‹ Grammaire comparée des langues indo-européennesChapitre 15 sur 51 · INTRODUCTION. XLI · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. XLI

et qui a le mérite de pénétrer plus profondément dans l'organisme de nos idiomes. Comme la classification des Indous, elle s'applique seulement aux temps spéciaux, car dans les temps généraux la conjugaison de tous les verbes est la même. Nous exposerons brièvement en quoi elle consiste, et pour être plus clair, nous emprunterons autant que possible nos exemp:es à la langue grecque. Sur un certain nombre de points, les verbes grecs se divisent nettement en deux catégories. Premièrement à l'optatif. À côté des formes Pép-0-uev, Pevy-0o-uer, TUT- To-4LEv, dax-vo-uev, Aau6-dvo-per, nous avons les optatifs Pép-o-1r-uev, TUm-T0-1-usv, dax-vo--uev, }auË-dvo-1-uev, qui se distinguent seulement de la personne correspondante de l'indicatif par l'addition d'un s. Au contraire, les verbes comme êo-uév, vide-pey, dldo-pey, iola-uev prennent à l'optatif, non pas seulement un +, mais la syllabe e7 : é(o)-fn-uev, ni0e-in-pev, Üido-ln-uev, iola-fnpev. [1 ne faudrait point croire que cette différence soit particulière au grec : on la retrouve, exactement pareille, en sanscrit, où bhar-a-1-ma «que nous portions» correspond à @ép-o-#-pev et (a)s-yd-ma «que nous soyons» à ë(o)-fn-pev. Les mêmes verbes qui diffèrent de la sorte à l'optatif se séparent également à l'impératif, comme on peut s'en assurer en comparant Dép-e, dax-ve, rUm-7e à io-bi, dide-01', uvu-6s, et le sanscrit bhar-a «portel» à é-dhi esois! », yung-dhi « joins! ». Une troisième différence non moins marquée se trouvait au subjonctif; tandis que Pépw,

À)d, ävaco”, nb, (Bwb 8é por xAéos EdO 6, Odyssée, 11, 380.

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