténumération n'est pas compl on omet souvent la conjonction : Iai France exporte tJes nn< soir ri es, des (issus de roton^ drs drajfs^ des a ti tries {//' J^itris;] on se sert aussi de la locution latine d cœtera (et le reste). Ton écrit ordinairement, par abréviation, etc. : 11 // a, drnu fahontfuire^ totiffs sortes d* tistetisiles : des fourneaux^ (fes (vrt des crf'Ksrts, rtr,

Quehiuefoîs, on répète ti pour donner plus de poids, d'énergie à une énumération; cette répétition a suitout lie poésie : Et 1rs richesses et la (f/oire s'éranouisscHt.

KUe, qui n'était pas grosse en tout conune un oiuf. Envieuse, s'étend, et s'enfle^ et se travaille

Pour égaler V animal en grosseur (La h\ I, Ih. Et le rivhe et le pauvre, et le faible et le fort Vont tous égah'tnent de la rie à la mort (Volt.).

hJf peut unir deux faits dont Tun est la conséquence de Tau

// anda du judsnu rt U ru miturut,

Kt peut i)réc6(ler d'autres conjonctions causatives et ad^ sativfs : (^rst rotrr y/f-zv, et par conséquent roifs lai dé' resprrt. Il est Itahile et pourtant iî a fait une fjrandc faafe.

Q,uel(iuétbis même et, qui est la conjonction coordiiiative excellence, l'em place une autre conjonction de courdinat surtout une conjonction advei'sative : La Icctare des rot» érliaufl'r la fcfc et (tuais) fflarr Ir caur. Particulièrement \ maniuer une ditférence : Fufrrhs tropiques les Jours sont brûl et 1rs nuits sont froides. Il faut uunajer pintr rirre, et non rirrr jHtar manijcr (Mol.). Ils usent Irurs souliers, et consf-r leur ûur (La F. 111. 1). On rhcrchr 1rs rieurs; et moi Je les * (Id. VI 11, S). // ronuait F univers, et ne sr connaît jtas VIll. ÛV)), Nous nous fMtrdon nous tout^ et rien aux (futres hoiu (Id. I, 7).

3. La Conjonction ;// a un sens négatif et sert i\ lier d propositions négatives, quand il y a contraction: // ne Inii

§ 263 PHRASE d'addition 688

eau ni vi7L II ne boit ni ne tnange. Je ne vetix, ni ne dois, ni ne peux obéir.

Les propositions liées par ni peuvent être des propositions subordonnées qui dépendent du même verbe employé négativement ou renfermant une idée négative : Je ne crois pas quHl vienne^ ni même qu'il pense à venir (Ac). J'ai peine à croire qu^ils traduisent ni impriment mon livre (J.-J. R.).

La règle est : P de répéter ni quand il n'y a qu'un verbe, le sujet, l'objet ou le prédicat (adjectif) étant complexes (§ 162). Ni l^or ni h grandeur ne nous rendent heureux (Lsl F.). Elle n''est ni lûide ni belle. Elle n'a ni parents, ni support-, ni richesses (Mol.). Le jeu est un gouffre qui n'a ni fond ni rivage; — 2® Mais, quand il y a plusieurs verbes qui se suivent, le premier n'est point précédé de ni: Jatnais pécheur ne demanda un pardon plus humble, ni ne s* en crut plus indigne (Boss.). V enfant ne doit écouter que les mots qu'il peut ente^utre, ni dire que ceux qu'il peut articuler (J.-J. R.).

Toutefois cette règle n'est pas absolue, ainsi que le montrent les exemples suivants : 1® Il ne boit point d'eau ni de vin. Le soleil ni la mort 71e peuvent se regarder fixemetit (La Roch.). Comme cous êtes roi, vous ne comidérez Qui ni 2M0i(LaF.V, 18). Ils n'avaient tapis ni housse, Mais tous fort bofi appétit (La F. V, 7). Je n'aime jyas la guerre et ses fmiestes ravages, ni Vambitiofi et ses prétentions injustes. La boussole n'a point été trouvée par un marin, ni le microscope par un physicien, ni l'imprimerie par un homme de lettres, ni la poudre à canon j^ar un militaire (L. Rac). Cet emploi de ni non répété a surtout lieu avec des noms propres ou des noms communs sans article : Je ne connais Priam^ Hélène, ni Paris (Rac). — 2° Un sot ni n'entre, ni ne sort, ni ne s'assied, ni ne se lève, ni ne se tait, ni n'est sur ses jatnbes comme un homme d! esprit (La Br.).

Quand ni est répété, on omeXpas on point. On ne dit pas : Il ne faut pas être ni prodigue ni avare, mais bien: Il ne faut être ni prodigue ni amre. Toutefois les meilleurs écrivains se sont affranchis de cette règle : Cela n'est pas capable ni de convaincre mon esprit, ni d^ ébranler mon âme (Mol.). Celui qui n'a jamais réfléchi ne peut pas être ni clément, rajuste, là pitoyable (J.-J. R.).

Ni ne doit pas précéder sans, qui est négatif. Ainsi ne dites pas : On ne gagne rien sans peine ni sans travail; dites : sans peine ni travail. Cependant il était permis autrefois de construire ni avec sans: Mon équipage est venu jmqu'icisam aucun nuilheur, ni sans aucune itwominodUé (Sév.). — Ni peut être suivi du

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