‹ Grammaire complète syntaxique et littéraireChapitre 293 sur 399 · GRAMMAIRE COMPLÈTE. H · texte numérisé non relu

GRAMMAIRE COMPLÈTE. H

S^il vous a accordé sa confiance, vous LA devez à votre bonne conduite. (Vous devez sa confiance.)

f avais promis de lui faire obtenir cette place, mais il ne LA mérite pas (cette place).

S'il vous a accordé sa con- /tance, vous le devez à votre bonne conduite. (Vous devez cela, qu'il vous ait accordé sa conjuince.)

f avais promis de lui faire obtenir cette place, mais il ne LE mérite pas. (Il ne mérite pas cela, que je lui fasse obtenir cette place.)

807. Les pronoms le, la, les ne doivent point être employés pour représenter le mot qui figure comme sujet dans la même proposition. Molière ne s'est pas exprimé correctement quand il a dit : L'allégresse du cœur s'augmente à la répandre; et Gresset a également violé la règle dans cette phrase : Les méchants nous apprennent à L'être. Il faut remplacer l'infinitif par une proposition complétive : L'allégresse du cœur s'augmente quand on la répand. L'exemple des méchants nous entraîne et fait que nous le devenons nous-mêmes, ou corriger de toute autre manière.

808. Le, la, les peuvent s'employer entre le pronom ce et le verbe être quand il s'agit de choses inanimées et qu'aucune proposition commençant par un pronom conjcnctif n'est ensuite exprimée ou sous-entendue :

Est-ce là votre voiture? Oui, ce Lest. — Sont-ce vos livres? Oui, ce les sont.

Mais quand on parle de personnes ou quand il vient ensuite une proposition complétive, on doit préférer les pronoms lui, eux, elle, elles :

Sont-ce vos frères? Oui, ce sont eux. — Est-ce là votre plume? Oui, c'est elle que vous avez à la main.

Remarquons pourtant que si les réponses : oui, ce L'est, ce LES sont doivent être regardées comme correctes, on évite cependant aujourd'hui de les employer, parce qu'elles ont quelque chose d'affecté, de bizarre; on dit plutôt simplement : Oui, ou oui, c'est ma voiture; OUI, ce sont mes livres.

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