‹ Grammaire des grammairesChapitre 139 sur 203 · GONJUGAI^N DU VERBE APPELER. SU · texte numérisé non relu

GONJUGAI^N DU VERBE APPELER. SU

Prétsbit.

Que j'aie appelé. Que nous ayons appelé.

PlUS-QUB-P AJtFAlT .

Que j'eusse appelé. Que nous eussions appelé.

PusniT.

Appeler.

. 'Paktkbit.

Avoir appelé.

Pasticipe pRXSKirr.

Appelant.

EfFINiriF.

PaBTICI» FASSi.

Appelé ou appelée.

PABTIGIPB FUTUfi.

De^anl appeler.

Conjuguez de môme les verbes aUeler, amonceler, chanceler, dételer, étinceleTy niveler, rappeler, renouveler, ficeler, etc.

Observation. — Comme on a pu le remarquer par la conjugaison du verbe appeler, les verbes terminés en eler, comme ajjpeler, niveler, étinceler, etc., doublent la lettre l quand, après cette lettre, on entend un e muet, c'est-à-dire, lorsque la lettre l est suivie de e, eSj ent : f appelle^ tu nivelles, ils éUncellent; par conséquent on écrira avec un seul l : nous appelons, vous nivelez, ils étincelaient.

Nous avons tu (page 10) qu'un mot ne peut pas être terminé par deux • muets de suite : c'est un principe qui ne soalTre aucune exceptioo. Mais dans ce cas faut-Il toujours doubler la dernière consonne pour rendre le premier de ces deux e sonore ?'oo bien peut-on employer aussi l'accent grave? Nous ne trouvons point à ce sujet de règle fondée sur une base uniforme ; il semble que Tosage seul ait au hasard établi des dillérenoes. Ainsi le Dictionnaire de l'Académie éerit amoncelle, attelle, ficelle, grommelle, etc., et nous pensons que eette manière doit être adoptée pour un grand nombre d'autres verbes sur lesquels l'Académie se lait, comme bosseler, àotteler, cannêler, carreler, ciseler, cordeler, créneler, morceler, rdteler, Umneler. Uais on doit écrire, d'après la môme autorité, bourrelé, cèle, décèle^ dégèle, gèle, harcèle, pèle, recèle. Ces derniers exemples sont probablement les seoU qui fassent exception. A. L. •

Cette règle est applicable aussi aux verbes dont rinflnitif est en eter, comme fureter, feuilleter (362), breveter, caqueter, souffleter, jeter, projeter, que Ton écrit : je furetle, je feuillette, je brevette, je

(362) Voyez, pour la prononciation des verbes cacheter, feuilleter, chape^ 1er, etc., etc., les Remarques détachées, lettre C

caquette, je soufflette, je jette, je projette, je cachette; je furetais^je feuilletais, je caquetais, je jetais^ je projetais, je cachetais.

L'Académie écrit achète^ rachète, b$equit$, décolleté; ce sont à pea près tes seulei eiceplions. Da reste» nous hésitons i croire qo'on paisse également bien faire usage de tous ces verbes. Par exemple, si Ton veut mettre an présent cette phrase que l'Académie donne au passé, il a êaveté cet ouwaget la régie est de dire ii iaoei/«; mais n'est-ce point là un mot vraîÉnent barbare? D'antres encore deviennent plus ou moins bizarres : décolleté, époussette {(Mépoussète) halette, volette^ etcCesmoU sans doute se préseulent rarement; nous pensons toutefois qui! faut s'abstenir d'en faire usage. A. L.

Les verbes tenir ^ venir, prendre, et leurs composés, comme aj^ partenir, convenir^ entreprendre, etc., suivent la même règle poar le redoublement de la lettre n : que je tienne, que tu viennes^ qu'tb Cfmviennent

(L'Académie. — Lhomond. — ResUut. — WaiUy ei les GranimairieDS modernes.}

Tel est le génie de notre langue; et Ton doit conclure de son uniformité sur ce point qu'elle ne se gouverne nullement selon les lois d'un usage arbitraire et aveugle, mais qu'elle a, de temps immémorial, consulté les principes de l'harmonie, qui demandent, ou que la pénultième soit fortifiée si la dernière est muette, ou que la pénultième soit faible si la dernière sert de soutien à la voix.

(!>'OiiTet, page 79 de sa Proiodie fr.)

D'après ce principe, les verbes achever^ dépecer, lever, mener, promener, et leurs composés, prennent un accent grave sur la pénultième e à toutes les personnes où les lettres i, i, n sont doublées dans les verbes appeler, jeter^ etc.

Ce changement a lien non seulement dans les verbes où la syllabe finale est précédée de l'a muet, mais encore dans ceux qui ont à la même place un i fermé. Ainsi Ton éesii accélérer J'aceélireiallieker,fallèekei alléguer. J'allègue; céder, jt cède; eepérer, j'espère; régler. Je règle; sécher. Je sèche, etc. On excepte les verbes terminés en ger, par une règle déjà exposée plus haut, page 313, et ceoi en éer. Ainsi l'on écnif abrège, j'allège, J'assiège, Je protège, f agrée, etcParsoile d^ ces changements, il s'opère d'assez grandes variations dans Torthographe du fator et du conditionnel; et cela, contrairement à leur formation, poisqn'au lien d'être réglés sur le présent de l'intinitif, il^ subissent l'influeBce de l'indicaUf présent; mail cela n'a lieu que dans les verbes où un a muet précède la finale. U faut donc écrire/ochèierai. Je cachetterai, Je cèlerai, Je cisellerai, f enlèverais, Je mènerais, ctc On trouve néanmoins j'épousseterai dans le Dictionnaire de l'Académie, ce qui est contraire à la régie, si toutefois on peut dire au présent /^ousMlle. Mais si l'oo consent à bannir cette forme dore et bizarre, nous adoptons volontiers la forme plus diNwe donnée au futur par l'Académie. A. L.

QOHJUGÀISOIf ras YKRBBS TERMINÉS EN YER. 513

DE LA CONJUGAISON DES SERBES DONT VlNFlNiriF EST TERMINÉ EN YEE.

EMPLOYER (Modèle).

INDICATIF

PfttelIT ABSOLU.

Nous employons.

Vous employez.

Ds ou elles emploient.

Impabfait.

Nous employions.

Vous employiez. Ils ou elles employaient.

PbktIiit défoii.

Nous employâmes, Prstbiit imirmu

Nous avons employé.

PrKTSRIT .4]«TS1UKUt.

Nous eûmes employé.

PLDSHJUK-PAHFAPT.

Nous avions employé.

Futur absolu.

Nous emploierons.

Futur passé ou antbribub.

Nous aurons employé «

CONDITIONNEL

Prssknt.

Nous emploierions.

Passé.

Nous aurions oiinouseussionsemployé.

IMPÉRATIF

Présent ou Futur.

Employons.

Employez.

J 'emploie.

Tu emploies* Il 011 elle emploie.

J'employais.

Tu employais.

U ou elle employait,

J'emplopi.

J'ai employé.

J'eus employé.

J'avais employé.

J'emploierai.

J'aurai employé.

J'emploierais.

J'aurais oti i'eusse employé.

Emplaîe.

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