LIVRE DEUXIÈME Sculpture
I. La sculpture est l'art d'exprimer des idées, des sentiments ou des carac-
tères par l'imitation choisie et palpable des formes vivantes 329
II. La sculpture est un puissant moyen d'éducation publique, parce que ses
créations éternisent parmi les hommes la présence d'une beauté supérieure dans les formes visibles et tangibles qui manifestent l'esprit. 331
III. La sculpture peut s'élever au sublime lorsque, par des figures colossales
et conformes au génie de l'architecture elle éveille l'idée d'une durée éternelle et le sentiment de l'infini 33 i
IV. L'art du sculpteur consiste à élever la vérité individuelle jusqu'à la vérité
typique, et la vérité typique jusqu'à la beauté, en cherchant dans la
vie réelle les accents de la vie générique et idéale 337
V . La sculpture a deux manières de représenter les objets : le bas-relief et la
ronde-bosse . 342
VI. La modération du mouvement et la sobriété du geste sont les premières
lois de la statuaire 343
Vii. La loi du mouvement varie et doit varier selon les matières employées
par le sculpteur 351
La terre 351
Le bois 352
La pierre 354
Le marbre 355
Le bronze 356
L'or et l'ivoire 359
VIII. L'emploi des statues comme membres d'architecture modifie la loi du
mouvement dans l'art statuaire 361
f S . La convenance du geste ou de l'attitude et le caractère des formes sonl les
plus grands moyens d'expression dans l'art statuaire 363
La convenance du geste ou de l'attitude 364
Le caractère des formes 372
Le front, la chevelure 37(ï
L'œil, la bouche 376
L'oreille, la joue 377
Le cou, la gorge 380
La poitrine 382
Le ventre, le nombril 384
Le dos, les hanches 385
Les cuisses, les jambes, les bras 386
Les extrémités 387
X. Le sculpteur généralise le vêtement par la draperie et particularise la
figure par les attributs 394
XI . En ce qui touche le costume moderne, lorsqu'il est inévitable, le sculpteur
tient compte des convenances historiques, des dimensions de la statue,
et de la place qu'elle occupera. 408
XII. Pour les animaux comme pour la figure humaine, le sculpteur peut et
doit préférer à la vérité individuelle la vérité typique 413
XIII. La sculpture en bas-relief, étant un art de convention, obéit à d'autres lois
que la statuaire: elle est plus libre dans le choix de ses mouvements; elle est moins assujettie à la réalité palpable; elle arrive à la vérité par
d'heureux mensonges 421
Le haut-relief 423
Le demi-relief 424
Le bas-relief 42b
XIV . La polychromie naturelle, celle que produit le mélange de plusieurs ma-
tières, peut convenir à la sculpture, mais non la polychromie artificielle. 431
XV. Il importe au sculpteur de posséder la tradition des différents styles qui
ont régné dans l'art, et qui sont comme les idiomes de la langue qu'il
doit parler 438
Style égyptien 439
Style grec 142
Style romain 448
ANNEXE AU LIVRE DEUXIÈME Glyptique.
I. A la sculpture en bas-relief se rattache la glyptique, c'est-à-dire l'art de
graver en relief ou en creux sur pierres fines ou sur métaux 455
Gravure en pierres fines.
II. L'art de graver en pierres fines comporte des variations ou du moins des
nuances dans la composition etl'exécution des figures, selon la matière
mise en œuvre par le graveur 457
..11. C'est laloi dominante de la gravure en pierres fines, qu'il y faut conserver
en petit le sentiment de la grandeur, par le sacrifice des parties sans importance, à la vérité ressentie des traits et des a'oents caractéristiques 45.1
Gravure en médailles.
IV. La gravure en médailles veut un style laconique et concentré qui abrège
le modelé des formes et n'en donne que l'essence 470