‹ Grammaire comparée du grec et du latinChapitre 172 sur 306 · Voy. O. Rixmaxx, Synt. lat., ξ 189, Run. I · texte numérisé non relu

Voy. O. Rixmaxx, Synt. lat., ξ 189, Run. I

2, En réalité, la seconde partic de la phrase s'explique par cc fait que mirum ut... signifie proprement : «a comment il pout 86 faire que..., ce n'est pas étonnant ». Cf. ci-dessus, p. 314, n. 5.

3. Pour convenit ut... «il a été décidé d'un commun accord que... », voy. ci-dessus, p. 522, 2°

4. Pour interest (refert) υἱ.... voy. R. KCuxen, our. cit., t. 11, p. 816, A: pour necesse est ut..., voy. id., ibid., p. 812, c, Anm. 2; pour convenit. ut... cf. Cic., Phil., 7, 2, 4; pour opus est,ut..…., cf. Pracre, Truc., Il, 3, 7 ; 6, 19; Pœn., V,7, 50; Tac., Dial., 31.

1° On emploie régulièrement ut non, quand le verbe principal n'implique aucune idée d'intention, et par conséquent après les expressions signifiant il arrive que ($ 497, 2°, c, p. 393), après celles qui contiennent un jugement sur la facilité, la nécessité, l'opportunité, etc., qu'il y aurait à faire telle ou telle action (8 497, 2, ἃ), après celles qui impliquent cette idée que telle ou telle chose doit se faire, enfin après celles qui ont été énumérées au ὃ 497, 2°, Rex. I, Il et ΠΙ.

Ex. : Crc., Tusc., II, 6, 16 : ita fit, ut omnino nemo esse possit beatus. Parad., 5, 1, 34 : soli hoc contingit sapienti, ut nihil faciat invitus. — Cés., de Bell. Gall., V, 19,3 : relinquebatur, ut neque longius ab agmine legionum discedi Cæsar pateretur, etc. — Cic., ad Att., VII, 7, 1 : Unum etiam restat amico nostro ad omne dedecus, ut Domitio non subveniat. Etc.

REMARQUE. — Quelquefois cependant ut non et ut ne se rencontrent l'un à côté de l'autre sans aucune différence de sens.

Ex. : Cic., de Fin., 11, 8, 24: ex quo efficitur, non ut voluptas ne sit voluptas, sed ut voluptas non sit summum bonum.

Mais cette confusion est rare et les bons écrivains l’évitent ordinairement.

2 On emploie régulitrement ut ne {ou ne tout seul)! quand le verbe principal implique l'idée d'une intention et, par conséquent, après les verbes ou les expressions qui signifient une manifestation de la volonté ou de l'activité tendant à ce que telle ou telle chose n'arrive pas.

Ex. : Tén., Andr., 699 : si poterit fieri ut ne pater per me stetisse credat, | quo minus hæc fierent nuptiæ, volo. — Cic., p. Cluent., 6, 16 : Statuit nihil sibi ... gravius faciendum, quam ut illa matre ne uteretur. 16. 60, 168 : fecisti, ut ne cui innocenti mæror tuus calamitatem afferret. 44 Fam., X, 12, ὅ perfice ut ne minus res publica tibi quam tu rei publicæ debeas. — Τέκ., Hec., 595 : hæc mihi nunc curast maxuma ut ne quoi mea | longinquitas ætatis obstet. — Cic., ad Fam., 11, 7, 4 : nunC ἃ tribuno plebis (peto) non ut decernatur aliquid novi.…., sed ut ne quid novi decernatur. — Conx. Nér., Them.,1, 3 : eisque prædixit, ut ne prius legatos dimitterent, quam ipse esset remissus*. — Cic.,

1. L'expression ut ne est fréquente dans l'ancienne langue et assez fréquente chez Cicéron, mais ne se rencontre presque plus après lui.

3. Cet exemple montre que ut ne n'était pas absolument synonyme de ne ct que l'usage de cette locution permettait d'exprimer avec force certaines nuances assez délicates : ut 56 rapporte à l'ordre, n6 à la défense; done prædicere ut ne, c'est « ordonner de ne pas faire... ».

Orat., 58, 198 : in dicendo nihil est propositum, nisi ut ne immoderata ... sit oratio. Etc.

Cic., in Verr., Il, 5, 2, 5 : M. Crassi virtute ... factum (est), ne fugitivi ad Messanam transire possent. 4d Fam., IV, 13, 1 : perfeceratque fortuna ne quid tale scribere possem. — PLauTe, Asin., 313 : Cavebis ne me attingas, si sapis'. De Of. 1, 39,140 : cavendum est ne extra modum sumptu et magnificentia prodeas. 4d 0. fr., 1, 1, 1, 4 : hoc te primum rogo, ne contrahas ac demittas animum. — Cés., de Bell. civ., 11, 13, 3 : Cæsar per litteras Trebonio magnopere mandaverat, ne per vim oppidum expugnari pateretur. — Cic., Phil., 2,38, 97 : nuper fixa tabula est, qua … statuitur, ne ... sit Creta provincia. — T.-Live, X, 27, 2 : ita convenit, ne unis castris miscerentur omnes. Etc.

REMARQUES. — I. Contrairement à la règle générale qui vient d'être donnée, les verbes ou expressions signifiant permettre se construisent, à ce qu'il semble, avec ut non.

Ex. : Cic., Orat., 43, 148 : quis.. se tam durum agrestemque præberet, qui hanc mihi non daret veniam, ut cum meæ forenses artes et actiones publicæ concidissent, non me aut desidiæ, quod facere non possum, aut mæstitiæ, cui resisto, potius quam litteris dederem? — CÉs., de Bell. Gall., V1, 8, 1 : neque suam pati dignitatem, ut tantis copiis tam exiguam manum.….. adoriri non audeant.

I]. C’est peut-être par analogie avec le tour tout à fait régulier fieri non potest ut... ΠΟΏ..., il est impossible que. ne. pas, que l'on a dit facere non possum ut... non... (cf. Cic., de Leg. agr., 2, 3, 1), je ne peux m'empêcher de, et même non faciam (syn. de non committam) ut... non (cf. Cic., in Cat., 3, 3, î), je ne commettrai pas la faute de ne pas.

Mais, en dehors des cas énumérés ici et dans la remarque précédente, on ne trouve ut non, au lieu de ne, que dans des auteurs incorrects.

111. Au lieu de ne quis, ne quid, ne ullus, etc., qu'on attendrait en vertu de la règle générale, on trouve ut nemo, ut nihil, ut nullus, etc., quand le sens exige qu'on insiste sur l'idée du pronom.

Ex. : T.-LIVE, XXII, 39, 21 : nec ego ut nihil agatur suadeo, sed ut agentem te ratio ducat. Etc.

IV. De même que volo ut. est rare, comme nous l'avons dit ($ 497, 1°, a), de même volo ne... ne se rencontre guère (cf. cependant Cic., ad At£., XI, 42, 4). On le remplace par nolo suivi d'une proposition au subjonctif sans conjonction ?.

4. Des exemples comme celui-ci pourraient donner à penser que la construction primitive élait quelque chose comme : ne me attingas : cave. C'est ce que Scnwauz (Lat. Synt., 8 211) laisse entendre, mais celte explication ne convient que pour cavere ΠΘ...; en cffct, on n'a aucun exemple ancien de ut ne après cavere; on n'en cite que de Cicéron (cf. de Am., 26, 99) et de T.-Live (XXXIV, 17. 8): l'explication ne rend pas comple des autres constructions dans lesquelles n6 est évidemment un raccourcissement d'expression pour ut ne.

2. Comme on dit aussi volo facias, etc., on dit aussi, naturellement, volo non facias, cte.

Ex. : Cic., ad Att., 111, 22, 1 : vellem tua te occupatio non impedisset. Etc.

499. — La conjonction ne. — On construit, non plus avec ut ne, mais avec ne! tout seul les verbes ou expressions signifiant craindre.

4° Une phrase comme je crains qu'il ne vienne se dit en latin timeo ne veniat.

Ex. : Gic., de Leg.,l, +, 12 : vereor, ne, dum minuere velim laborem, augeam. — Cés., de Bell. civ., 1, 66, 2 : Veriti, ne noctu impediti sub onere confligere cogerentur aut ne ab equitatu Cæsaris in angustiis {enerentur. Etc.

2 πο phrase comme je crains qu'il ne vienne pas se dit en latin timeo ne non veniat?.

Ex. : Cic., ad Att., VII, 12,2 : vereor ne exercitum firmum habere non possit. Ad Fam., XIV, 5, 1 : intellexi te vereri ne superiores (litteræ) mihi redditæ non essent. Etc. *.

REMARQUE. — L’analogie des verbes signifiant craindre a donné naissance à des expressions comme : timor (metus, pavor) est ne..., cura est ne... periculum est ne... periculosum est ne. (cf. CorNir., αὐ Her., 1, 10, 17); anxius sum, ne... (cf. SALL., Jug., 6, 3); sollicitus ne... (cf. T.-LiVE, XXXV, 34, 1); pavidus, ne... (cf. T.-LivE, XXXVII, 7, 7); non sum securus, 16... (cf. T.-LiVE, XXXIX, 16, 6); in metu esse, Π6...; in periculo esse, 26...; cura incedit aliquem ne... (cf. T.-Livr, 1V, 50, 7). Etc.

500. — La conjonction πθ΄ se construit aussi après les verbes qui signifient défendre (interdico, interpello, οἷο. ὅ), empécher (impedio, obsto, intercedo, etc.*), refuser de (recuso), éviter de (vito), s'abstenir de (me teneo, me repriino, etc.).

EX. : Cic., de Div., 1, 30, 62 : Pythagoricis interdictum putatur, ne faba vescerentur. — T.-Live, IV, 43, 8 : tribunis interregem interpellantibus, ne senatusconsultum fieret. — Cic., ad Att., XI, 43,5 : plura ne scribam dolore impedior. In Verr., ll, 5, 2, 5: Obstitisti, ne ex Italia transire in Siciliam fugitivorum copiæ possent. — Conxir., ad Her., Il, 28, 45 : (Sulpicius) intercesserat, ne exsules reducerentur. -- Conx. Νέν., Hann., 12, 3 : illud recusavit (Prusias), ne id ἃ se fieri postularent, quod adversus jus hospitii esset. — Cic., Orat. part., 11, 60 : erit in enumeratione vitandum, ne

4. Ne marque proprement une chose ficheuse qu'on voudrait éluigner de soi. Sur l’origine probable de cet cmploi de n@ après les verbes signifiant « craindre », νοῦ. ci-dessus, p. 357, @.

2. Toutcfuis, il convient de remarquer que ne non, très rare dans l'ancienne langue, mais fréquent chez Cicéron, ne so rencontre presque plus après lui.

3. Sur la construction metuo (timeo, etc.) uf.…., νον. ci-dessus, p. 521, Rex. Il ctn. 5.

ἃ. A cause du sens précis dont il a été question ci-dessus, ἢ. 1,

5. Mais veto ne. est poétique ct, en tout cas étranger à la prose classique (cf. Hon., Sat., 11, 3, 187). |

6. Mais prohibeo ne... est rare, bien qu'aulorisé par l'usage classique (οἵ, Cic., Die, in Cæcil., 10, 33).

GRAMM. COMP, DU GREC ET DU LATIN (Syntaxc). 34

ostentatio memoriæ suscepta videatur esse puerilis. — Tén., Hec., 165 : Me reprimam, ne ægre quicquam ex me audias. Etc.

REMARQUES. — Ï. Quelquefois la conjonction ne dépend d'un verbe sous-entendu dont l'idée est impliquée dans la proposition principale. Ex. : T.-Live, VIII, 10, 10 : Decii corpus ne eo die inveniretur nox quærentes oppressit (c.-à-d. oppressit atque ita impedivit ne...).

IT. On a vu que les verbes énumérés ci-dessus se construisent avec quo minus ou avec quin, quand ils sont accompagnés d’une négation (cf. ci-dessus, δὃδ 492; 495). Toutefois cette règle ne paraît pas s’appliquer aux verbes signifiant défendre.

Ex. : Cic., de Fin., 1, 3, 1 : nec mihi tamen ne faciam interdictum puto'.

504. — Ut dans une proposition finale. — Au lieu de commencer une proposition complétive, la particule ut peut servir à exprimer le but, l'intention et introduire une proposition finale? au subjonctif. |

Ex. : Connir., ad Her., IV, 28, 39 : esse oportet, ut vivas, non vivere ut edas. Etc.

REMARQUES. — I. Pour l'emploi de quo ayant d'une manière générale le sens final, cf. ci-dessus, ὃ 493, p. 513, 1°, et pour l'emploi de quo, au lieu de ut, devant un comparatif, voy. ci-dessus, $ 493, p. 513, 20.

IT. Dans certaines phrases, le sens final de ut est très effacé.

Ex. : Cic., de Fin., 1, 16, 50 : justitia restat ut de omni virtute sit dictum (au lieu de restat ut de justitia dicamus ut de omni virtute sit dictum. Cf. en français : il nous reste à parler de la justice pour avoir fini de traiter, etc.

502. — A la locution française pour ainsi dire répond le latin ut ita dicam, à l'époque classique; c’est seulement à l'époque impériale (chez Quintilien et chez Tacite surtout) qu’on trouve, en pareil cas, ut sic dixerim. Dans ce tour, le subjonctif dixerim est à l’aoriste et n’a pas d'autre valeur que le subjonctif présent (cf. ci-dessus, 8 278).

Il ne faut pas confondre avec cet emploi du subjonctif aoriste celui du subjonctif parfait, que l'usage le plus correct autorise toutes les fois que le sens le demande.

Ex. : T.-Live, XXXIII, 41, 6 (paroles des Étoliens qui ont été les alliés des Romains contre Philippe) : cum Philippo jam gratiæ privatæ locum quærere (sc. Quinctium), ut dura atque aspera belli Ætoli exhauserint, pacis gratiam et fructum Romanus in se vertat (c.-à-d. pour que les Étoliens aient eu tout le mal et que lui Quinctius recueille tout le profit).

4. Voy. O. Riruaxx, Synt. lat., ξ 189, Ru. I. 2. Il est aisé de voir comment ce sens particulier s'est dégagé du sens de la particule dans les ennstractions où elle sert à exprimer une manifestation de la volonté ou de l’activité en vuc d'un but à atteindre.

503. — Propositions finales négatives.— Dans les propositions finales négatives, c'est ut ne ou plus souvent ne' tout seul qui signifie pour 406... ne... pas.

Ex. : Enx., cité par Cic., de Orat., 1, 45, 499 : (quos ego...) dimitto, ut ne res temere tractent turbidas. — PLaure, Merc., 960 : at ego expurigationem habebo, ut ne succenseat (cf. Capt., 461). — Τέκ., Eun., 941 sq. : (eg0 pol te...) ulciscar, ut ne impune in nos inluseris. — Cic., in Verr., II, 4, 14, 32 : quid vis nobis dare, ut isti abs te ne auferantur? Cf. P. Sest., 24, ὅδ: p. Rabir., ἃ, 9. De Ναί. deor., 1, 7, 11: sed ut hic... ne ignoret, quæ res agatur, de natura agebamus deorum:. Cf. Vanr., de Re rust., 11, 2, 19: III, 46, 34; [Asin. Poe], de Bell. Afric., 9; Pare, Fab., 1V, 24%, 14; Svér., Tib., 49; Cal., 4. A.-GELLE, V, 12, 8.

Cés., de Bell. Gall., I1, 5,2 : ne cum tanta multitudine uno tempore confligendum sit (cf. 111, 11, 3; V, 48, 4); VI, 5, 2 : Cavarinum.… proficisci jubet, ne quis…. civitatis motus exsistat (cf. VI, 9,7; 13, 7; 29, 5; VII, 2,2; 45, 8; 10, 2; 1; 14, 2; 90, 5). De Bell. civ., 11, 10, 6: super lateres coria inducuntur, ne canalibus aqua immissa lateres diluere posset. Etc.

C'est là une construction trop connue pour qu'il soit nécessaire d'en multiplier les exemples.

REMARQUE. — Pour l'emploi de ut non dans une proposition ayant l'apparence d'une proposition finale, voy. ci-après, $ 507, REX. 11, p. 537.

504. — Ut dans une proposition consécutive. — Les propositions marquant la conséquence commencent aussi par ut et sont au subjonctif.

La conjonction ut est employée tantôt avec un corrélatif, tantôt sans corrélatif exprimé.

4° Ut peut avoir comme corrélatif dans la proposition principale

4. L'expression négative ut n6 50 rencontre en latin d'Eunius à Aulu-Gelle, mais non pes chez tous les évrivains; beaucoup, comme César, Salluste et T.-Live, emploient n6, que quelques grammairiens considèrent cumme la forme primitive (cf. Scnmauz, Lat. Synt., $$ 211 οἱ 287). Cicéron préfère ut ne à ne dans tous les cas où l’idée d'intention doit étre marquée avec force.

2. Cette phrase renferme un tour ordinaire en latin. Au lieu de diro : « Mais pour que vous n'ignoricz pas le sujet dont nous nous occupons, sache: que nous traitons de la nature des dieux », le latin supprime les mots comme sachez, écoutez, apprenez, etc., et construit d'une manière indépendante la phrase qui logiquement devrait être subordonnée à un de ces verbes ou à un verbe analogue,

Ex. : Cic., de Sen., 17, 59 : atque ut intellegatis nibhil ei ἐπ ΘΕΟΡΒΘΒΕ) tam regale videri quam studium agri colendi, Socrates in 60 libro loquitur cum Critobulo Cyrum minorem... ostendisse. Cf. ib., 15, 52 : satiari delectatione non possum, ut meæ senectutis requietem oblectamentumque noscatis. Etc.

soit un adjectif ou un pronom (is, talis, tantus,, soit un adverbe (tam, tantum, sic, ita, adeo)!.

EXx. : Connir., ad Her., IV, 24, 34 : 6008 videbar ea accepisse condicione, ut eos, quoad possem, incolumes patriæ et parentibus conservarem. — T.-Live, VII], 14, 2 : Lanuvinis civitas data (est) cum eo, ut? ædes lucusque Sospitæ Junonis communis Lanuvinis municipibus cum populo Romano esset. — Cic., de Fin., V, 1, 2 : tanta vis admonitionis inest in locis, ut non sine causa ex his memoriæ ducta sit disciplina.

Cic., Orat., 40,131 : sic dicet orator, quem expetimus, ut verset sæpe multis modis eandem et unam rem, sæpe etiam extenuet aliquid, sæpe ut irrideat, ut declinet a proposito deflectatque sententiam. Tusc., III, 29, 71 : quis tam demens (est), ut sua voluntate mæreat ? In Verr., Première action, 4, 12 : (Siciliam) iste per triennium ita vastavit, vexavit ac perdidit, ut ea restitui in antiquum statum nullo modo possit. — Corn. Νέρ., Hann., 4,3: (Hannibal) petens Etruriam adeo gravi morbo afficitur oculorum, ut postea nunquam dextro æque bene usus sit. Etc.

2 Quand ut est employé sans corrélatif exprimé”, il signifie à lui seul en sorte que.

Ex. : Cic., de Falo, 4, 8: in naturis hominum dissimilitudines sunt, ut alios dulcia, alios subamara delectent. Ρ. Mi., 23, 61: magna vis est conscientiæ et magna in utramque partem, ut neque timeant, qui nihil commiserint, et pœnam semper ante oculos versari putent, qui peccarint. — T.-Live, V, 43, 3: (Romani) ex loco superiore strage ac ruina fudere Gallos, ut nunquam postea nec pars nec universi tentaverint tale pugnæ genus. Etc.

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