LIT INTRODUCTION
Aefrw ont partout au subjonctif un w ou un 7, l’ancien subjonctif de êuev est fouev. Mais le temps a fini par effacer cette différence, en grec comme en sanscrit. Enfin il existe un quatrième point sur lequel ces verbes se séparent : c'est qu à certains temps, par exemple au présent de l'indicatif, les verbes comme @evyw ont un thème invariable devant les désinences du singulier, du pluriel et du duel, tandis que les verbes comme 7m ne présentent pas le même thème au singulier qu'aux deux autres nombres. Tandis qu'on dit, par exemple, Qetyo et @euyouev, nous avons elpu et iuev, dôws et loue, delxvupu et dséxvüuer; et de même en sanscrit, tandis qu'on dit bhara-s1 « tu portes » et bhara-tha « vous portez», nous avons é-mi vje vais» et 1-mas ou 1-mast « nous allons ». Comme on le voit par l'accord du sanscrit et du grec, toutes ces différences remontent à la période indo-européenne : dès avant la séparation de nos idiomes, les verbes comme Pevyw s'éloignaient sur au moins quatre points essentiels des verbes comme déwpu!.
Ce sont là les faits qui ont amené M. Bopp à établir deux conjugaisons principales (haupt-conjugatonen). Dans la première, 11 place les verbes comme @evyw, Aau6ave, rUwlw; dans la seconde, ceux comme eiuf, vi0npu, deixvus. Ainsi que le doit faire une bonne classification, celle de notre auteur s'applique à plusieurs caractères qui
* Les optatifs dits attiques, comme @:Aofyv, rm@ny, 8nAolyr, semblent contredire cette classification. Maïs c’est là très-probablement une flexion moderne, imitée de la conjugaison en pe, pour éviter une contraction excessive. Îl cst difficile de croire que les verbes comme @rAéw, tinäw, dm-
Àdw, qui sont les plus récents de tous, puisqu'ils répondent à la dixième classe sanscrile, soient restés à l'oplatif plus archaïques que les autres.