‹ Grammaire comparée de la langue françaiseChapitre 393 sur 409 · Comparaison hypothétique : comme^ comme «i · texte numérisé non relu

Comparaison hypothétique : comme^ comme «i

B. Que: 1. Egalité \ a) tél. ,. que, le même . . . que, autant fiant) , . . que,

si . .. que, aussi . . . que , aimn que, de même que. 2. Inégalité : bj plus . . . que, moiths . . . que, autre . . . que.

C. Proposition comparative comme principale: ainsi .,. aimi, tel tel^

T^lus. . .plus, etc.

Le verbe de la proposition comparative est toujours à Vindicatif , parce qu'il exprime un fait réd ou supposé tel, qui est dans un rapport de simultanéité avec le fait marqué par la principale.

La comparaison peut présenter quatre cas, selon qu'il y a : 1® deux sujets et deux prédicats différents : Il est aussi riche que son frère est pauvre ; 2** deux sujets différents et le même prédicat: // est plus riche que son frère; 3^ le même sujet et deux prédicats différents : Il est aussi riche que généreux; 4** le même sujet et le même prédicat : Il est plus riche aujourd'hui qu'ail ne Vêtait autrefois.

Dans la proposition comparative, la langue confond quelquefois les deux rapports de manière et d'intensité ; ainsi connne, qui marque en général la manière, peut aussi exprimer Tintensité (§ 248) : // travaille comme un artiste. Il travaille comme un nègre. En revanche la locution tel. . . que exprime en général la manière plutôt que l'intensité : Il est tel que soti père (m'dmère). Son mérite est tel qu'// réussira jxirtoutihitensité).

2. La conjonction comme exprime \h manih-e YiSîT Va. ressem- Umice ou similitude de deux actions. Elle a souvent pour corrélatif dans la principale l'adverbe «^nsf, quelquefois aussi: La chose s'est passée (comment ?) comme je Z'ai dit. Comme le soleil chasse les ténèbres^ ainsi la science chasse V erreur (Ac). Comme on fait son lit,, on se couche (Prov.). Cela va comme il jialt à Dieu. Comme la trop grande autorité empoisonne les rois^ le luxe empoisonne toute une nation (Fén.). Comme // est inconstant dans ses projets, aussi voit-on qti'il réussit raretnefit.

Il y a souvent contraction: Nos jours passent comme (pas-

§ 309 PROPOSITION COMPARATIVE f>69

sent) des otnbres fugitives. Fuis comme la pests la molle oisiveté. On me servit comme un prince (Les.). Rien n*anime le soldat comme Vexemple des chefs ( Ac. ). L'indiscret est comme une lettre décachetée que tout le monde peut lire. Les hommes adroits et légers surnagent comme le liège à toutes les tempêtes. Vos avis sont reçus comme des orades (Fléch.). Je suis fâché de voir recevoir de la sorte une personne comme vous (Mol.). Son chien dormait aussi, comme aussi sa musette (La F. III, 3).

Quand la proposition comparative exprime un fait supposé, on emploie le conditionndy qui peut être sous-entendu: Il faut traiter ses semblables comme on voudrait être traité. Il parle comme (il parlerait) s* il était le maître.

L'expression comme si renferme en réalité un double élément, savoir: la conjonction comme, qui demande un conditionnel sousentendu, et la conjonction si, qui amène Vimparfait ou le plusque-parfait de Vindicatif; à la place de cette dernière forme, on peut employer le plus-que-parfait du subjonctif : // parle comme (il parlerait) s^il était le maître. Il faisait froid, comme si Von eût été en décembre. Et comme si ce n^ était pas assez de la guerre, on eut encore le choléra.

Laragne{\) cependant se campe en un lambris.

Gomme si de ces lieux elle eût fait bail à vie (La F. III, 8).

AU lieu de comme si on peut dire simplement comme, et alors il y a double ellipse : Il est comme mort, c'est-à-dire : Il est comme (il serait s'il était) mort. Ce fut comme un éclair. Le cid en sa faveur produit comme un miracle (Mol.). Aoms vivons comme étrangers sur la terre (Mass.).

Comme exprime aussi la simuUanéité de deux actions, sans ou avec Tidée de causalité (§ 3U0): Comme il disait ces mots, on sort delà maison (La F. IV, 16). Gomme il ne se fiait à personne, personne ne se fiait à lui (Fén.). Comme ses raisons paraissaient bonnes^ on s'y rendit. Comme peut encore avoir un sens copulatif (§ 263) ; La santé, comme la fortune, retirent leurs faveurs à ceux qui en abusent (St-Evremont) ; — ou adversatif : Il fuyait les discussions, comme il cherchaU les batailles (Hugo) ; — ou causatif, quand on s*en sert pour citer une autorité ou un exemple : Nous sommes un mystère à nousmêmes, comme disait saint Augustin (Mass.)- On préfère follement ce qui plaît à ce qui est utile, comme Vesprit au bon sens, les grâces à la vertu (Boiste).

3. La proposition comparative amenée par que peut exprimer un rapport d'égalité ou un rapport d'inégalité entre les deux actions.

a) Quand la proposition comparative marque le rapport d'égalité, la conjonction que a pour corrélatif les pronoms ou ad-

0) Aujourd'hui araignée, qui signifiait autrefois la chose faite parVaragne, c'est-Àdire la toile d'araignée.

verbes tel, le mêrne^ autant (tant)^ aum (si), ainsi, de même. Si la principale est négative, on remplace souvent tant par autatii et si par aussi, La contraction est fréquente.

V Tel, . .que marque la comparaison au point de vue de la qualité: Il est tel qu'on iite Va dépeint. Le berger ne savait }Xis qu'il fût tel qxCil paraissait aux autres (Fén.)- L^homme craint de se voir tel qu'*Z est, parce qu^U n'est pas tel qu'fV devrait être (Fléch.).

Tel qu'aux déserts parfois brille un mirage. Aux cœurs vieillis s'offre un doux itOHi}enir (Bër.).

On répète quelquefois tel dans la principale : Tel qu'est k juge du jyeujde, tels sont ses ministres (Saci).

1) On emploie tel de la même manière que comme pour citer un exemple : Depuis un certain nombre d'années^ on emploie le fer à la confection de divers meubles, tels que litSy tables, chaises, etc.

2) Tel.,. que avec le siibjonctil', dans le sens de quelque. ..que, est autorisé par Tusage des grands écrivains : Un auteur, tel qn'i^ soit, se regarde sans hésiter comme le juge de tout autre auteur (Vauv.). Dans la phrase suivante tel que est employé dans les deux sens, comparatif avec Tindicatifet concessii avec le subjonctif: Vous me ditea que votre amitié,iBVLe qvCelle est, subsistera toujours pour moi, tel que je sois (J.-J. R.)*

2** Le même . . . que exprime V identité: Mon habit est du môme drap que le vôtre. Les mines sont du môme côté que le Vésuve

(Staël).

Il y a quelquefois ellipse du corrélatif pronominal : Me voyait-il de Voâl qu*ii me voit aujourd'hui f (Rac).

3^ Autant et tant . . . que désignent la quantité et s'emploient devant les substantifs et les verbes: Il faut, autant cin^oti peutj obliger tout le inonde (La F. II, 11). Il est riche autant que généreux. Rien ne j>ersuade tant les gens que ce quUls n^ entendent pas. Rien n^emj>êche tant d'hêtre naturel que Venxne de le paraître (La Roch.). En sais-tu tant que moi? J'ai cent ruses au sac (La F. IX, 14).

En tant que a souvent le sens de coinme : En tant qu'homme, il les plaint; mais, en tant que Juge, il les condamne QAc. ). La loi, en général, est la raison humaine, en tant qu'elle gouverne tous les peuples (Tocquevillo).

4** Aussi et si marquent le degré et se construisent surtout avec les adjectifs : Il est aussi rlcJie que généreux. Il est aussi à plaindre que vous (Ac). L'activité est aussi nécessaire au Jo/iheurqjie VagitMion lui est contraire. On n^estjatnais si heureux ni si maUieureux qu'on pense (La Roch.).

Ce rapport se marque, dans la forme négative, par non plus que: Ma sonir, non plus que moi, ne lit pas dans son âme (Corn.).

5** Ainsi et de même forment avec que les conjonctions composées ainsi que et de mente que, qui ont le sens de comme. On répète souvent dans la principale les corrélatifs démonstratifs

de mène, ainsi : La chose s'est passée ainsi que je /'ai dit. De môme que le feu éprouve Vor, de môme Vadversité éprouve Vhomme courageux.

Les vertus devraient être sceurs,

Ainsi que len vices sont frères (La F. VIII, 25).

Dieu dans nos déserts a semé la lumière^

Ainsi que dans nos champs il sème la poussière (L. Rac).

Il peut y avoir contraction : La prospérité éprouve les caractèreSy de môme que Vinfortutie. Ainsi que la vertu, le crime a ses degrés (Rac). L^onde était transparente, ainsi qiCaux plus beaux jours (La F. VII, 4).

Les propositions de cette espèce ont souvent un sens copulatif, de la même manière que celles qui sont amenées par comme : Uor, ainsi que les autres métaux, peuvent être volatilisés par une plus ou moins grande chaleur (Buff.).

Ainsi que se rapporte à la réalité ou à Tévénement ; de même quey au mode. Faire une chose ainsi qu'une autre, c*est la faire aussi; la faire de même qu'une autre, c'est la faire de la même manière : Les abeilles construisent des cellules ainni qu'autrefois y et elles construisent aujourd'hui leurs cellules de môme qn'autrefois. Comme est l'expression générale qu'on emploie continuellement sans qu'on ait égard aux deux points de vue qui séparent ainsi que et de mêmeque; mais de plus comme s'emploie seul quand il s'agit d'une comparaison qui tombe sur la qualité d'une personne ou d'une chose ; c'est pourquoi on dit hardi comme un lion^ et non pas hardi ainsi que ni de môme qu'un lion.

4. Quand la proposition comparative marque le rapport d'inégalité, la conjonction que a pour corrélatifs les compara tifs jrfti^ (plutôt, davantage^ meilleur, mieux), moins, ou les expressions autre, autrement, qui ont une valeur comparative. Le verbe est souvent sous-entendu, parce que la proposition subordonnée se contracte avec ia principale. Mais lorsque le verbe est exprimé, il faut distinguer si la proposition principale est affirmative, négative ou interrogative.

a) Si la principale a le sens affirtnatif, le verbe de la subordonnée est précédé de la particule ne: Il est plus (moins) riche qu'il ne V était. Le fourbe parle autrement qu'i? ne pense.

L'emploi de ne s'explique après le comparatif de supériorité, parce qu'alors la proposition subordonnée a réellement un sens négatif : Il est plus riche qu'il ne Pétait = Il n^ était pas aussi riche qu'il F est maintenant; mais ne se met aussi après moins, bien que dans ce cas on ne puisse guère expliquer l'emploi de ne par le sens négatif: Il est moins riche qu'il ne Vêtait. Quelques-uns (par ex. Littré) considèrent ce ne comme purement explétif.

b) Si la principale est négative, on n'emploie ne que lorsque le sens de la subordonnée est réellement négatif, fax ex. : L'exi-

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sterne de Scipion ne sera pas plus dotdeuse dans dix siècle qt^dle ne Vest aujourd'hmQyAXemb&tt). Je ne le connais pss plus que vous ne le connaissez (Âc), c'est-à-dire : Vous ne le connaissez pas^ et moi je ne le connais pas plus que vous. Mais si la subordonnée a le sens affirmatif, on omet la particule ne : On ne saunât être plus reconnaissant que je le suis (lyAlembert.). Il n*«sf pas moins riche qu'il Vâait. D'après cela, on doit dire, selon le sens: Il n^est pas plm riche qu'il rétait (= Il était riche et il fi€ l'est pas plus qu'autrefois), et : Il n^est pas plus riche qu*il ne Fit^nt (= Il ! nétà\i]pas riche autrefois et il ne l'est pas davantage aujourd'hui).

c) Quand on se sert de l'interrogation pour mieux affirmer, on lui donne" ;la forme négative (§ 1 96), et dans ce cas Ton emploie toujours ne dans la subordonnée : N'est-U pas plus riche (= il est jplus riche) qu'U ne Vêtait ? N'ai-jepas fait (= j*aî fiait) plus et bien plus que je ne demis? (A. de Vigny). Mais si l'interrogation est réelle, on lui donne la forme affirmative^ elle est alors assimilée à la proposition négative, et Ton omet ne dans la subordonnée, à moins que celle-ci n'ait le sens négatif, comme il vient d'être dit : Est-U plus riche qu'il Vêtait ? Quel mortel fut jamais plus heureux que votis Vêtes? (Volt.). — Est-il plus riche qu'il ne Vêtait ? L'eanstetu^e de Scipion sera-t-elle plus douteusedans dix siècles qu'elle ne Vest aujourd'hui?

La proposition comparative exprimant le rapport d'inégalité présente les formes suivantes :

1® Plus. . .que; plus est souvent remplacé par un autre comparatif, jhitôt., davantage, meilleur^ mieux, etc. : La bêche des esclaves a fait plus de bien que Vêpee des conquérants n'a fait de mal (Bern.). On dompte la panthh-e plutôt (= plus tôt) qu'oui ne Vapprivoise (Buflf.). On voit le j^ssé meilleur qu'<7 n'a été, on trouve le présent pire qu'/7 n'é«/, oh espère Vavenir plus heureux qu'î7 ne sera. Il écrit mieux qu'il ne parle.

La contraction est fréquente : Plus fait douceur que violence. Il était plus fou que les fous. On a souvent besoin d'un plus 2>etit que soi (La F. II, 11). Il faut écouter plutôt la raisoti que la passion. Bonne renommée vatit mieux que ceinture dorée (Prov.). Un petit chez soi vaut mieux qu'un grand chez les autres. Il n*est meilleur ami ni parent que soi-même (La F. IV, 22). // n'est pire eau que Veati qui dort.

1) Plus. . .que se construit quelquefois avec d^'autant rt^pété: D'autant plus qu'on est élevé en dignité, d'autant plus doit-on être modeste. D'autant plus que vous lui en direz^ d'autant moins il en fera. Cette locution a vieilli, et on la remplace aujourd'hui par la phrase proportionnelle p/t«. . .piu«, tnoins... moins (v. ci-après) : Plug on est élevé en dignité^ plus on doit être modeste. Plus vous lui en direz, moins il en fera. — D'autant plu8 s'emploie sans ré-

pétition pour relever llmportance d'un motif de penser ou d'agir : La vertu se fait d'autant plus révérer qn^elle se montre plus modeste. Vkomtne est d'autant moins pauore qvCil désire moins (Boiste). L orgueil a d'autant plus de hauteur qvCil s'est élevé de plus bas. Enfin d'autant plus que ou d'autant que devient souvent coi\jonction composée avec le sens de puisque : Je ne sortirai paSy d'autant plus que je suis un peu indisposé. A votre place je nHrais point là^ d'autant que rien ne vous y oblige.

2) Davantage a le sens de plus, mais il s'emploie toijgours absolument, c'està-dire quand le second terme de la comparaison n'est pas exprimé (§ 248) : La science est estimable, mais la vertu Vest bien davantage (Ac). Molière me venge davantage de» sottises d'autrui, La Fontaine me fait mieux songer aux miennes (Chamfort). Au XVII* siècle, davantage se construisait correctement avec que : Je n'en veux pas davantage que cet aveu pour vous con^ fondre (Pasc.)- Il n'y a rien assurément gui chatouille davantage que les applaudissements (Mol.). Cette construction n'est plus usitée aujourd'hui.

2® Moins que : Les lions sont maintenant beaucoup moins

communs qpiUls ne Vêtaient anciennement (Buff.). Thèbes n'était pas moins peuplée qu^elle était vaste (Boss.). — La contraction n^est pas rare : Les vents me sont moins qu'à vous redoutables (La F. I; 22). La hfline n'est pas moins volage que ramUié(Va,\X' venargues).

3® Autre. . .que : On se voit cTun autre œil qu*on ne voit son prochain (La F. I, 7). Il agit autrement qu'a ne parle (Ac). t^"" agissez pas autrement que vous parlez. — Autre . . . que peut se construire avec une proposition relative : Cest bien autre chose que ce qu^on disait.

La conformité entre deux actions est marquée par comme, ainsi que : La chose se passa comme (ainsi que) je l'avais dit, et la non-conformité par autrement. . .que : La chose se passa autrement que^'e ne V avais dit.

1) La conjonction que peut aussi avoir pour corrélatif ailleurs : Le despotisme a régné ailleurs que dans l^ empire romain (Guizot), ou bien différent, différemment, et alors la proposition subordonnée a la forme d'une proposition relative : /{ a raconté Vaffaire différemment de ce qu'elle s'est passée (Ac).

2) La proposition comparative prend aussi la forme relative quand elle se rapporte à un superlatif avec quHl est possible ou une expression analogue: Je vous recommande de lui faire tout le meiUeur accueil qu'il vous sera possible (Mol.). Le tout alla du mieux qxCil put (La F.). — Contraction : SHl est impossible que tous les hommes soient heureux, tâchons qu'il n'y en ait de malheureux que le moins possible (Boiste).

5. La proposition comparative peut encore être exprimée par les locutions conjonctives selon que, suivant que, à mesure que, à proportion que, qui expriment la conformité, la proportion et ne permettent pas la contraction : Selon que notre idée est plus ou moins obscure, V expression la suit ou moins nette ou plus pure (Boil.). Uhomme grandit ou rapetissa la suprême intelligence, suivant que la sienne a plus ou moins d'étendue. A mesure que Télémaqiie parlait, sa voix devenait plus forte (Fén.). Le ^isir fuit, à proportion qu'on le cherche (M"* de Maintenon).

Ayer, Grammaire comparée. 43

674 PROPOSITION COMPARàTIVB § 80^

Selon que les sciences sont cultivées ou né^igées, dles rabaissent ou relèvent les nations (Rollin).

1) Selon peut se construire avec une proposition substantive relative :

Selon ce qu'il diray

Chacun de nous décampera (La F. lY, 22).

2) Quand comme exprime la conformité, on le remplace par selon que : J'en ueerai avec lui, lelon qu'ii en usera avec moi (Ac).

6. Four exprimer la comparaison, surtout quand il s'agit de l'intensité, on se sert souvent de propositions principales coordonnées au moyen des mots ainsi, tel, autant^plus, moins réi>étés. En pareil caS; la première proposition est toujours subordonnée pour le sens, quoiqu'elle ait la forme d'une principale.

1^ Ainsi. . .ainsi exprime la manihe: Ainsi dit^ ainsi /ajf (La F.), c'est-à-dii-e : Il fut fait ainsi qu'i/ avait été dit.

V Td...td exprime la qualité: Tel mattrcj tel valet (Le valet est tel qu^es^ le maître). Tel fruit, tel arbre, pour bien faire (La F. IX, 4).

3^ Autant. . .autant exprime une intensité égale: Autant 2a modestie plaît, autant Varrogance liesse et irrite. Tant vaut Vhomme, tant vaut la terre.

4^ Plus. . .plus, moins. . .moins, indiquent que deux actions ou deux qualités augmentent ou diminuent dans la même proportion: Plus la haine est injuste, plus die est cruelle. Plus on mérite de mépris, plus on a de penchant à mépriser les autres. Plus on apprend, plus on veut apprendre. Plus il se tourmentait, plus Pautre tenait ferme (La F.). Plus Us sont, plus il coûte (Id. XI, 1). Plus r obstacle était grand, plus fort fut le désir (là. Y m, 16). — Moins on mérite un bien, moins on l'ose espérer (Mol). Moins les nuits sont calmes et sereines, moins la rosée est abondante.

Les deux propositions peuvent être liées par et : Plus on le connaît, et plus on Vaime. Plus It tour est bizarre, et plus die est contente (La F. IX, 1 6). Plus obscure est la nuit, et plus Vàoile y brille (Lam.). Moins on a de besoins, et moins on porte de chaînes. Moins on a de richesses, et moins on a de peine Çi^egn.).

Plus. . .plus est remplacé quelquefois jisr plus. . .mieux ou ;dus. . .meilleur : Plus on a souffert, mieux on sait consoler. Plus Vencre est noire, meilleure die est.

5^ Plus. . .moins, moins. . .plus, marquent que Tune des deux actions augmente, tandis que l'autre diminue: Plus vous le presserez, moins il en fera. Plus le sens est précis, et moins il nous échappe (Lamotte). Plus le vase versait, moins il spoliait vidant (La F.). Moins nous désirons, plus nous possédons. Moins VassenMée est gravide, et plus on a d'oreilles (Piron).

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