Accentuai ions System , p. 26S
dans les participes en türus, qui ne sont qu’un développement des noms d’agent en tôr , sscr. tàr : datürum, dalôrem, sscr. dâtâram.
Nous allons voir plus loin que les longues latines ë, î, ô, ü, ont encore d’autres origines.
§ 35. GCNA ET VR1DDHI.
§ 35. — Nous arrivons maintenant aux renforcements par diphthongue, dont les principaux en sanscrit sont connus sous les noms de guna et de vriddhi.
« Les voyelles sanscrites , dit Bopp *, sont susceptibles d’une double gradation dont il est fait un fréquent usage dans la formation des mots, et dans le développement des formes grammaticales; le premier degré est appelé guna (vertu), et le second vrddhi (accroissement). »
Le guna consiste dans l’insertion d’un a bref devant la voyelle qui a besoin de renforcement, et la vriddhi dans l’insertion d’un a long.
Le guna et la vriddhi se confondent pour l’a avec son allongement*; ils n’existent d’une manière formelle que pour le renforcement des voyelles i et u, qui deviennent par le guna ai, au, et par la vriddhi ài, àu , sans qu’on distingue entre 17 et l’a longs ou brefs pour la formation de ces diphthongues*.
\ . Grammaire comp., § 26, 1, trad. franç.
2. Les grammairiens indiens n’admettent pas qu’a soit susceptible de guna; et, en effet, dans la formation des mots, les règles relatives au renforcement de certaines syllabes par le guna ne s’appliquent pas en sanscrit à l’a. On y admet au contraire la vriddhi de â en à (a + d = à).