‹ Grammaire comparée des langues classiquesChapitre 34 sur 100 · V. Matthiæ, Gramm, grecque, trad. fr · texte numérisé non relu

V. Matthiæ, Gramm, grecque, trad. fr

VOCALISME.

(pudori). Les principales règles de la contraction grecque sont ? 1 0 que les longues y et w absorbent toutes les voyelles simples ; 2° que a absorbe les voyelles qui le suivent, excepté o et w; 3° que e se fond avec les suivantes, sauf o et u, pour former ei ou y ; 4° que t et t> absorbent la suivante et se contractent en diphthongue avec la précédente. Avec â, ï), w, l’i se souscrit; 5° que o se fond en ou avec la voyelle voisine, excepté t avec lequel il se fond en oi ou en longue w, «o*.

La contraction entre la voyelle finale d’un mot et l’initiale de l’autre, rare dans Homère et dans le grec archaïque, est fréquente surtout dans le dialecte attique. Les grammairiens la désignent sous le nom de crase. Ex. : xàyw = xal êyco ; -raXXa == và iXk a, etc. *.

§ 55. — Elision. — La crase n’est qu’une exception. Le procédé ordinairement suivi dans les rencontres des voyelles entre mots différents, est l’hiatus ou l’élision. Pour cette dernière , la règle la plus usuelle* est que l’élision fait tomber la voyelle finale si elle est brève, mais que si cette voyelle est une longue, l’élision l’abrège seulement ; c’est-à-dire que la longue ou la diphthongue sont décomposées en deux voyelles dont l’élision fait tomber la dernière, comme le sanscrit nous l’a fait voir tout à l’heure (§ 52). Les cas où l’élision n’a pas lieu s’expliquent en partie par la présence du digamma. Le vers suivant

\ . V. Matthiæ, §§ 48 et suiv., et l’excellente Grammaire scolaire de G. Curtius, §§ 36-39.

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