PHRASE DISJONCTIVE OU ALTERNATIVE
roidez pluSy ni moi non plus. Les gens soupçonneux se défient de tout le inonde^ même de leurs proches. Vous ferez bien ds suivre ce conseil; au reste vous ferez ce que vous voudrez. Il est bizarre^ emporté^ du reste brave et intrépide. Votre intérêt Vexige, de plus llionneur vous le commande. J^ étais dotw sobre, faute d^être tenté de tiepas Vêtre; encore ai-je tort Rappeler cela sobriété; car fg mettais toute la sensualité possible (J.-J. E.).
L'extension s'exprime encore par voire, voire même: Nous exigeons qu'ails se conforment à nos inodes, voire à nos préjugés (Mérimée). Ce remède est inutile, voire même pernicieux (Ac).
La conjonction peut être supprimée : Les ca?inibales ne se contentent pas de vaitwre leurs ennemis: ils déchirent leurs chaii's et s^en repaissent.
Attsai s'emploie volontiers comme conjonction causale ou conclusive, et alors il est souvent accompagné de bien: Je ne veux point y aller; aussi bien eat-il trop tard. Ces étoffes sont belleSj aussi coûtent-elles cher (Ac). Aussi peut s'employer dans une plirase simple ; il y a alors une (troposition sous-entendue : Et Mardochée est-il aussi de ce festin f (R^c). Cette conjonction se joint souvent à et; il en est de même de en outre, outre cela^ d'ailleurs^ de plus: Vous le voulez, et moi aussi. Autrefois et aussi pouviiit s'employer dans le sens négatif pour non plus : La faveur du prince neocclut pas le tnérite et ne le suppose pas aussi (non plus) (ÏJi Br.). Je n'ai point de bien, vous n'en avez pas arnssi (Mol.). Cette construction n'est plus admise dans la règle actuelle.
Article III. — Phrase dîqonctive ou alternative.
La 2)hrase disjonctive est formée de deux ou de plusieurs propositions liées par la conjonction ou, que Ton renforce quelquefois avec l'adverbe bien, ou en répétant la conjonction devant chacune des propositions coordonnées : L'aveuglement est une cécité morale ou intellectuelle. Daneurez au logis, ou cluingez de climat (La F. I, 8). Montrez-moi patte blanche, ou je n^ouvrirai 2X)int{lA.TV, 13). Qui de Vâne OJidu maUre est fait pour se lasser? (Id. III, 1) Peignez-les-moi, dit V aigle, ou bien me les montrez ÇLA. V, 18).
N'êtes'vous pas souris? Parlez sans fiction.
Oui, vous l'êtes; ou bien je ne suis pas belette (La F. II, 5).
La contraction est fréquente : Une porte doit être ouverte ou fermée. Mettez deux ou trois sou])es dans ce bouillon (Ac). Ou la maladie vous tuera, ou le médecin, ou bien ce sera la médecine (Mol.).
Le bien ou le mal se moi'isonne.
Selon qu'on sèiJie ou le mal ou le bien (Lamotte).
Ou signifie quelquefois autrement, d'une autre façon, en d'autres termes : la logique ou la dialectiqtie, le nom ou le substan-