‹ Grammaire comparée de la langue françaiseChapitre 395 sur 409 · PHRASE SURCOMPOSÉE DE SUBORDINATION · texte numérisé non relu

PHRASE SURCOMPOSÉE DE SUBORDINATION

crois pas ce qu'il dit, parce qu'tZ a Vhabitude de mentir. Quand foi bien bu et bien mangé, je veux que tout le mande soit soûl dans ma maison (Mol.). Enfin, quand ^'otm^ bien, j'aime fort que l'on m'aime (Id.). Quoiqu'il fût toujours en mouvement, dès que sa sœur paraissait, il devenait tranquille (Bern.). Comme il espérait sa délivrance de la part des puissances coalisées, il ne voulut pas se servir des constitutionnels, parce qa'U aurait fcMu traiter avec eux (Mignet).

Dans les exemples suivants les propositions accessoires sont de même nature ; mais ce cas ne se présente que lorsque ces propositions sont adjectives : Il est temps que f arrête une fois pour toutes cette hardiesse que vous prenez de me traiter d'hérétique, qui s^ augmente tous les jours (Pasc). J'allai trouver Thomme qui m'avait parlé, lequel me parut dans les mêmes sentiments (Bussy-Sabutin). Ce n'est pas ordinairement la perte réelle que Von fait dans une bataille qui est funeste à un état

(Mont.).

b) Lorsqu'elles ne se rapportent pas au même mot, substantif ou verbe: Le navigateur préfère la tempête qui le pousse au calme plat qui l'enclialne.

Principale: H préfère la tempête au ccUme plat

Accessoire I : qui le pousse qui l'enchaîne.

Autres exemples : L'avare qui se prive pour ses héritiers ressemble à un chien qui tourne la broche pour son maître. Les personnes dont on parle le' moins ne sont pas celles qui ont le moins de mérite. L'enfant qui ment d'habitude n'est pas cru, même quand il dit la vérité. Dans le temps qu'il fait un salon, il ne prévoit pas qu'il faudra faire un escalier convenable (Fén.). Pendant que fêtais dans la foule des spectateurs, j'ai remarqué un homme qui ne témoignait aucun empressementÇii.). Après qa^Idoménée eut achevé de raconter ses peines^ il demanda à Télémaque et à Mentor leur secours dans la guerre où U se trouvait engagé (Id.). Le petit pays de Jérico, qu'ils envahirent, est un des meilleurs qu'iTs possédèrent (Volt.).

Un sot qui ne dit mot ne le distingue pas D'un savant qui se tait (Mol.).

Rien ne s'est pu passer dont il faille être en peine, Puisque rien ne le doit défendre de ma haine (Id.).

5. Ces trois sortes de combinaisons peuvent se trouver dans une même phrase de subordination où les propositions accessoires sont réunies soit d'une manière indépendante, soit par coordination ou par subordination, par ex. : Pour que le méchant fat heureux, il faudrait qu'il oubliât qu'il existe un Dieu.

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