ONNE
ersonne du pluriel, en sanscrit ‘ec.
in # est inséré devant la désihé plus haut ($ 236) ce n de le n, la moyenne ($ 457) s’est un groupe que cette langue ntr avec Uf sdnt, PAIE bserve pour ce n le même ‘re personne des formes 1-dire qu'il insère un a
déjà précédé d'un a ou
‘ns aucune insertion de
ntr, déla-nt «ils sont
ol né est précédé soit
se, soit d'un a ou 4
, et non &-nu-né; 1
71, Venant de avri, n effet, 1l serait difppante fût fortuite.
les formes ri0éavrs, :ss, ete. prouve bien
nme étant la désinence des “«condaires. Ils sont, par condésinence on rejette, dans la
la caractéristique de la classe :
de Bar-a-anti. Mais les langucs
-i l'on admet que l'o de Çép-0-yr:
lu gothique bair-a-nd est identique ussi dans l’a du sanscrit béranti une ts et la bref de bér-a-ta. (Comparez
qu’un » a été supprimé, comme dans loräos et reruQäos; quant à la désinence o1, elle est, comme partout à la troisième personne, pour 76. C'est decxvdäos et iäos, parmi les exemples cités, qui sont les plus conformes au type primitif; au contraire, dans sudéäor et did6aos, 11 n’y avait pas la même raison pour insérer un a euphonique, car le de ri0é&os et l'o de didéäos tiennent la place d’un é ou d'un a sanscrit ! ; le dorien nous a conservé les formes plus anciennes r06vr:, idévrs (comparez évr{ = gfen sänt «ils sont»). C’est l'analogie de desxvvaor, lacs qui aura entraîné riéäoi, Gidéäor, dont la voyelle radicale a été traitée comme si elle n’était pas sortie d’un ancien a. Il en est de même pour les formes ioniennes loléäoi, Éäoi.
$ 459. Allégement de la désinence nt, nté, en sanscrit et en grec.
Les verbes sanscrits de la troisième classe ($ 109°, 3) sont portés à alléger le poids des désinences, à cause de la surcharge qui, dans les temps spéciaux, est produite par le redoublement. Is sacrifient donc le n de la troisième personne du pluriel, et quand üls ont un 4 long à la fin de la racine, ils l’abrégent; exemples : gef& déda-t «ils donnent», guf& ddda-h «ils placent», wgfa gdha-u «ils abandonnent». Mais il n’est pas douteux qu’à une époque plus ancienne ces verbes n'aient fait dada-nti, dada-nt, gaha-nti; les formes doriennes did6-vr:, ri06-vr: ont mieux conservé, à cet égard, le type primitif. Le zend également a maintenu la nasale dans les verbes redoublés, car
nous avons, dans le Vendidad-Sâdé?, LeES dadënté «ils
1 TéOnps est pour le sanscrit dédémi et Sid pour dédämi. Les deux verbes sanscrits ont dû faire primitivement, à la troisième personne du pluriel, dadé-ati, dadd-nti, ou, en abrégeant l’a, dada-nti, dada-nti.
* Manuscrit lithographié, p. 213. Mais le send connaît aussi la suppression de ia nasale : c’est ce que démontre la forme sps=ey;x éénhaiti «ils enseignent» = sanscrit QTATA édsati, de la racine IT éds. Celle racine suit l’analogie des verhes redoublés, probablement à cause des deux sifflantes. En zend, la nasale insérée devant le À
donnent » (?), ce qui est peut-être une leçon fautive pour dadént. Mais si la leçon est correcte, le moyen dadënté n’en témoigne pas moins de l'existence d’un transitif dadënh. Au contraire, le sanscrit supprime au moyen la nasale du pluriel, non-seulement dans les verbes redoublés, mais dans toute la seconde conjugaison principale (celle qui répond à la conjugaison grecque en m1) : la cause de cette suppression est le poids plus considérable des désinences du moyen. On a, par exemple, en regard du transitif &-nv-dnti, le moyen &-nv-dté (pour &-nv-anté). C'est encore là une altération du système primitif, car le grec conserve au moyen et au passif, avec plus de ténacité encore qu'à l'actif, la nasale exprimant le pluriel; non-seulement nous avons Pép-o-vres en regard du sanscrit 6dr-a-nt#, mais encore d/do-vreu, T{0e-vras en regard de dddaté, dädaté.
Cependant, le grec a allégé d’une autre manière le poids trop grand des désinences du moyen : là où nous devrions nous attendre à avoir ayræs, 1] met simplement yr«. En regard de
j-äcs (venant de desxvu-avrs), nous avons defxvu-vræs, et non desxyv-ayrus. Le sanscrit str-nv-dté et le grec o16p-vu-vras se complètent ainsi l’un l'autre, car l’un a sauvé l'a et l’autre la nasale. La suppression de l’'x dans ofop-vv-{a)vras ressemble à celle de l’» à l'optatif, où nous avons Aidofunr, et non, ce qui eût été trop pesant, idosmun». Au contraire, le dialecte ionien, à la troisième personne du pluriel, a sacrifié le » et sauvé l'a : il s'accorde parfaitement, à cet égard, avec le sanscrit, quoique l’un et l’autre idiome aient opéré cet allégement d'une façon indépendante ; on peut comparer l'ionien o1op-vi-a(v}ræ au sanscrit str-nv-d{n)t. Il n'est donc pas nécessaire d'admettre que l'a de sexadaras soit la vocalisation du » de mérauvre: mérau-vrau et
a pa contribuer à la suppression du # de nt. Au sujet de { &, tenant la place d'un 4 ou d’un a, voyez $ 31. Sur la racine en question, comparez Brockbaus, Glossaire du
Vendidad-Sédé, p. 398.
5h DÉSINENCES PERSONNELLES.
æenñav-atas sont l’un et l’autre des formes mutilées pour le primitif œexav-avreus.
$ 460, 1. La désinence de la troisième personne du pluriel en ancien slave.
À la désinence sanscrite ant correspondent, en ancien slave, AT ali où &TL wi : añfi se trouve seulement avec les verbes qui s’adjoignent immédiatement les flexions personnelles (excepté le verbe substantif); nous avons, par exemple, 85AaTL véd-aif «ils savent» = sanscrit vid-dnti, mAATL jad-aùfi «ils mangent » = sanscrit ad-dnti, AaAATL dad-añti! «ils donnent» = sanscrit ddd-at, venant de dad-ant, qui lui-même est pour dadd-nu. L'a renfermé dans art añft est simplement une voyelle de liaison; on devrait donc, à la rigueur, diviser ainsi : v4d-a-#f, jad-a-Àf, dad-a-hf. Le verbe substantif fait care suñtt (pour es-#-A#), avec “ comme voyelle de liaison ?.
Au contraire, l'x de la conjugaison ordinaire représente la caractéristique de la classe : ainsi l’u de 6esa Te ves-u-#ft répond à l'a du sanscrit vdh-a-nt et du gothique oig-a-nd, à lu du latin veh-u-nt et à l'o du grec ëy-0-vri.
$ 460, 2. La troisième personne du pluriel en arménien.
De la désinence nt, en arménien, 1l ne s'est conservé que le n : gbpbu ber-e-n «ils portent » (pour le sanscrit Bdr-a-nt, le zend bar-ë-nti) se trouve donc sur la même ligne que les formes allemandes trag-e-n «portent», bnd-e-n «lient»°?. De même, à
1 Je divise dad-añtt, et non dada-ñti, parce que le slave, au présent, traite ded comme étant la racine et ne sent plus que Ad da est une syllabe réduplicative.
3 Comperez, en latin, s-u-nt (pour es-u-nt) — sanscrit (a)s-d-nt. On a, de plus, en latin s-u-mus (pour es-u-mus) en regard du sanscrit s-mas (pour as-mas).
3 Comparez, en géorgien, les troisièmes personnes du pluriel comme s-gem-e-n «ils mangent» — sanscrit gdm-a-nti. Le laze, dont la grammaire a été éludiée d'abord per G. Rosen, a conservé l’a (devenu e en géorgien) : nous avons, dans
la troisième personne du singulier, l’arménien a perdu, dans les formes spéciales, la désinence 4; en compensation, il allonge un e ou un a précédent. On a, par exemple, ber-4 «il porte », amy tai (prononcez t41) «il donne», gat (prononcez gé) «il va».
$ 461. Désinence de la troisième personne du pluriel, dans les formes secondaires, en sanscrit, en grec, en zend et en gothique.
Dans les formes secondaires, la désinence plurielle nt ou ant a perdu sa voyelle finale, comme cela est arrivé, dans les mêmes formes, au singulier, pour les désinences ti, si, m1. En sanscrit, une fois la voyelle disparue, le caractère personnel t devait tomber aussi, par suite de cette loi, fatale à beaucoup de désinences, qui s'oppose à la présence simultanée de deux consonnes à la fin d'un mot ($ 94). Le grec, qui ne souffre pas même un 7 seul comme lettre finale, a déjà perdu le signe personnel du singulier. Si done #£ep-e est moins bien conservé que dbar-a-t, les deux langues sont arrivées, pour le pluriel ÉQep-0-» = dbar-a-n, à un même degré d'altération. La concor-
la conjugaison négative, des formes comme tor-a-n edescendunt» — sanscrit tér-anti etransgrediuntur». À la deuxième personne du pluriel, le laze a tar-a-t pour le sanscrit tér-a-la. Mais le laze, comme le géorgien, emploie aussi la même forme à la première personne, ce qui empêche de reconnaître tout de suite la ressemblance avec le sanscrit. En effet, c’est sur la première personne que l'attention se dirige d’abord. Nous observons dans les langues germaniques un fait analogue à celui que nous venons de mentionner en lase. En vieux saxon et en anglo-saxon, la première et la troisième personne du pluriel sont remplacées, au présent, par la deuxième : ainsi bind-a-d, bind-a-dh ne signifient pas seulement cligatis», mais encore eligamus» et eligant». Il est vrai qu’on pourrait proposer aussi une autre explication : on pourrait considérer bindad, bindadh comme étant pour bindand, bindandh, et en faire la troisième personne du pluriel, qui se serait étendue par abus à la première et à la deuxième. Quoi qu'il en soit, il est certain que les désinences d, dk ne conviennent pes à la première personne et sont empruntées d’ailleurs. Voyez mon mémoire Sur les membres caucasiques de la famille indo-européenne, page 4. 1 Voyez ci-dessus, t. [®, p. 4o3, note 1.
dance est encore plus parfaite pour %o-av = sanscrit ds-an «ils étaient», et pour les aoristes comme ëde:Ë£ay = sanscrit ddikéan «ils montrèrent». La sifflante paraît avoir empêché l’a de s'altérer en o, car d’après les lois ordinaires de la langue, nous devrions nous attendre à avoir #oov, comme &£epor, ou bien ce» comme épouses. C'est aussi un # que nous trouvons en rend, dans les formes comme jggy> anhën «ils étaient », jgsss)as barayën «qu’ils portent» = épouser. On voit par cet exemple que le zend ne supporte pas non plus le groupe nt à la fin des mots, quoiqu'il ne proscrive pas absolument la présence simultanée de deux consonnes finales !.
Nous avons vu ($ 86, 2) que le gothique a perdu toutes les . dentales qui terminaient les mots dans une période antérieure. I a bien, par exemple, à l'indicatif présent, la forme bair-a-nd, qui correspond au sanscrit bdr-a-nt et au grec Qép-0-yr:; mais au subjonctif, en regard du grec Qépouer(r), du rend barayën(i), nous ne pouvons nous attendre à trouver une forme batraind ou bairaiand : c'est bair-ai-na que fait le gothique, soit par métathèse pour baira-an, soit par l’adjonction d'un a inorganique
après le n final (comparez $ 149).
$ 462. Troisième personne du pluriel au parfait gothique et sanscrit. — La désinence anti ou an changée en us, en sanscrit.
Au prétérit gothique, la désinence est un; exemple : hathaïtun «ils appelèrent». On peut comparer cette forme un avec le an qu'on trouve, dans le dialecte d'Alexandrie, au lieu de avre, ao (£yvwxar, efpnxar). De son côté, le sanscrit a mutilé la désinence ant, au prétérit redoublé, quoique ce temps ait droit aux formes primaires; mais le poids de la syllabe réduplicative a
1 Il permet, à la fin des mots, une sifflantc précédée de r, &, f ou ñ; nous avons, par exemple, les nominatifs dtar-s «feu», druk-s (surte de démon femelle), kärëf-s «corps», barañ-$ « portant».
fait changer ant en us. Le s de cette forme est sans aucun doute l'affaiblissement du t; quant à la voyelle u, il est difficile de dire si c'est la vocalisation de la nasale ! ou l'affaiblissement de l'a de ank.
Us tient aussi, en sanscrit, la place de an. 1° Au potentiel; exemple : Gdré-y-us?, en regard du zend baray-ën, du grec @épos-ev. 3° Âu premier prétérit augmenté des racines réduplicatives; exemples : ddadus «ils posèrent» (pour ddadan), ddadus «ils donnèrent » (pour ddadan). Ces exemples montrent que us est plus léger que an. 3° Au premier prétérit augmenté des racines de la deuxième classe finissant en 4; mais ici, us est facultatif et l'on trouve aussi d-n; exemple : dyus ou dydn «ils allèrent », de la racine yd. 4° Dans quelques formations du prétérit multiforme; exemple : WaVY& dfréusus «ils entendirent ».
$ 463. Désinence de la troisième personne du pluriel, dans les formes secondaires, en ancien slave et en arménien. — La troisième personne du pluriel en latin.
En ancien slave, dans les formes secondaires, nous avons 4 añ ou & «à au lieu de la désinence sanscrite an. À añ s'emploie après un € s ou un Wu $, & uñ après toutes les autres consonnes; exemples : mA jasañ «ils mangèrent», AaA dasañ «ils donnèrent», npy£eca priwvesañ «ils amenèrent» (racine ved), Tek& tek-u-à «ils coururent » *.
1 Dans cette hypothèse, lu répondrait au dernier élément de la diphthongue grecque ov, dans réw7ouai.
* Sur le y euphonique, voyez $ 43.
3 Je divise de cette façon : tek-u-#, parce que l’u du deuxième aoriste slave, lequel répond à la sixième formation sanscrite ($ 575 et suiv.), est originairement identique avec le € e de tek-e etu courus, il courut», tck-e-mü e nous courümes» , tek-c-e «vous courûles», elc. Conséquemment, il est aussi identique avec l’a des aoristes sanscrits comme dbud-a-n «ils sureni» et avec l’o des aoristes grecs comme &@uy-0-», Ors-0-v. Quant à l’a de la désinence 4 añ, à l'aoriste premier, il joue à peu près le
Le latin supporte très-bien le groupe nt à la fin d'un mot:
aussi a-t-il conservé la désinence en question mieux que tous les autres idiomes de la famille. On peut comparer erant avec le sanscrit san, le grec fous, le rend fggyze anhën et l’arménien Eu bn!.
De même qu'à limparfait, l'arménien a conservé dans toutes les autres formes secondaires le n de la troisième personne du pluriel.
$ 464. Troisième personne du duel.
Au duel, le sanscrit a tas dans les formes primaires et tdm dans les formes secondaires. À tas répond, en grec, ro» ($ 97); exemple : @ép-e-ror = bdr-a-tas «ils portent tous deux». Quant à la désinence tâm, elle a donné lieu, en grec, à deux formes, env et ruv?, C'est rnv qui est la plus fréquente : raw est borné à l'impératif. On peut comparer é@sp-é-rnr avec dbar-a-têm; Pep-ol-rnv avec bdr£-tâm ; ddeix-od-rnv avec ddik-sa-tim; mais, à l'impératif, on a Pep-éruv = bdr-a-täm.
De ce remarquable accord avec le sanscrit il ressort que la différence entre la désinence rov, d’une part, et les désinences nv, tav, de l’autre, appartient à une haute antiquité, et que ce n'est pas, comme l’a supposé Buttmann*, un perfectionnement introduit par la prose moderne. [l est vrai que le texte d'Homère présente quatre fois roy au lieu de +n»*; mais on pourrait, si l'on s'en rapportait à la langue homérique, dire aussi que l'augment est de date récente, car 1l est fréquemment
même rôle que l’a du sanscrit dsan et l’a du grec fous ($ 458), c'est-à-dire qu'il sert à l’adjonction de la désinence.
1 Ce dernier est pour ésin, lequel est lui-même pour ésan.
3 Sur la double représentation de l’4 sanscrit, en grec, voyez $ 4.
% Grammaire grecque développée, $ 87, remarque 2.
® Dans trois endroits, le mètre a pu occasionner ce changement.
supprimé dans l'épopée; cependant, l'augment appartient en commun au grec et au sanscrit.
En zend, la forme primaire est ke 441, qui est la représentation régulière du tas sanscrit; dans les formes secondaires, nous devrions avoir çwg (am; mais je n’ai pas encore rencontré d'exemple de cette forme.
En gothique, la troisième personne du duel s'est perdue. L'ancien slave présente Ta ta, pour les formes primaires comme pour les formes secondaires. Ainsi 6esera veseta «ils transportent tous deux» répond au sanscrit gag vdhatas, et 5esocTa vesosia «ils transportèrent tous deux» à watwt& dvéktém (par euphonie pour avdkstäm, $ 543).
Au sujet de l'origine des lettres s et m qui terminent les désinences 44 {as et AT4 tm, je me contente de renvoyer à ce qui a été dit pour les désinences wg {as et 44 tam de la deuxième personne ($ 444 ).
$ 465. Tableau comparatif de la troisième personne.
Nous faisons suivre le tableau comparatif de la troisième personne dans les trois nombres :
SINGULIER
Sanserit. Zend. Grec. Latin. Gothique. Lithuauien. Ancien slave. asti° asli doi est tel esli Jesti uxfati Hhistaili Loläri stat V.h.e. stdt stow slajeli dädan® dadditt Giäore dat ....... düst: dasti di sossee voncsee est ati ést Jasti
: Un exemple de cette forme se trouve dans le Yaçna (Vendidad-Sädé, p. 48) : flaums maigéméa vérèméa y4 14 këhrpëm vaksayaté barèsnus paiti gairinañm «je célèbre le nuage et la pluie , qui font grandir ton corps sur les hauteurs des montagnes». Vaksayaté est, comme l'a reconnu Burnouf, le causatif de la racine sanscrite vaks egrandir». En sanscrit, nous aurions vakédyatas.
3 En arménien, Lé.
? En arménien, sw, {ai (prononcez (4, $ 4h60, 2).
Sans. Led. Grec. Latin. Gothique. Lithesnies. Ancien slave. barati' bare @épe(sh* fert’ bairth ....... bereñ
(a)sydi® ....... é{o)éy sie Si... so...
uiie khistéd dolaigy st ....... ....... slaÿ dadyät daidyäg Bof dt ....... .. ..... daÿdi baret bardig @épos ferat baires ....... beri doahat avagad elye vehebat ....... ....... ....... DUEL.
(a)stas #67" dar ....... ......, ....... Jesta téjatas histaté Iolaroy ....... ....... ...... stajela bérétäm ....... Pepohsmr ....... csons soso bercta baratäm ....... Pepérwy ....... . ensuoe suosose uv . sdnti® hénti (o)ewri sun sind Too. sünd téijanti histénti lolévre stant Vh-e.stémt ....... stajuñti ulati® dadënti® Gidôvre dam ....... ....... dadahit baranti"® barënti @épovrt ferunt bairand ....... berinti vahanti vagènti yours vehuni vigand ....... vesünti téléqus"" histayèn lofaïer ste ....... ....... ....,.. bäréyus barayën @épous ferant ....... ....... ....... Gsan'* anhèn Poav eranl batraina cs...
dbaran abarën éfepoy ....... ....... ........ co...
1 En arménien, beré.
3 Voyez 5 456,
3 Avec adjonction immédiate de la désinence, comme dans le sanscrit bsburts (Lroisième classe).
* En arménien, kgk té (S 183”, 2).
5 Voyez S 464.
$ En arménien, £ en.
7 Comme au singulier ($ 457).
® Voyez $ 459.
* Voyez $ 459.
19 En arménien, beren.
11 Voyez 5 46a. '
13 En armcuien, éin. D tente
$ 466. Voyelles finales des désinences moyennes.
Au moyen, en regard du grec æ, nous trouvons la diphthongue & en sanscrit et en zend. C’est là un de ces cas peu nombreux où le grec représente par as V8 (= a + :) des deux langues de l'Asie : on a vu, en effet ($ 2, remarque), que le premier élément de cette diphthongue devient ordinairement en grec UN € OU un o.
Le gothique a perdu l1 de la diphthongue a : à la troisième personne, au lieu de dai (= grec tu, sanscrit 4), il fait da; à la deuxième personne, il présente la désinence sa (par euphonie pour sa, $ 86, 5), venant de sat; à la troisième personne du pluriel, il a nda au lieu de ndai. La première personne du singulier et la première et la deuxième personne du pluriel ont péri; elles sont remplacées par la troisième. Un fait analogue a lieu en allemand moderne, où la forme sind, qui convient seulement à la troisième personne du pluriel, a pénétré par abus dans la première. On ne savait autrefois comment expliquer l’a qui précède la désinence personnelle, par exemple dans hata-sa «vocaris», hait-a-da «vocatur», et en regard duquel on trouvait un : dans hattis «vocas», haïtith «vocat ». Cette énigme est, je crois, résolue, si l'on considère que tous les verbes gothiques à forme forte correspondent aux verbes sanscrits de la première et de la quatrième classe ($ 109", 1); l: de haïte, haitith est l’affaiblissement d’un ancien a, causé par l'influence d'un s ou d'un th final ($ 67). Au médio-passif, il n’y avait
point la même raison de modifier la voyelle caractéristique.
$ 467. Première personne du singulier moyen, en sanscrit et en rend,
À la première personne du singulier, dans les formes pri-
maires comme dans les formes secondaires, le sanscrit et le zend ont perdu la consonne pronominale (#). Avec elle a disparu aussi, dans la première conjugaison principale, la caractéristique de la classe (a)'. Au lieu de béd-â-mé, nous avons donc b6dB «je sais».
On peut comparer :
Sanserit, Zend. Grec. Gothique.
Bär-é Vo basr-ê* Pép-o-par .........
bir-a-sé bus)», bar-a-hê (Cép-e-ou) Pépy bair-a-sa bar-a-té We») bar-ai-te Pép-e-Tai bair-a-da bär-a-nté per)», bar-ai-nté* Oép-o-vrai batr-a-nda.
$ 468. Voyelles finales du moyen, en gothique. Nous avons vu ($ 466) qu’en gothique la diphthongue finale
é(=a +1) s’affaiblit en a, Le même fait a lieu en sanscrit et en send, mais seulement dans les formes secondaires. En grec, au lieu d’un & nous trouvons un o. On peut comparer #4Pép-s-ro avec le sanscrit Wtta dbar-a-ta, le zend pal,» abar-a-la: et, au pluriel, éQép-0-vro avec War dbar-a-nta, spysnje abara-nta. On voit que les formes sanscrites et zendes ressemblent
1 Voyez $ 435.
3 Voyez S 41.
3 Au passif, il y a plusieurs exemples de la troisième personne du pluriel. Ainsi : wpgro0mseS mo mé sayéinié «nascantur» (Vendidad-Sädé, p. 136), avec 4 pour a ($hs). Au moyen, je ne connais pas d'exemple de la troisième personne; mais, sans aucun doute, on a dû avoir baraïnté, ou peut-être barènté, d'après l'analogie du transitif barènti. L'une ct l'autre forme on! pu ètre usitées simultanément; mais la forme barainté me paraît la plus sûre, car on a aussi ainti, à l’actif transitif, à côté de ënti. Après un », on trouve d'ordinaire atnti : ainsi gvaints «ils vivent» — sanscrit gfvanti, bavainti eils sontr — sanscrit bévanti. Peut-être la désinence énti n'étailelle pas usitée après un v. On trouve même, sans un v, yasainti — sanscril ydÿant (Burnouf, Yaçna, notes, p. 794) : à moins qu'il ne faille lire yasainté, yas élant surtout employé au moyen.
d'une manière frappante aux formes gothiques précitées bair-ada, bair-a-nda. Mais 11 n'en faudrait pas conclure, comme je l'ai fait autrefois !, que les formes primaires du gothique doivent être rapportées aux formes secondaires du sanscrit, que, par exemple, batr-a-da, batr-a-nda correspondent à dbar-a-ta, dbara-nta, et non à bar-a-té, bdr-a-nté.
Au subjonctif gothique, nous trouvons la désinence au, dont il est difficile de rendre compte. En regard du sanscrit bdr-é-ta, du zend bar-ai-ta, du grec @ép-o1-ro, nous avons bair-ai-dau ; au pluriel, en regard de @ép-o1-vr0 ?, nous avons bair-ai-ndau; à la deuxième personne du singuher, en regard de @ép-oi-(a)o, nous trouvons bair-æ-sau. Il n’est pas probable que cette diphthongue au doive s'expliquer par l'addition inorganique d’un #, car les idiomes, avec le temps, abrégent leurs formes grammaticales plutôt qu'ils ne les élargissent. Je crois donc que cette désinence au provient de l'impératif, où elle avait sa place légitime ($ 426), et que les formes d’impératif comme bair-a-dau «ferto», batr-a-ndau « ferunto » © ont donné par analogie au sub-
1 Système de conjugaison de la langue sanscrite (18:16), p. 131, et Annales de liléreture orientale (1820), p. 29 et suiv.
* En zend, à la troisième personne du pluriel, nous pouvons attendre une forme moyenne bar-ai-nta, d’après l’analogie de la forme active bar-ay-ên. En sanscrit, nous avons bér-éran, qui est, comme je le crois, pour bar-é-ranta. Gette désinence ran est particulière au sanscrit. Nous trouvons de même un r inséré à la troisième personne de tous les temps spéciaux ($ 109") de la racine # «être étendu, dormir»; nous avons, per exemple, au présent, é£ra{n)té = xeï-vras; au potentiel, #dy--ran; à l'impératif, #-ra(n)tém; au prétérit, déé-ra(n)ta == Éxeivro (sur la suppression de ñn, au présent, à l'impératif et au prétérit, voyez $ 459). Nous verrons aussi plus tard un r au prétérit redoublé moyen. Quant à l’origine de cette lettre, je crois qu'il y faut voir la transformation irrégulière d’un s ($ 22), et je suppose que ce s est la consonne radicale du verbe substantif as : ainsi déd-ran (pour dadf-ranta) aurait la même formation que l'aoriste grec &doinouv, dont le médio-passif, s’il existait, serait Édomaarro ou didoscavro.
Comparez, en sanscrit, l'impérahf moyen bér-a-t#m efertor et bér-a-ntûm eferunto ».
jonctif ses formes batr-ai-dau, bair-ai-ndau; une fois introduit
au subjonctif, au a pénétré aussi à la seconde personne du singulier bair-ai-sau (au lieu de bair-ai-sa). Ce dernier fait ne doit pas surprendre dans le médio-passif gothique, si l'on songe qu’il avait préparé les voies à la confusion, en remplaçant partout la première et la deuxième personne du pluriel, ainsi que la première personne du singulier, par la troisième.
$ 469. Deuxième personne du singulier moyen, dans les formes secondaires, en sanscrit, en zend et en grec.
Dans les formes secondaires, la deuxième personne du singulier, en sanscrit, ne suit pas l’analogie de la troisième et de la première personne. Puisque la troisième personne, dans les - formes secondaires du moyen, oppose & au &# des formes primaires et au { de l'actif transitif, nous devrions nous attendre à trouver sa opposé à sé et à s. Mais au lieu de la désinence sa, nous avons (és; exemples : dbôd-a-tés «tu sus», bôd-é-iàs «que tu saches ». Mais à côté de ds il a dû exister primitivement une forme sa : c'est ce que prouve non-seulement le grec, où nous avons édddo-co, didoi-co, qui correspondent très-bien à #0/30-ro, didos-To, mais encore le zend, où l’on trouve sy ha et pis sa dans des positions où le sanscrit devrait nous présenter sa. Le À zend est le représentant régulier d’un & s sanscrit ($ 53); quant à ps $a, on le trouve après les voyelles qui, en sanscrit, exigent le changement de s en $ ($ 21°). Devant la désinence ha vient s'insérer un n ($ 56°) : ainsi s'explique la forme passive usasayanha, «tu fus engendré»!, que j'ai déjà discutée
! Vendidad-Sädé, p. 49. Anquetil traduit les mots : hé tm uéapayanha per elui qui a eu un fils célèbre comme vous». Le vrai sens est : «tu lui fus engendré». La traduction d'Anquetil méconnaît la valeur grammalicale d’une expression devenue sans doute inintelligible pour ses maîtres parses.
dans mon premier essai sur le zend!. Je n'ai pu trouver depuis une seconde forme de la même sorte; mais Burnouf? a reconnu encore un aoriste moyen »p49@3b urérudusa «tu grandis», sur lequel nous reviendrons plus tard. Nous nous contentons ici de constater l'existence de la désinence $a, dont le $ s'explique par l'influence euphonique de l'u précédent.
$ 470. Explication de la désinence sanscrite fds. — La désinence grecque uv. — Les impératifs en tât. — Le pronom personnel est contenu deux fois dans les désinences du moyen.
Nous revenons à la désinence sanscrite tés, qui est évidemment en rapport avec la désinence ia de l'actif (S 453). IL est vraisemblable que ce & avait anciennement une plus grande extension au singulier; la forme &-s en sera dérivée, par l’allongement de la voyelle et par l'addition d’un s, lequel, comme on l’a déjà fait observer ailleurs *, sert probablement lui-même à marquer la deuxième personne. S'il en est ainsi, nous aurions deux fois le signe personnel, une fois pour désigner l'agent et l'autre fois pour indiquer celui pour qui ou sur qui se fait l’action. Dans ddat-iä-s «tu donnas à toir*, & signifierait «tu » et s «à toi», ou vice versa. S'il en est ainsi, et si le » final du grec édidéuny (dorien édidépar) n’est pas une addition inorganique de date récente, mais, au contraire, un élément significatif et un reste de la période primitive, 1l faudra aussi reconnaître dans cette forme la double expression de la première personne. En effet, £:d6pn» signifie proprement «mihi dedi» : je suppose que le » exprime le moi comme agissant (comme sujet), et un (dorien p&) le moi comme souffrant (comme ré-
: Annales de critique scientifique, 1831, p. 374. ? Yaçna, notes, p. 33.
3 Grammalica critica inguæ sanscritæ, $ 301“,
4 C'est-à-dire «lu pris».