‹ Grammaire comparée des langues classiquesChapitre 56 sur 100 · SANSCRIT, EN GREC ET EN LATIN · texte numérisé non relu

SANSCRIT, EN GREC ET EN LATIN

§ 107. — T , TH. Sauf les cas amenés par l’euphonie, le 1 sanscrit est primitif, et il s’est assez fidèlement transmis au grec et au latin. Ex.: tanaumi , gr. Tew <o, lat. tendo ; patârni (tomber, voler), gr. irétojjuxi, lat. peto ; tvam , tu ; asti = è<m = est.

Le sanscrit a plus d’une fois changé en th un l primitif, surtout par accommodation sous l’influence d’un s précédent. C’est ce qu’atteste la comparaison avec les congénères. Ex. : yj sthâ'pour *stâ, cp. ioravai, stare; les superlatifs en islha comparés aux superlatifs en ktto;. L’aspiration s’est produite quelquefois sans voisinage de s, par exemple dans prthu (large), pour * pratu, gr. rTa tj.

Le th, n’étant pas primitif en sanscrit, ne saurait correspondre au 6 grec. Dans quelques cas où une étymologie très-probable les rapproche, comme dans pramantha = IIpou.r,6euç 1 , <f math , manth (agiter) = p.avôavw, on pourrait conjecturer des primitifs en dh, comme nous avons vu (§ 94, note) le kh faire supposer quelquefois à Bopp un gh originel.

Souvent aussi, après un k, le t primitif sanscrit s’est affaibli eni (pour s). Ex. : rksa pour *arkta — apxroç (ours) ; taksan pour * taktan — téxtwv (charpentier) ; ksan pour * ktan ==xt eivw (tuer).

§ 108. — Le grec marque aussi cette tendance, qui n’est autre que le passage, par affaiblissement, de

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