LITE
gime). Ce qui est certain, c’est que nous avons dans pr (u3-») une formation tout à fait analogue au sanscrit 4.
Un autre exemple nous est fourni, pour la deuxième et la troisième personne, par la désinence védique at t< : l'expression de la deuxième et de la troisième personne s'y trouve renfermée deux fois. À la deuxième personne, je regarde t4t comme une forme mutilée pour td-t, venant du thème #a, lequel a perdu son v!. À la troisième personne, tdt renferme deux fois le thème démonstratif ta ($ 456), une fois avec l'allongement de l’a et l’autre fois mutilé comme dans les formes secondaires de l'actif transitif. Je regarde, par conséquent, cette carieuse désinence t4t comme ayant appartenu originairement au moyen. Pânini? l'explique autrement : il en fait un équivalent des désnences tu et 1 de l'impératif transitif, en ajoutant qu’on l’emploie dans les bénédictions, comme bcvén givatdi « que le seigneur vive » ?. Il est vrai que la racine gt, dans le sanscrit ordinaire, n’est pas usitée au moyen, et la même difficulté se présente peut-être pour d'autres verbes employés avec la désinence tt. Mais cette désinence peut provenir d'ane époque où tous les verbes avaient encore un moyen. C’est surtout dans les bénédictions, où l’on exprime un souhait au profit de quelqu'us, que le moyen est à sa place.
Quoi qu’il en soit, la désinence tét est de la plus haute antiqaité, car elle se retrouve en osque, sous la forme t#-d', dans les impératifs comme hcitu-d (pour hceto), estu-d (pour ste, ce).
1 Comparez, dans la déclinaison du même pronom, la forme # «de tei, à lois S$ 329).