‹ Grammaire comparée du grec et du latinChapitre 171 sur 306 · Comparez tempus est ut... chez Plaute · texte numérisé non relu

Comparez tempus est ut... chez Plaute

Ex.: ἍΜ... 72 : videtur tempus esse; ut eamus ad forum (cf. ib., 1101).

2. Comparez Suér., Vesp., ὁ : Θ580 in fatis, ut... rerum potirentur. 3. Voy. O. Rinwaux. Synt. lat., ξ 186, c, à la fin. 4. L'analogie entraine même Cicéron à écrire :

De Off., 11, 22, 79 : quam habet æquitatem ut agrum multis annis aut etiam sæculis ante possessum qui nullum habuit habeat,

pour rendre celte idéc : «il n'est pas juste qu'un possède », etc.

2° Ex. : Cic., de Leg., 1, 8, 25 : ex quo efficitur illud ut (il s'ensuit que) is agnoscat deum, qui, etc. Parad., 3, 1, 22 : (si virtutes pares sunt inter se sequitur (il s'en suit) ut etiam vitia sint paria. De Div., Il, 5, 14 : ita (ainsi) relinquitur ut (la seule hypothèse qui reste possible, c'est que) ea fortuita divinari possint, συ... Etc.

1. C'est pour la même raison que Cicéron emploie les constructions suivantes! :

Ex. : Cic., de Div., 11,31, 66 : de ipso Roscio potest illud quidem esse falsum, ut circumligatus fuerit angui, sed ut in cunis fuerit anguis non tam est mirum'. De Fin., 11, 3, 6 : hoc vero … optimum (cest une bonne plaisanterie de dire que), ut is qui finem rerum expetendarum voluptatem esse dicat …, id ipsum quid et quale sit nesciat. Ad Aft., X, 4, 8 : nihil esse certius quam ut omnes ... restituerentur. P. Ses£., 36, 18 : an veri simile est ut civis Romanus ... cum gladio in forum descenderit ante lucem, etc.” (Cf. p. Rosc. Am., αἰ, 121 ; p. Sull., 20, 51).

Remarquons que toutes ces expressions signifient au fond la mène chose que fieri potest ou fieri non potest; c'est sans doute la raison de l'emploi de ut.

Il en est de même pour les locutions incredibile est ut... (de Imp. Cn. Pomp., 21, 62), quid tam inusitatum quam αἱ...7 (rb.), quid tam singulare quam ut...? (1b.), etc., et aussi pour qui (comment) probari potest αἱ... (de Fin., III, 33, 405: Tusc., 111, 3, 5; qui revient à ceci : « il est inadmissible que... ».

IT. Certaines locutions sont elliptiques.

Ex. : Cic., de Fin., I, 5, 14 : illud quidem adduci vix possum, ut ea ... tibi non vera videantur (équivaut à adduci vix possum ut credam ea tibi non videri vera). 111, 43, 42 : ratio certe cogit ut in omnibus tormentis conservetur beata vita sapienti (équivaut à ratio cogit ut dicamus conservari beatam vitam sapienti). Etc.

IV. Enfin quelques expressions sont rares (interest ut.…, refert ut..…, necesse est ut.….., il importe, il est nécessaire que, Convenit αἷ..., il convient que), d'autres sont inusrlées à l'époque classique (comme opus est ut...) et d'autres (comme licet ut.…., oportet αἱ...) sont absolument incorrectes*.

Après interest, refert, necesse est, convenit, opus est, licet et oportet, on emploie la proposition infinitive; de plus, licet, oportet, necesse est peuvent être suivis d'une proposition complétive au subjonctif sans conjonction (cf. ci-dessus, ὃ 352, 2°, ἃ, α, p. 354-5).

498. — Emploi de la négation avec ut. — L'emploi de la négation dans les propositions complétives donne lieu à plusieurs observations importantes.

La négation est tantôt non, tantôt ne : c’est le sens général de la phrase qui décide s'il faut employer ut non ou ut ne (qui s'abrège ordinairement en ne).

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