II., XV
2. M. Bekker, dans son édition de l’Iliade , a rétabli les digamma aux endroits où la prosodie les réclamait, sauf devant les p initiaux, qui n’en étaient pourtant pas moins précédés que les voyelles. Voy. à cet égard un article de M. Léo Meyer dans le Journal de Kuhn , XV, p. i sqq. Nous devons ajouter cependant que, dans la poésie homérique, le digamma n’est pas toujours compté, et que dans beaucoup des exemples allégués pour en établir la présence, on pourrait expliquer l’allongement de la brève par la césure , sans recourir à un digamma faisant position. Les preuves par la comparaison des langues congénères nous paraissent donc plus concluantes que beaucoup de celles qu’on tire de la prosodie homérique.