Quelquefois on fait usage du pronom quoi, mais
SYNTAXE. — DU PROiNOM. 249
plus particulièrement avec un antécédent d'un sens indéfini :
Les princes ont dans leur vie des périodes d'ambition^ après QUOI d'autres passions et l'oisiveté même se succèdent. (Montesquieu.)
// n'y a rien sur quoi Von ait plus écrit. (Boniface.)
Nota. — Les pranoms lequel, laquelle, ne pouvant être admis dans les vers, les poètes ont dû avoir la faculté de se servir de qui après une préposition en rapport avec des choses non personnifiées. C'est là une licence qu'on ne peut pas se permettre en prose, sauf peut-être dans le style élevé; voici des vers où l'emploi de qui après une préposition n'est pas conforme à la règle grammaticale :
Soutiendrez- vous un faix sous qui Rome succombe?
Corneille.
Votre vie est pour moi d'un prix à qui tout cède.
Racine.
J'ai su tromper les yeux -par qui j'étais gardé.
Racinb.
Les chiens à qui son bras a livré Jézabel.
Racinb.
Je pardonne à la main ■par qui Dieu m'a frappé.
Voltaire.
Du haut de la montagne où sa grandeur réside, Il a brisé la lance et l'épée homicide Sur qui l'impiété fondait son ferme appui.
J.-B. Rousseau.
Remarque. Il n'est plus permis aujourd'hui d'employer où pour auquel, à laquelle, etc., à moins que le nom qu'on veut représenter par le pronom n'exprime une idée de lieu. Il ne faut point imiter Montesquieu quand il dit : Cest un mal où mes amis ne peuveni porter remède. Il ne faut pas dire non plus : La félicité où f aspire. On doit corriger ces fautes de la manière suivante : Cest un mal AUQUEL mes amis ne peuvent porter remède. La félicité À laquelle j'aspire. Les poètes seuls se permettent encore quelquefois cette licence.
DONT — D'otj.