‹ Grammaire comparée des langues indo-européennesChapitre 35 sur 51 · INTRODUCTION. LXIX · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. LXIX

térit faible. Cette forme, qui existe déjà en gothique et qui n'a pas cessé de se multiplier aux dépens du prétérit fort, avait été justement analysée par notre auteur dès son premier ouvrage. Disons seulement ici que les parfaits gothiques comme sdki-dédum « nous cherchâmes » (en allemand moderne, wir such-ten, en anglais we sought) sont composés par l'adjonction du même verbe auxiliaire qui, à l'état indépendant, est devenu en anglais Z do, I did',

Nous passons maintenant au futur. Tandis que nos idiomes ont l’augment et le redoublement pour exprimer le prétérit, ils ont dà recourir à un verbe auxiliaire pour marquer l'idée du futur. Le grec dw-ca, le sanscrit dd-syah «il donnera », le lithuanien dü-s (même sens) sont formés par la réunion du verbe «être» à la racine dé.

Si nous décomposons dd-syati en ses éléments constitutifs, nous obtenons les quatre parties suivantes : dd-asya. Às, comme nous venons de le dire, est la racine du verbe «être». Mais quelle est l'origine de la syllabe ya ? M. Bopp y croit reconnaître la racine { « désirer » ou # «aller ». 1 suppose que ce verbe pouvait originairement se joindre à toutes les racines, et qu’on avait d'abord des futurs comme dd-ya-ti « il donnera », littéralement « il désire donner » ou «il va donner». Plus tard, le futur du verbe substantif as (as-ya-t) aurait servi à former tous les autres futurs?. Nous ne pouvons suivre notre auteur sur ce point, non plus que sur tous ceux où il fait mtervenir cette racine # « aller » ou { « désirer ». Le verbe f « désirer » appar-

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