‹ Grammaire comparée des langues classiquesChapitre 74 sur 100 · Gr. comp ., § 19. Contrit , voy. Corssen, Beitr., p · texte numérisé non relu

Gr. comp ., § 19. Contrit , voy. Corssen, Beitr., p

le grec 0ÿjXuç (féminin) et le sanscrit dhainu (vache laitière, \j dhcii , téter) ; entre sscr. y/ naks, naç (atteindre), et Xay/avw, lat. nanciscor ; enfin dans le grec lui-même la forme ionique ir^supcev pour irveû- [/.cov, nous inclinent à admettre la possibilité de cette substitution 1 2 3 .

Le grec offre un p. initial durci en (i dans (3potoî (mortel, homme), sscr. martja ; cp. âpëpoToç, sscr. arnartja (immortel); et dans {3pa&j; (lent), sscr. mrdu (mollis). Dans les deux cas le changement paraît dû à la métathèse du p. Le groupe pp n’étant pas souffert en grec, le jx a passé en initiale à son explosive P, tandis qu’en médiale il a suffi, sans chute de la nasale, d’insérer un {} euphonique*.

Le ni médial subit-il la permutation avec«? Oui, si l’on accepte que xuoevo; (bleu) soit identique, même pour le suffixe, avec le sanscrit çjàma (noir violacé) ; et si l’on admet avec M. Max Muller l’identification entre Sararnâ et 'Elérr, ?) s .

Il y a chute de p. médial et contraction dans les infinitifs en vai, qui est pour p.evat. C’est ce que prouvent les formes homériques telles que sppevai = etvai, et l’accentuation de ces infinitifs, qui portent l’accent sur la pénultième (W)r,vat) comme feraient des contractes

1 . On peut encore citer le sanscrit nimbü, nimbüka (citron, citronnier), qui est devenu en indoustani nimu , limu, en persan limnûn, en portugais limàn , d’où notre limon.

2. On explique encore cette substitution de p à p., en supposant un diganmia intermédiaire, op-uoç, que la métathèse du p aurait changé en explosive p.

3. Ouvr. cit., p. -i71. Ce rapprochement nous paraît trèsdouteux.

(oiXeîoOai) , au lieu de l’antépénultième qui est l’accentuation normale (XuesSai). Le sanscrit a de même la première personne du singulier moyen en ai pour mai , baudhai pour *baudhâmai, y/ budh (savoir).

§ 146. — Pour le m final, le grec n’en souffre aucun et le change en n, par exemple dans les accusatifs singuliers, génitifs pluriels, 1'” personnes sing. de l’imparfait actif, etc., comparés aux mêmes désinences en sanscrit et en latin ; ou bien il le laisse tomber, comme dans xoJa = sscr. padam = pedem; dans ér-ra = septem; bnitt = novem;

= decem; ê^eiça = sscr. adiksam (je montrai). Bopp 1 a remarqué avec beaucoup de finesse que dans ces mots la nasale, malgré sa chute, a protégé l’a final primitif (sscr. padam , saptan, navan , daçan, adiksam), que le grec partout ailleurs change en e ou en o.

Les nasales finales subissaient dans le grec des plus anciennes inscriptions une accommodation euphonique analogue à celle du sanscrit. On y trouve tyi[a p-répa, foy XP 0V0V > et m ^ me Xoyov \ Le grec classique n’a pas conservé cette orthographe d’un mot à l’autre ; mais son application dans les mots composés : epnoiïiov (obvius) ; èy-yitpew (attaquer); suX-Xoyo; (colloquium) , peut faire supposer que la prononciation l’observait.

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