Grundzùge, i" éd., I, p
dans le latin insuper , qu'il diviserait ainsi : ins-uper. La même explication rendrait compte du latin sub et super.
Le groupe initial sv est remplacé d'ordinaire en grec par un simple esprit rude, représentant s, avec chute du Ex. : tôSu = sscr. svàdu = lat. suave; éxupo; = sscr. çvaçura pour *svaçura (beau-père); o; pour c<poç (suus). Cependant le v s'est conservé en se vocalisant dans ûttvoç (sommeil), sscr. svapna.
Le groupe initial sr est remplacé en grec par p surmonté de l'esprit rude. Ex. : pea> (couler), sscr. yj sru.
§171. — L'esprit rude provenant de s s'affaiblit quelquefois en esprit doux, comme nous avons vu l'esprit doux provenant du v se renforcer en esprit rude (§ 1 63). Il n'y avait entre les deux qu'une nuance aisée à brouiller. C'est ainsi que le préfixe a, o, dans le sens de réunion, tout en correspondant au sanscrit sa, pour sam (avec), ne porte cependant que l'esprit doux : homér. à-£eA<pet<fc (frère) = sscr. sagarbhja (co-uterinus); aAoyoç (épouse) vient de â-Àe^oç (de même lit); o-rorrpoç (du même père); moç (véritable, usité en composition) correspond au sscr. satja (vrai, réel) ; *Epivvuç correspond de même à Saranjû (divinité védique de la tempête).
§ 172. — Devant toute autre consonne que v ou r primitifs, s initial, ne pouvant plus se changer en esprit rude, persiste comme sifflante, ou tombe tout à fait. Exemples de la chute : vuo; (belle-mère) = lat. nurus, sscr. stwsa ; pipip.va (souci), cp. sscr. yj smat
(memorari); (uxpd; (petit), à coté de l'archaïque <T(juxpoç ; Taupo; = taurus, cp. sscr. st/iûra; t£/o; et «rréyoç (tectum).
§ 173. — Les médial primitif entre deux voyelles est sujet à tomber en grec, en donnant lieu, soit à la rencontre des voyelles en hiatus intérieur, soit à la contraction en diphthongue ou en longue. Ainsi le s terminal des thèmes nominaux tombe devant les flexions à voyelles initiales. Ex. : yevo; = véd. garnis = lat. genus , fait au génitif yéveoç , y£vouç , pour *yéve<7o;, cp. véd. garnis as , lat. generis pour *genusis. Les verbes à thème terminé par une liquide ou par une nasale ont le futur en û, par contraction pour ew, e<j<o : xp(vo) (juger) fait au futur xptvô pour *xpiveW Tels sont encore une foule de dérivés, comme àV/)9eia (vérité) pour *aW8e(jia, de â-\rfiêç (non caché). Les génitifs homériques en oîo sont pour *o<jio = sscr. asja; \<yt\ (solveris) est pour *Xu£<rat, cp. >iXu<iai (solutus es); Xubu (sois délié!), pour *Xue<ro, cp. le parfait "kûuao. Citons enfin ioç (poison) pour ^fiaoç, sscr. visa, lat. virus; tqw;, éol. aùwç pour *aù<JdS;, sscr. usas K
Le s médial peut même tomber quand il était suivi d'une consonne, mais alors par compensation il laisse un renforcement à la voyelle précédente. Ainsi eifu (sum) est pour = sscr. as mi. On trouve un cas analogue dans xpoiwcpoiôev (en avant), qui serait pour *7cpo7rapo(r8ev, de rcapoç (an te), sscr. pur as.
1. Cette forme, ainsi que le latin aurora (pour *ausosa) % correspondrait à une forme sanscrite renforcée *ausas.
§ 174. — Suivant M. Kuhn 1 , le s médial, en tombant après une voyelle initiale, aurait quelquefois opéré une métathèse, et se serait transporté comme esprit rude sur cette même initiale. Ainsi s'expliqueraient les esprits rudes inorganiques dans : Upoç (fort, saint), sscr. isira (fort); euo> (allumer), sscr. ausàmi, yj us (brûler); éco; (attique : aurore), sscr. usas (même y/); iffiat (sedeo), sscr. yj âs, etc. Ainsi s'expliquerait la contradiction entre ^[/.eCçi uptç (nous, vous) et le dorien ap.(jL£ç, u[x.[xe<;, sscr. asmad, jusmad. L'esprit rude disparaîtrait dans les formes dialectales, où le s est absorbé par l'assimilation ; il reparaîtrait par métathèse dans les formes classiques, qui ne l'assimilent pas*.
§ 175. — Le s final, que le grec maintient généralement, prend pourtant quelquefois l'apparence d'une transformation, par exemple dans la 1 rc pers. plur. des verbes actifs en fjiev, qui répond au sscr. mas, lat. mus; et dans les datifs singuliers et pluriels en <ptv, qui ont été rapprochés de l'instrumental pluriel sscr. en bhis. Mais la variation de cette dernière forme en (ptv et <pi donne la clef de cette apparente transformation. Le s ne permute point avec n, mais il tombe et sa chute amène la présence d'un v paragogique (voy. § 194), facultatif dans la déclinaison,
1. Zeitschrift, II, 260; système adopté par M. Schleicher, Compendium, 2 e éd., p. 248; mais encore contesté par M. Curtius, Grundzùge, 4™ éd., II, 257.
2. L'exemple de ^(xeTç= àiAjxE; rend douteux que l'esprit rude inorganique de Î7nroc (cheval), pour éol. îxxoç, cp. sscr. açva y provienne d'une métathèse du digamma de *txfoç, puisque l'assimilation a absorbé ce dernier.
obligatoire dans la conjugaison. Ou s'expliquera de même les adverbes en 6ev correspondant au sscr. tas : iro'Oev = kutas (d'où?).
§ 176. — Enfin, le dialecte laconien nous offre quelques exemples d'un changement de s final en qui est familier à l'euphonie sanscrite (§ 157), et que nous allons voir se produire pour le s médial du latin. Ex. : Ttp, vexup, emygXaffTap, pour le grec classique ti'ç (quis), véxuç (mortuus), èTCiyeXacmQç (irrisor).
§§ 177-181. — - LES SPIRANTES LATINES j LE j.
§ 177. — Nous avons parlé de h et de f (§§ 118- 125), à propos des aspirées dont ces lettres jouent le rôle en latin. Le z n'est qu'une transcription du £ grec et n'a pas à nous occuper ici, non plus que la lettre double x — es. Nous arrivons donc au j.
Une grande confusion résulte, pour l'étude de cette lettre, de ce que les anciens n'ont pas distingué comme signe la voyelle / du / consonne ou semi-voyelle. Les modernes l'ont fait eux-mêmes fort arbitrairement, écrivant tantôt jam, tantôt iarn, tantôt ejus, tantôt eius y etc. La règle devrait être de suivre la prosodie, et d'écrire j là où la prosodie traite la lettre comme une consonne, et i là où elle la traite comme une voyelle. On écrirait donc :
Et jam sumraa procul villarum culmina fumant.
Virg., I eclog., 83.
parce qu'ici le j fait position comme une consonne ;
Plebèjx Deciorum anima?, plebêja fuerunt Nomina. Juven., VIII, 253.
Mense nialas màjo nubere vulgus air.
Oy\à. y Fast., V, 490.
puisque dans tous ces cas le j se comporte comme une consonne.
En latin le y initial est toujours suivi d'une voyelle. Le j médial ne se présente qu'entre deux voyelles, sauf dans les composés 1 , où il souffre une consonne avant lui, quand il était initial dans le second membre du composé: ab-jicio, in-juria. Cependant, dans les anciens composés, où le sentiment de la composition s'est perdu, la vocalisation de ce j s'est opérée : etiam = et jeun ; quoniam = guum jam.
§ 178. — Le j latin initial correspond d'abord au j initial du sanscrit. Ex. : jiwenis = sscr. juvan ; jecur, sscr. jakart ; jugum = sscr. juga. 11 correspond aussi au groupe dj. Ex. : jocare, sscr. y/ dw y part, passé passif: djûta; Jupiter = Djâuspitar. Au contraire, le même groupe sanscrit dj se traduit en latin par di dans dies, dius = dju. Jam rentrerait dans la loi précédente s'il était pour *diam (aujourd'hui) 1 .
Le j initial tombe-t-il quelquefois en latin ? On cite
1 . Cependant, dans abies (sapin) et dans caries (bélier), IV, quoique précédé d'une cousonne, se change en j selon les besoins de la prosodie : abjete, arjete (voy. Virg., Mn. XI, 667; H, 492).
2. Cette étymologie de jam, soutenue par M. Corssen, est fortement contestée par M. F. Meunier, qui voit dans ce mot le nomin. -accus, sing. neut. d'un démonstratif /, pris adverbialement (Revue critique d'histoire et de littérature, n° du 10 août 1867, p. 83).
avenu, qui se rattacherait au sscr. Java (orge) ; mais cette étymologie n'est pas certaine.
§ 179. — Le j médial du sanscrit a aussi en latin le caractère d'une consonne dans les cas où il s'est conservé entre deux voyelles, comme dans le suffixe aija qui devient en latin ejus % pleùejus, de plebs. Ce suffixe sert surtout à former des patronymiques : dpulejus, Canulejus 1 .
Plus souvent il tombe, comme dans les verbes en eo, qui est pour ajâmi; dans les suffixes en eus, pour aja, etc.
Au contraire, lorsque le j médial du sanscrit est précédé d'une consonne, le latin le rend par un i \oyelle qui est peut-être l'état primitif. Ex. : madhja = médius \ pitrja = patrius ; sjàm = siem (arch. pour sim). Les verbes en io pur, tels que capio y répondent à des verbes sanscrits en jàmi (4 e classe). Cet i est encore sujet à tomber. Ex. : minor pour *minior; pleores (Chant des Frères arvales) arch. pour plures, qui est pour *pleioses, cp. i&eîoç; ait pour aj'à, cp. aj'o (je dis). Dum (pendant que), les suffixes démonstratifs dam , dem , seraient , selon M. Corssen, pour *dium, diam, diem % .
Le J consonne reparaît, s'il se retrouve entre deux
1 . On rendrait un compte analogue de jejunus, qui est expliqué par Bopp et M. Benfey comme se rattachant à jajamana, participe moyen du verbe réduplicatif jajam , de y/ jam (dompter). Jejunus serait pour *jejumnus (cp.alumnus d'alere), et signifierait « celui qui dompte la faim, ou qui est dompté par la faim. » •
2. Voy. les objections de M. Meunier dans l'article cité plus haut.
voyelles par la chute de la consonne précédente. Ex. : major pour *magior ; Gajus pour *Gavius; mejo pour * megio, sscr. y/ ndh pour *migh, megio serait pour *maighjâmi ; ajo (aio, je dis) pour * agio , cp. ad-agium , sscr. y/ <zA (dire). On a les deux formes dans pulêgium et pulêjum (pouliot).
§ 180. — De même que le £ grec, le j latin fait position en prosodie et y compte pour une double consonne 1 . En mettant de coté les cas où la voyelle précédente est naturellement longue, comme dans les suffixes en ejus = aija, on a cherché l'explication de ce fait dans la perte que la plupart des mots à j médiat auraient subie d'une consonne précédente, comme on l'a vu pour major, mejo, Gajus, ajo. Outre cette raison, qui ne s'appliquerait pas à tous les cas *, on en peut tirer une autre de la prononciation même des Latins, pour qui le j médial entre deux voyelles se décomposait endeux i*, l'un voyelle, faisant diphthongue avec la voyelle antécédente, l'autre consonne, pré-
1 . Excepté dans les composés de jugum : bï-jugis, quadrï- Jugis, etc.
2. Ainsi, dans rejicio, la longueur par position du préfixe re, naturellement bref, ne peut être attribuée à la chute d'aucune consonne, si l'on accepte l'étymologie proposée pour jacio par M.Curtius, qui le regarde comme un causatif de y 7 jâ (ire, movere). Ce même verbe rejicio avait aussi une forme contracte par chute du j, reicio (Virg. III eclog. 96 : reice capeUas), qui exclut encore l'idée d'une autre consonne tombée.
3. Ipsa natura j litterœ est , ut interjecta vocalibus latins enuntietur, dum et prior eam asserit, et sequens sibi vindicat. Felius Longus, dans Putsch, p. 2219.
Notre y médial français fait quelque chose d'analogue dans pays, pron. pai-yis.
cédant la voyelle subséquente. C'est pourquoi Cicéron écrivait ce j médial par deux i â , La syllabe précédente s'allongeait, simplement parce qu'elle prenait le caractère d'une diphthongue.
§181. — Il résulte clairement de ce qui vient d'être dit, que les Latins prononçaient le j comme les Allemands le prononcent aujourd'hui, comme nous supposons qu'il a été prononcé en sanscrit et comme nous prononçons nous-mêmes Yjr consonne. Cependant, des inscriptions datant de la fin de l'Empire d'Occident prouvent qu'on commençait alors en certains cas à prononcer le / soit comme l'italien gi, soit comme z. On y lit congiunta pour conjuncta, xoÇou pour eu jus, Zesu pour Jesu. C'est le commencement de la prononciation italienne giunta, mezzo = medio. C'est aussi l'origine de la prononciation française, déjà, jour. La transition fut sans doute la même que celle qui avait changé le j primitif en £ grec (voy . § 1 67) .
S§ 182-188. — V latin.
§ 1 82. — Le e latin offre de grandes analogies avec le j ; il est à u ce que j est à /; mais on ne le compte pas comme consonne double et il ne fait pas position .
Les Latins en leur écriture ne différenciaient pas plus le v de Vu que le j de 17; d'où résulte une confusion que les transcriptions modernes n'ont pas toujours réussi à débrouiller, tout en prétendant distinguer la consonne de la voyelle par des signes différents.
i. Quintil. Jnst. orat. y I, iv, 14 : Sciât enim Ciceroni placuisse aiio Maiiamqae gcminata i scribere.
La prosodie fournit encore ici le meilleur moyen de distinction. Elle apprend à traiter comme voyelle Vu de suus qui fait syllabe à lui seul, et comme consonne celui de suadere, de suavis v . La conclusion serait d'écrire svadere, svcLvis^ si l'on pouvait avoir la prétention de modifier des habitudes prises \
§ 183. — Le v latin initial représente toujours un ^primitif 8 . Ex.: vigintij sscr. snçali; vicus , sscr. vaiça; vocare, sscr. s/vak; vehere, sscr. sj vah ; volo, sscr. y/ var; video, sscr. yj vid.
Le v initial tombe devant r et devant /, les groupes vr, ifl n'étant pas admis en latin. Ex. : rigare (arroser) pour *vrigare J sscr. sj vars (mouiller), cp. hall. regen (pleuvoir) ; ros, sscr. varsa (pluie, même ^) ; radix y cp. hall, wurzel (racine, peut-être sscr. sj vardh, croître); rugio, cp. gr. tyuyja (rugir); laçueus, cp. gr. ppoyoç (lacet) ; lacerare, sscr. y/ vraçh (déchirer).
§ 1 84. — Le v médial s'est conservé en latin entre deux voyelles. Ex. : novern = sscr, navan ; divus =
1 . Quique premit vocem digitoque silentia suadet, Ovid. Metam, IX, 69 i. — Suave mari magno, Lucr. Cependant la prosodie compte exceptionnellement sûâdere, suâvis.
2. Ces habitudes proviennent de ce que, dans suadeo, etc., le v se prononce à la manière du w anglais, prononciation figurée dans les langues néo-latines par u, ou.
3. La seule exception qu'à ma connaissance on pût alléguer serait verbum, si ce mot se rattache au sscr. bravïmi, yj brû (parler). Mais on a vu plus haut que le b sanscrit est une lettre incertaine, sur laquelle on ne peut fonder aucune dérivation assurée.
sscr. daiva (dieu, divin) ; ovis = sscr. avi ; bovis = sscr. gén. gavas ; novus = sscr- nava. Il s'est conservé également après les liquides r, /. Ainsi le suffixe vo se retrouve en latin après les voyelles et après r et /, dans nocwuSj declivus, torvus, curvus, calvus, sylva, ulva 9 saluas = sscr. sarva (tout entier), etc.
Après les autres consonnes le v se vocalise. Ainsi le même suffixe vo devient uo: le sscr. ûrdhva (dressé) devient arduus ; on a de même deciduus, vacuus ; sscr. diâu = duo, katvâras = quatuor, etc 1 .
Si la voyelle qui le suit vient à manquer, le v, même précédé d'une liquide ou d'une voyelle, se vocalise encore. Ainsi volv-ere devient au participe volutus ; salvusy avec le sufif. secondaire li\ devient salu-tis, (cp. véd. sarvatâti, intégrité) ; même rapport entre caveo, cautum; avidus, audeo; *avis~spicium, auspicium ; lavere, lautum; navita, nauta*.
Réciproquement, lorsque, par suite d'une chute de consonne précédente, u vient à se trouver entre deux voyelles, il passe à l'état de consonne v. Ainsi s'expliquent les parfaits en vi, qui est pour fui avec chute du f. Ils se placent après les thèmes à voyelle finale : ama-vi, dele-vi, audi-vi. Après les thèmes à consonne final e, ils sont en ui: monui.
§ 185. — L'w qui suit invariablement la gutturale
1 . Cependant la prosodie compte gènva pour gënua, mais non *cornva pour cornua.
2. Vu provient même d'un b par l'intermédiaire de p, devant /*, dans les composés au-fero, au-fugio, pour *ab-fero, etc. Au contraire, b s'est conservé dans ab-fore, ab-fui.
q est d'une nature particulière et mixte : c'est un v en tant qu'il ne compte pas pour une syllabe et qu'il ne forme pas diphthongue avec la voyelle suivante, laquelle reste brève si tel est son caractère; mais ce n'est pourtant pas tout à fait une consonne, car il ne fait pas position avec q pour allonger la voyelle brève qui les précéderait. Ex. : ëquus, sequi, lôqui. Ce groupe qu ne peut exister qu'à la condition d'être suivi d'une voyelle. Dès qu'elle vient à manquer, u reprend sa nature tout à fait vocalique, et q se change enc: sequi, secutus; loqui, locutus.
§ 1 86. — Le durcissement de v en b, allégué par la plupart des auteurs, a été contesté par M. Corssen 1 , qui a démontré Terreur de plusieurs des exemples cités. Ainsi lâbrum (baignoire), de lâvare y n'est point pour 'lavrum, mais pour *Uwabnm avec syncope de va. Cependant nous ne saurions suivre le savant philologue dans la théorie par laquelle il explique comment bis est venu de *duis, bellum de duel/um f bonus de duonus. Au lieu de l'explication ordinaire par la chute du d initial et le durcissement du v en ù, la chute est attribuée au lequel, avant de tomber, aurait labialisé le d précédent. Nul exemple n'est cité d'une transition comme * buis, *buellum, qui établirait le fait. La seule considération alléguée est tirée de ce que, dans vigintiy>our *dviginti y \ed en tombant a laissé le v intact. On pourrait opposer l'exemple de suadere pour *suadvere , où le v en tombant a pourtant laissé le d intact; mais en linguistique l'ar-