‹ Grammaire comparée des langues indo-européennesChapitre 17 sur 51 · INTRODUCTION. XL · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. XL

(sauf les altérations apportées par le temps) se retrouvent constamment ensemble et ne vont point l'un sans l’autre. Ce qui prouve, en outre, que cette division est conforme à la nature des choses, c'est que la séparation en deux conjugaisons principales, qui avait déjà lieu dès la période indo-européenne, s'est encore élargie dans la suite des siècles, et que de nouveaux caractères distinctifs sont venus s'ajouter à ceux qui existaient d'abord. En grec, par exemple, les verbes de la première conjugaison principale se distinguent à l'indicatif présent de ceux de la seconde. On a, d'une part, Oépw, et de l'autre r{0mpu, Pépus et riôns, Pépes et rlônoi.

C'est 1à, 1l est vrai, une différence secondaire et de date relativement récente, car en sanscrit tous les verbes sans exception ont à l'indicatif présent les désinences mt, st, ti. Mais ce n'en est pas moins une confirmation de la théorie de notre auteur. On en peut dire autant des différences qui se sont introduites à l’infinitif (r@évæs, Ave) et au participe (ribeis, AUwyY). Les grammairiens grécs, qui ont divisé leurs verbes en deux catégories, et qui les ont désignées d'après la première personne de l'indicatif présent, se sont donc rencontrés avec les linguistes modernes, ou plutôt M. Bopp, s'appuyant sur un ensemble de faits en grande partie inconnus à l'antiquité classique, a confirmé, approfondi la division qu'une observation nécessairement incomplète avait fait établir. À la première conjugaison principale de Bopp correspondent les verbes en w, à la seconde conjugaison principale, les verbes en pu.

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* Le sanscrit également a ajouté des différences nouvelles à celles qni exis-

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