‹ Grammaire comparée des langues classiquesChapitre 88 sur 100 · On peut croire que le voisinage du F a aspiré le S en · texte numérisé non relu

On peut croire que le voisinage du F a aspiré le S en

des exemples est très-grand. Tels sont les génitifs homériques en oto pour *o<no, sser. asja; eïnv (sim) pour *îcir>v, sscr. sjârn pour *asjâm , lat. arch. siem pour *esiem ; les comparatifs en iwv, iov, sscr. jàs ; le suffixe toç, sscr. ja, etc. Cependant c’est à peine si l’on peut dire que dans ces exemples le grec présente une vocalisation de j; car il se pourrait faire que la voyelle fût l’état primitif, et que la consonne qui se montre en toutes ces occasions dans le sanscrit classique fût une dégénérescence. La prosodie antérieure de l’époque védique, en comptant souvent le j pour une voyelle, dans si-âm pour sjâm, etc. (voy. § 155), laisse tout au moins la question en suspens.

Quelquefois la vocalisation s’est modifiée en apparence d’i en e, par exemple dans xtveoç (vide) pour *xft,yi6ç, sscr. çunja y de même dans les adjectifs verbaux en têoç, suffixe auquel correspond le sanscrit tavja: £otéoç= dàtavja (donandus). Mais la permutation n’est qu’apparente, et l’on possède la solution de la question dans la forme suffixale teio; (pour *te^ioî), qui se trouve dans Hésiode 1 : (patEio; au lieu de <paT£oç (dicendus) ; cp. et tr^e'oç. Ce rsftoç

correspond directement à tavja. C’est donc une chute du j qui est masquée sous ce changement apparent d’i en e'.

Dans un grand nombre de cas, le y vocalisé en i a subi une métathèse et passé dans la syllabe précédente,

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