‹ Grammaire de la curiositeChapitre 44 sur 133 · LES BIJOUX ET LES JOYAUX · texte numérisé non relu

LES BIJOUX ET LES JOYAUX

•'est à titre de sœur jumelle de l'orfèvrerie que la bijouterie est admise dans les collections d'amateurs, dans celles surtout qui sont organisées et entretenues par des mains féminines.

Comme l'a dit un émincnt critique d'art, l'orfèvre est le bijoutier du dressoir, le bijoutier est l'orfèvre de l'écrin. Tous les deux, en effet, fondent, repoussent, cisèlent les mêmes métaux, l'or, l'argent, l'acier ou le cuivre ; ils montent les mêmes pierres précieuses, le diamant ou la perle, manient les mêmes outils, le marteau ou le burin. « Leur histoire commence au même moment : le jour où l'homme à peine humain éprouvait un vague plaisir à ébaucher un profil de cerf sur l'ivoire de son bâton de commandement ou une ligne sinueuse sur le vase qu'il modelait en argile ; ce jour-là la femme recueillait des pierres de couleurs variées, arrondies par le flux et le reflux des déluges, les perçait et s'en composait des colliers et des pendants d'oreilles » '.

Avec les progrès de la civilisation, tous les petits hochets de la parure, bagues, couronnes, aigrettes, chaînes, chaînettes, bracelets,

Page 1