GH. COUP
tornus ; somme , de somnus et de summa , etc. Une fois que la dégradation les a réduits à cet état, le langage est bien forcé de les garder et de les éclaircir par des moyens indirects. À moins d’une convention expresse, également impossible à imaginer et à mettre en pratique, jamais on n’aura recours à l’expédient de les distinguer par des prononciations nouvelles.
M. Max Muller propose encore une autre explication qui s’écarte de la précédente '. La prononciation primitive aurait été confuse ; les pures et les aspirées y auraient été émises peu distinctement. Puis plus tard, quand l’oreille et la bouche devinrent plus exercées, chacun se serait « orienté » à sa manière, Aryas, Grecs, Latins, etc., d’un côté, d’un autre, Goths et Bas-Allemands, Hauts-Allemands d’un troisième, sans qu’aucun des trois modes de prononciation puisse être considéré comme antérieur aux deux autres.
Bien que cette explication nous semble approcher davantage de la vérité, de graves difficultés l’empêchent encore à nos yeux d’être suffisante.
La confusion primitive entre les aspirées et les pures est une conjecture qui paraît peu admissible, à cause des homonymies nombreuses qu’elle aurait créées. Les homonymes par corruption se conçoivent et sont inévitables, mais à l’origine il semble qu’ils auraient tout brouillé. Nous aimerions mieux supposer que la confusion n’existait pas au commencement, mais qu’elle s’est produite à un instant donné, par suite d’une circonstance perturbatrice telle que le contact