DES NOMBRES ET DES PERSONNES DANS LES VERBES
II y a dans les verbes, comme dans les noms, deux nombres : le singulier et le pluriel. lie singulier, quand une seule personne ou une seule chose fait l'action du verbe : je chante^ iu dor$, U marche: et le pluriel, quand deux ou plusieurs personnes ou plusieurs choses concourent à cette action : nous chantons, vous dormez, Us marchent.
Dans chaque nombre, il y a trois personnes. La première est celle qui parle ; la seconde est celle à qui Ton parle; la troisième est celle de qui Ton parle.
La première personne est exprimée par les pronoms je pour le singulier , et nous pour le pluriel (i8ô);
La seconde personne par le pronom tu et vous ;
La troisième personne par le pronom il et ils.
Cependant, afin de ne pas toujours employer ces pronoms, on a cm qu'il suffirait de donner au verbe une inflexion, une terminaison pour exprimer la première, la seconde et la troisième personne, tant au singulier qu'au pluriel.
Aussi la personne dans les verbes est-elle désignée, du moins le plus souvent, de deux manières*: par le pronom qui la représente : e, nouSf tu, vous^ î/, eUe, ils, elles, et par la terminaison, l'inflexion du verbe :t70W, voyons^ vois, voyez, voit, voient. Mais si l'on a réuni ces deux expressions de la personne, c'est parce qu'il y a quelques occasions où celle du pronom ne peut entrer, comme, par exemple, ainsi que nous le verrons tout à l'heure, dans l'impératif, et que.
(285) En français/ qaoîqn*on ne parle qa'à une seale personne, la politesse Teot qu'ordinairement on se serve de la seconde du pluriel, au lieu de celte du singulier ; on dit: Monsieur t tous scBtVKz fort bien, et non pas : tu écris fort bien.
Dans les verbes passifs et dans les verbes neutres, dont nous parlerons bientôt , quand- on dit par politesse vous, au lieu de tu, le verbe ne prend point un i comme au pluriel; on ne dit point : Madame, vous êtes Amsas , mais vous êtes Amte, quoique tN>ta et êtes soient au pluriel.
Dans les requêtes, les placels, les exposés^ on se sert de la troisième penoone ao lieu de la seconde. — Un domestique peut dire aussi à son maître : Monsiettr , vous êtes servi ; mais, dans les maisons montées sur un baut ton , le domesltqoe dira : Monsieur est servi.