Grundzûge, l re éd., II, 199 sqq
2. Étymologie contestée par Curtius, Grundzùge, i re éd., 1,320; 11,253.
être ceÀTfvY) (lune). Probablement ç est encore pour sv dans Giyaw (tacere), cp. allem. schweigen; cdên (queue) coëéw (agiter), cp. allem. schweif (queue), schweben (flotter en l'air).
Excepte dans les mots dérivés et composés, et dans les rencontres des thèmes avec les flexions verbales du futur et de l'aoriste 1 er> , >u<><i>, eXuda (où il était protégé par un y qui est tombé : cp. les futurs sanscrits ensjâmi), il y a peu d'exemples du s médial primitif conservé en grec entre deux voyelles. On cite p.i<7£a> (haïr) qui se rattache à miser, mmstlis ; xa<rtç (frère); vtjcoç (île) peut-être pour ^jccoç, cp. Na£oç (l'île de Naxos) ; voffo; (maladie) , mais ce dernier fait penser à noxa {noc-sd) ; et d'ailleurs l'étymologie de ces mots est trop incertaine pour qu'on y puisse rien fonder.
Au contraire, le voisinage d'une explosive a d'ordinaire protégé le s primitif à l'intérieur des mots. Le ç est protégé par la consonne dans è<m = sscr. asti = est ; îr>T:iç%=vespera; ecôoç (vêtement), sscr. vastra, lat. uestis; 'Zgtoli (sedet), sscr. àstai, yjâs (sedere). Au contraire dans v^xai (sedeo), il est tombé, et il s'est assimilé dans dor. épuu pour *éc[u.
Quelquefois la consonne qui le protégeait est tombée, et comme elle a continué de le protéger malgré sa chute, il est ainsi resté seul entre deux voyelles. Ex. : jacuç (épais), lat. ilensus; âposoç (rosée), sscr. dvapsa (goutte); tcoç (égal), pour ^iç^o;, éolien par assimilation iggoç, sscr. visu (égal); jxeaoç (médius), qui est pour *p6jo;, sscr. madhja, par affaiblissement * (xecjoç, ensuite hornér. |xe<rcoç, et de là par chute d'un des a, piffo;, cp. pi»ôo; et ^ixtco; (profondeur) pour *(3u6joç, et 'Evoct/Gwv (nom propre : èv-oct-ySwv, se-
couant la terre), de wGéw (secouer); etsw (dedans), homér. ïciû pour *tv<j-w.
A la fin des mots, au contraire, le s primitif s'est généralement mainlenu, par exemple dans les nominatifs et génitifs singuliers, dans les nominatifs et accusatifs pluriels, à la 2 e personne du singulier des verbes : £o*£t!;aç=sscr. adiksas (tu indicas).
§ 170. — Passons aux permutations. |.a transformation normale du s primitif devant les voyelles initiales en grec est l'esprit rude. Déjà le sanscrit nous a préparés à cet affaiblissement 1 , quand nous y avons vu le s final se changer en la simple aspiration du visarga (§ 1 57). Ex. : o, 'h (le, la), sscr. sà, sà (is, ea); ust (il pleut), ustoç (pluie), sscr. yj su (dégoutter), exprimer un suc); utoç (fils), cp. sscr. suta (même y/, avec le sens d'engendrer) ; ap.a, ojjlo'ç, sscr. sa ma (ensemble, égal); 6(/.aXo;, cp. lat. similis; aXko^au (sauter) pour *<7aXjo(jiai , sscr. y/ sar (aller), lat. sa lire ; Z^opai, pour *ceojo(/.ai, sscr. yj sad (être assis), lat. sedeo^ êirra = sscr. saptan = lat. septem; 2ro(xat = lat. sequor, y/ sait (suivre).
On est tenté de citer encore Oxo et Û7c£p comparés au latin sub et super. Mais le sanscrit donne upa et upàrij et le gothique ufar, qui rendent difficile l'explication de Vît grec et du s latin. M. Pott croit y reconnaître sa + upa. M. Curtius* penche à y voir la combinaison de etç (qui est pour *evç) + uirép, comme
1. Le zend le pratique comme le grec. Ex.î henti = sscr. santi — sunt; haptan = sscr. saptan = gr. iirtâ = septem.