‹ Grammaire de la curiositeChapitre 74 sur 133 · I. Pliilippe lUirt)', Chefs-d'œuvre des Arts industriels · texte numérisé non relu

I. Pliilippe lUirt)', Chefs-d'œuvre des Arts industriels

l'art intime

fussent bien et loyalement mis en besogne et sans aucun excès de superflu ».

L'art de l'émail des peintres ne survécut pas au xvi'^ siècle. Il périt avec les Valois. Seul, l'émail des orfèvres continua d'embellir les bijoux et les joyaux ; mais avec le xvii' siècle, il perdit un peu de sa

vogue, quand les pierres précieuses redevinrent en faveur. Néanmoins les Laudin soutinrent la réputation de la fabrique de Limoges. D'un autre côté, Jean Toutin, orfèvre de Châteaudun, qui florissait en 1630, fut le premier qui fabriqua en France avec succès des bijoux émaillés. Jean Toutin devint le chef d'une école dont les portraits, les médaillons, les bagues et les boîtes de montre furent vivement recherchés. Un marchand de la Galerie du Palais, dans la Ville de Paris en vers burlesques, par le sieur Berthod , s'adresse ainsi aux promeneurs :

J'ai les cravates les plus belles, Un manchon, un bel éventail, Des pendants d'oreilles d'émail . . .

Les bijoux émaillés ainsi vendus au Palais étaient de fabrique parisienne. Spon, dans la liste de ses cMnew-Y, cite entre autres: « M. Hubin, émailleur, rue Saint-Denis, vis-à-vis la rue aux Ours ». Il y avait aussi le sieur Do, « émailleur rue du Harlay », dit le Livre Commode, et enfin le sieur Roault, autre émailleur rue Saint-Denis, lequel faisait, en émail, toutes sortes [de figures humaines, et autres représentations. « Il vend aussi des aigrettes d'émail, qui, avec une grande beauté, ont cette propriété de ne pas prendre la poussière ». Son fils lui succéda, et ses émaux furent encore plus célèbres que les siens. Suivant V Année littéraire de 1758, Piron en possédait, dont il était très fier.

Pour en revenir aux émaux de Toutin, ce genre de peinture fut per-

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loi. Buire en émail de Limoges, par Pierre Raymond.

l'art intime:.

Planche XIII

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