DES COMPLÉMENTS DES VERBES
866. En dehors du cas où le complément est dit multiple, comme dans cet exemple : L'écureuil mange des NOISETTES, de la FAÎNE et du GLAND, uu verbe ne peut avoir deux compléments directs, parce qu'une seule action n*a qu'un seul objet immédiat. D'Olivet a donc eu raison de critiquer ce vers de Racine :
Ne vous informez pas ce que je deviendrai,
puisque vous et ce sont l'un et l'autre compléments directs de informez. La grammaire veut qu'on dise :
Ne vous informez pas de ce que je deviendrai.
Il n'est pas permis non plus de donner à un verbe deux compléments indirects pour exprimer le même rapport. Ainsi, on ne peut pas dire :
C'est À Jenner à qui l'on doit la découverte de la vaccine.
A Jenner, à qui, forment une périssologie : il n'y a qu'un seul rapport d'attribution , il ne doit y avoir qu'un seul complément indirect marqué par à.
Il faut dire :
C'est À Jenner que Von doit la découverte de la vaccine.
Nous avons déjà parlé de cette difficulté au chapitre du pronom. Voir numéro 830.
867. Il ne faut pas donner à un verbe un autre complément que celui qu'il exige : ainsi,