Mais voy. ci-après, p. 116, el ARE
SRE
κακούργων νόμῳ (et je ne tombe pas sous le coup de la loi relative aux malfaiteurs). — PLATON, Lois, 943 e : ὅπλων ἀποδολῇς ἔστω δίκη ῥιφθέν- TOY, il y aura procès pour Île cas où l'on aura jeté au loin 508 armes.
CICÉRON, de Orat., Il, #1 : usus nostri quasi quædam monita, quelques préceptes puisés dans notre expérience. — Ibid., 1, 46 : causæ publicæ judiciorum, contionum, senatus, les affaires d'Élat, plaidées devant les juges, l'assemblée, le sénat. — CÉSAR, de B. Gall., V, 54 : Remos Cæsar pro recentibus Gallici belli officiis (cn récompense des services rendus dans la guerre contre les Gaulois) præcipuo honore habuit. — SALLUSTE, Oral. Phil., $ 3 : exercitum opprimundæ libertatis, une armée destinée à étouffer la liberté. — T.-LivE, IX, 45, 48 : oratores pacis petendæ!, des ambassadeurs chargés de demander la paix. XXIII, 43, 4 : si Trasumenni quam Trebiæ, si Cannarum quam Trusumenni pugna nobilior esset (au lieu de l'expression plus ordinaire Cannensis pugna)°.
II. Le grec, qui dispose de l'article, peut exprimer, au moyen d’un génitif complément de l’article au neutre, la chose qui appartient à un autre objet à titre de propriété (dans le sens propre ou figuré).
EURIPIDE, Orest., 125 : χοινὰ τὰ τῶν φίλων. Herc. fur., 633 : πάντα τ᾽ ἀνθρωπων ἴσα. Troy., 612 : τὸ τῆς ἀνάγκης δεινόν (la force de la
nécessité). — THUC., VII, 48, 5 : τὰ τῶν Συρακοσίων (les ressources des Syracusains) ἔφη ἥσσω τῶν σφετέρων εἶναι. — PLATON, Lois, 712 : τὸ
τῶν ἐφόρων (le pouvoir des éphores) θαυμαστὸν ὡς τυραννιχὸν γέγονεν. Ibid., 89θυ: τὰ τὴς ψυχῆς (l'âme οἱ lout ce qui s'y rattache) τῶν τοῦ σώματός ἐστι πρεσύύτερα. laches, 188 : ἐθέλει χατὰ τὸ τοῦ Σόλωνος (suivant le mot, la maxime, le précepte de Solon) χαὶ ἀξιοῖ μανθάνειν ὥσπε ἄν ζῇ. — XÉN., Anab., 1, 3, 6 : τὰ Κύρου (la conduite de Cyrus) οὕτως ἔχει πρὸς ἡμᾶς ὥσπερ τὰ ἡμέτερα πρὸς ἐχεῖνον. — DÉM., XIV, 34 : ἀνάγχη τὰ τῶν Ἑλλήνων φοονεῖν.
Le latin, qui n'a point l'article à sa disposition, se sert quelquefois des pronoms hic cu ille, comme dans l'expression illud Pherecydis. Mais, en pareil cas, ce n’est pas par τὸ Φερεχύδου, c'est par τοῦτο Φερεχύδου, que le grec eût rendu l’idée. En d'autres termes, les pronoms ille ou hic ajoutent à l'expression un sens particulier : ce mot, ce trait, ce principe connu (ou fameux), de Phérécyde.
Cf. Cic., Brul., 21, 83 : at oratio Lælii de collegiis non melior quam de multis quam voles Scipionis : non quo 1118 Lælii (lc discours si renommé de Lélius) quicquam sit dulcius, etc. P. Arch., 11, 28 : nullam enim virtus aliam mercedem.. desiderat præter hanc laudis et gloriæ (celle dont je vous parle en ce moment).
Mais, si les pronoms latins hic οἱ ille disent plus que l'article dont le grec se contenterait sans doute en pareil cas, il n’en est pas moins vrai que l'absence d'article en latin est pour beaucoup dans cet emploi.
Quand le sens général de la phrase ne permet pas d'employer ainsi hic ou ille, pour
1. Dans les expressions de ce genre, l'idée de destination est exprimée par l'adjectif verbal cn -ndus, qui est, dans certains cas, une sorte de participe de l'action future,
2. On peut ajouter les constructions suivantes : post diem tertium ejus diei, litt. « le troisième jour se rattachant à ce jour, c.-à-d. le troisième jour aprés (Cic., ad Att., 11. 7, 1); sextum post cladis annum (Tac., Ann., I. 62). C'est ἃ cet emploi du génitif qu'on peut rattacher le génitif jus diei construit avec pridie et postridie, qui dépend en réalité du substantif dieg contenu dans ces mots.
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suppléer ἃ l'absence d'article, on se sert en latin du mot res ou d’un autre substantif. Dans les phrases où l’article grec ne ferait que rappeler l'idée d'un nom précédemment exprimé ‘comme en français, celui, celle), le latin a la ressource de répéter le substantif.
Ex. : Scipionis orationes meliores sunt orationibus Lælii.
Mais, en général, on construit la phrase de façon à ne pas répéter le substantif : en effet, on le sous-entend, quand il devrait être répété au même cas, ou lorsqu'il y a, la seconde fois, une préposilion, pour indiquer le cas qui est sous-entendu :
Ex. : Scipionis orationes meliores sunt quam Lælii. — Cic., #7 Verr., 4, 30 : flebat uterque.…, pater de filii Yorte, de patris filius (περὶ τῆς [sc. ξυμφορᾶς] τοῦ πατρός). Phil., XI, 4, 9 : quis est qui possit sine Trebonii maxima contumelia conferre vitam Trebonii cum Dolabellæ?
Il. En grec, quand le possesseur est un pronom, il peut être indiqué à l'aide du pronom personnel, mais aussi à l’aide de l'adjectif possessif de la manière suivante :
α) Arec ou sans idée de réflexion : τὸν ἐμὸν ἵππον (θαυμάζω ou θχυμάζει), τὸν ἵππον τὸν ἐμόν (θαυμάζω ou θαυμάζει).
B)Sans idée de réflexion : τὸν ἵππον μου ou μου τὸν ἵππον θαυμάζει.
Υ) Arec idée de réflerion : τὸν ἐμαυτοῦ ἵππον, τὸν ἵππον τὸν ἐμαυτοῦ θαυμάζω — τὸν ἡμέτερον αὐτῶν ἵππον, τὸν ἵππον τὸν ἡμέτερον αὐτῶν (αὐτῶν n'est pas nécessaire) θαυμάζομεν, εἰς. (σφέτερον αὐτῶν peut être remplacé par ἑαυτῶν).
Λύτοῦ correspondant au latin ejus se place comme mou, σου, etc.; αὑτοῦ, ipsius, εἰ τούτου, ἐχείνου se placent comme ἐμαυτοῦ, etc.
Les exceptions à cette règle sont assez rares, du moins à la bonne époque de la langue; car, dans la langue postérieure (voy. par ex. le Nouveau Testament), mou, Go, etc., sont intercalés entre l'article et le substantif. Toutefois, on a remarqué que μου, σου, etc., peuvent être régulièrement intercalés soit après un adjectif, ou un adverbe, tenant lieu d’un adjectif.
Ex.: XÉN., Hell., VII, 1, 20 : οἱ ἅλλοι αὐτῶν σύμμαχοι. Cyr., VIII, 8, 3 : τῇ πρόσθεν αὐτῶν δόξῃ, soit après une particule, Ex. : SoPaocLe, Œd.-R., 62 : τὸ... μὲν γὰρ ὑμῶν ἀλγος. Inversement τούτου et ἐχείνου ne sont pas toujours intercalés?, mais le fait est rare.
IV. En latin, contrairement à ce qui a lieu en grec, le génitif possessif des pronoms personnels ne s'emploie pas ordinaïrement, mais se remplace par l'adjectif possessif correspondant (ὁ φίλος μου, amicus meus). Toutefois on trouve déjà dans Cicéron les commencements de l’autre construction.
Phil., IV, 1, 4 : frequentia vestrum incredibilis. Ad Aff., VII, 13, 3 : is splendor est vestrum (p. vester). Cf. SaLL., Caf., 33, ἃ : majores nostrum.