S ET SES SUPPLÉANTS EN GREC
§ 1 69. — La sifflante dentale grecque ç est primitive, à moins qu'elle ne provienne de l'affaiblissement du t (voy. § 108), ou d'une assimilation. Mais en revanche, la sifflante primitive est loin d'être toujours traduite par un ç.' Au contraire, pour la majorité des cas le s primitif initial a fait place en grec à l'esprit rude, et en médiale entre deux voyelles il est tombé.
Parlons d'abord des cas de conservation. Ils sont rares en initiale devant une voyelle. On peut citer céêojjuti (adorer), sscr. ^ saiv ; ceipa (corde), si on le rattache à sscr. y] si (lier)", lat. sertum, séries, allem. seil (corde); *cua>, dans jcas-suo (coudre), sscr. y 7 j/V, cp. sûtra (fil); coco; (sauf), cp. lat. sanus ; tsoitù (cribler), cp. lat. serere (semer), semen.
Le voisinage d'une consonne l'a très-souvent garanti. Ex. : crceipo) (semer), cp. lat. spargo; oxaÇo) (boiter), cp. sscr. %/ k/iang, pour *skang; aTAeyyiç (étrille), lat. strigilis; cTpayyeua), lat. stringo.
Le groupe sv offre aussi des exemples analogues, avec vocalisation et surtout avec chute du v . Ex. : cupiy£ (flûte), sscr. %/ svar (briller, résonner) ; à la même yj appartiennent aeip^v (sirène), cetptoç (soleil), et peut