DS LA QUANTITÉ
une voyelle nasale ou la diphtongue oi : foule, heure^ p9Aivre, reiney haine, pompe, poire.
b) Quand la syllabe finale muette commence par une spirante faible (s,j, v) ou une liquide : rose^ Age, cave, zone, bariare.
Mais la pénultième accentuée est en général brève, lorsqu'elle est en position^ c'est-à-dire suivie de deux consonnes dont la première termine la syllabe tonique ; c'est le cas en particulier :
1^ Quand la syllabe est terminée par un r ou s sonore suivi d'une consonne diflFérente : ftarie, herbe, ordre, infirme, il hurle, tLStre, peste, piste^ poste, buste; la perte du s dans beaucoup de mots où cette consonne a fini par ne plus se prononcer, a déterminé l'allongement de la voyelle précédente, allongement que l'orthographe actuelle indique au moyen de l'accent circonflexe, comme dans : pUe, fête, épiirey ctte^ btiche, au lieu de poste, feste, épisire, caste, busche,
2* Quand la voyelle tonique est suivie d'une consonne redoublée autre que r ; paMe, nappe, renne, viUe, rosse, pomme, étoffe, bulle-, les exceptions ne sont pas rares, surtout devant ss : lasse, fosse.
Quand les consonnes sont doublées, et que ce n*est pas par raison d*étymo- Jogie, c'est presque toujours pour indiquer que la syllabe est brève. Les consonnes qui se redoublent le plus ordinairement pour cette raison, sont l, n, 9, t, et le redoublement a surtout lieu après les voyelles a, e, o, très rarement après i, u, et seulement dans quelques mots (sauf pour «) apré^ une voyelle composée, comme at, ei, au, ou, eu, oi,
3. La syllabe finale accentuée est en général brève : solclatf èonté^ objets aimer j habit j pot, ton, ^u, iout, ^eut ; c'est presque toujours le cas quand la syllabe finale se termine par une consonne sonore autre que r : saCj ^rai7ail, ^c, /il, ^1, ^foc, bouOj seul.
La syllabe finale tonique suivie d'un e muet est toujour longue : pensée, vie, vue^ jouOj joie»
4. Les syllabes atones, c'est-à-dire qui ne sont pas accentuées, sont brèves de leur nature : régulier, arroser, récréer, faisan, autel, poisson.
Cette règle s'applique à toute syllabe atone, quelle que soit la forme de la voyelle, et c'est à tort que beaucoup prononcent autant, auberge, automne, aurore, causer, en allongeant la voyelle au^=o.
C'est ce qui explique pourquoi les voyelles pénultièmes longues deviennent brèves dès qu'elles ne sont plus toniques, c'est-à-dire dès que la dernière syllabe cesse d'être muette;
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l'autre, mais en appelant au milieu d'elles un son étranger, destiné à rendre leur choc impossible.
De là trois sortes de phénomènes phonétiques : la permutation, Vélision et Vaddition de lettres euphoniques.
Ainsi le latin creacere a donné régulièrement Tancien finançais croistre : i* par la permutation du e en oi; 2f* par l'élision du e pénultième: ^ par Taddition de la linguale t entre « et r ; croia-i-ve; enfin croistre a perdu le «, qui a été remplacé par Taccent circonflexe, d'où la forme moderne croître.