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DES DEUX AUULUIRB8 AVOIR ET ÊTRE

devmir^ inUfvmir, pmrvmir, reotmr, pTenaMit l'auiUBire iêre^ parce que chacun d'eux exprime un état qui résulte d'une action. Celui qui est allé est dans l'état d'un homme qui s'est mu pour se rendre en quelque endroit, et il en est de même lorsque l'action d'aller est déterminée. On dit d'un homme qui esta Rome depuis quelques années : Il e$t allé â Rame. — Être arrivé^ c'est toucher la rive, être au but de son voyage; c'est un état, etc. (319).

(M. Ureauz, JMcl. des Mff.)

Remarque. — Convenir, contrevenir, subvenir, quoique formés du verbe venir, méritent aussi une observation particulière.

Convenir demande tantôt l'auxiliaire avoir et tantôt l'auxiliaire être. Dans le sens i'êire soriable. il prend le verbe avoir; et il prend le verbe être, quand il signifie demeurer (Taecord : c Nous sommes « convenus d'acheter ce qui ne nous avait pas convenu d'abord. »

Contrevenir est employé par le plus grand nombre des écrivains avec l'auxiliaire avoir. Cependant l'Académie, dans l'édition de 1762, se sert de ce verbe avec les deux auxiliaires : n' avoir point contrevenuj n'ÊTRE point contrevenu; mais dans l'édition de 1798, ainsi qu'en 1835, elle n'admet que n' avoir point contrevenu; et, en effet, ce verbe n'exprime réellement qu'une action.

Subvenir prend toujours l'auxiliaire avoir. .

A l'égard des autres verbes neutres, comme dégénérer, disparaUrej échouer ^ accoucher , empirer^ grandir, embellir , échoir, périr ^ cesser^ demeurer^ rester^ partir, rajeunir j viéilliry accourir, croître, décroître, etc., ils prennent les deux auxiliaires, selon le point de vue sous lequel on veut exprimer sa pensée ; de sorte que, si Tac-

A brillant qae danf AUire^ et l'on a peine à concevoir qu'il ait tombé de si haut « joaqa'à Zu/tmtf, ouvrage médiocre. > Vais ces fautes échappent aux meilleun écrivains. l\ fallait dans le premier exemple : /ttl tùmbiê^fi dans le second : ioii tombé.

— Tfofu ne partageons pas entièrement cette opinion, et noua croyons qa'U faut ici laisser aux écrivains la faculté d'employer l'auxiliaire avoir quand Ils vealent exprimer TacUonméme, et non pas Tétat qui en résulte. Ainsi, un auteur est tombé de haut quand on vent dire que sa gloire a souffert de cette chute ; mais il a tombé de haut, quand on veut marquer la distance entre deux de ses œuvres. C'est ainsi que l'Académie, dans son Dictionnaire, donne pour exemple : « Les poètes disent que Vulcain a tombé da ciel pendant un Jour entier, > Hais cet emploi n'est pas fréquenL A. L.

^319; Cette exception a lieu aussi pour les verbes pronominaux iuxqoels on donne rauxillalre Hret bien qu'ils expriment une action.

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tiott qu^ le t^n'bfe exprime est tldée prindpde que I'ob a en^ te partieipe devra être aooompagné de l'auxiliaire atmr^ et de ranxiliaire être, si l'idée principale que Ton veut exprimer a moins pour objet Taction que le verbe exprime, que Tétat qui la suit ou qui en eât l'effet.

Et» comme tout verbe employé avec un régime direet, c'est-à-diie, acHvemmij a rapport à Yaeiion et non pas à l'état, il en résulte que les verbes neutres dont nous venons de parler en dernier lieu auront un des caractères qui annoncent l'action, lorsquMls seront accompagnés d'un régime direct, car dans ce cas îlà seront actlfe; et qu'alors ils devront toujours prendre l'auxiliaire avoir.

Ce principe bien entendu, 6dsons-en Tapplication sur quelques verbes.

DÉGÉNÉREB. On dit : il a dégénéré j pour exprimer l'action; et il est dégénéréy pour exprimer l'état : c II a dégénéré de la vertu de ses « ancêtres. » (L'Académie.) — c Les Romains ont bien dégénéré i^ « la vertu dé leurs ancêtres. » (Patru.) — « Cette race est iégé- « nérée. » (L'Académie.) — - 1 Cette pièce (Bérénice)^ qui a fell verser « bien des larmes sous Louis XIV, n'en ferait pas répandre une seule «( aujourd'hui; nous sommet donc bien dégénérés. » (Préron, Awi^ littéraire.)

Ainsi cette phrase de Yertot : < Plusieurs disaient que l'état mo- « narchique était préférable à une république qui était dégénérée c en pure monarchie, » est correcte, car on n'entendait pas 4«r là une république qui avait dégénéré, qui avait fait l'action de dégénérer ; mais une république dégénérée, qui était dans un état qui est la suite de la dégénération, une république qui était dégénérée.

Disparaître. La plupart des écrivains donnent à ce verbe l'auxiliaire at^oîr; mais on peut le considérer tantôt comme exprimant une action, tantôt comme exprimant un état résultant d'une action. Quand je dis : le jour commence à disparaître y j'exprime évidemment le commencement d'une action; alors, si je veux exprimer cette action comme entièrement faite, je dis : ^ jour a disporte. ^- c Une république fameuse, remarquable par la singularité « de son origine, etc., a disparu de nos jours, sous nos yeux, en un € moment. » (M. Daru, Histoire de la républiqtu de Fenise , 1. 1, p. 1.) — J.-J. Rousseau a dit : « C'est ainsi que la modestie naturelle < du sexe est disparue peu à peu. »

n aurait dû dire a disparu; peu d peu indique une action qui ^se Ait successivement.

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