Gramm. comp., trad. fr., § i
4. Nous empruntons cette abréviation, >J, aux signes mathématiques pour désigner les racines.
fi
prthu (large) == itXacT'j, de la \J prath (être étendu) ; et de la syllabe ru, par exemple dans çrnaumi (j’entends), y/ cru =
On a pris avec raison l’habitude de transcrire en ar les racines et les thèmes sanscrits que les grammairiens indiens présentent en r, par exemple \J kar pour kr , pitar pour pitr, trnstar et non tvastr, savitar et non savitr.
§ 5. — On a pu remarquer l’absence de Ve et de l’o brefs parmi les voyelles sanscrites. Il est vrai qu’en beaucoup de cas les brahmanes modernes prononcent comme un ë Va médial et comme un 6 Va des finales sanscrites; mais cette prononciation ne se fonde sur aucune autorité réelle, et en présence du soin minutieux avec lequel l’alphabet sanscrit note les moindres nuances des autres sons, on est fondé à croire que, si celle-ci avait existé à l’origine, il n’aurait pas manqué d’en tenir compte, comme l’ont fait les Grecs et les Latins. On en a conclu avec raison que ces sons ne sont pas primitifs, et nous verrons tout à l’heure, par la comparaison des langues alliées, qu’ils sont des équivalents de l’a bref.
D’ailleurs ce qui achève de le prouver, c’est que le même phénomène s’est présenté dans le gothique. Cette langue manque d e et d’d, et les remplace dans ses transcriptions par ai et au. Ainsi pour Ulphilas
écrit baiailzaibul ; et pour apostuius, apauslaulus.
VOCALISMÉ.