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DE LA SECONDE CONJUGAISON

œpeadant encore : il gtiy nous giions^ ils giseniy iigiêmt, gisamt.

(L'Académie, WaiUy, Féràud, Lévizae, Gattel, ete.) Trévoux^ Féraud et Gattel font observer qae ees temps ne peuvent s'employer que dans ]e style plaisant.

Cependant^ lorsque madame Dader a dit : Un vieillard gisant sur la terre

le jouet de» bêtes, il me semble qu'elle s'est exprimée plus poétiquement que si elle eût dit : couche'y étendu,

Jl y a mieux, fait observer M. I^mare (pag. 411 de sa Granim.) ; si, d'après l'avis de l'Académie, l'on peut dire, t^ gtt sur la paille^ pourquoi ne le dirait-on pas de soi-même à une deuxième personne ?

— L'Académie dit qu'on n'emploie guère ce verbe qu'en parlant des personnes malades ou mortes et des cboses renversées par le temps ou la destruction. Elle ne reconnaît de ce verbe que les formes suivantes : Il gît, nous gisons, vous gisez, ils gisent. Je gisais, tu gisais, 11 gisait , nous gisions, vous gisiez, ils gisaient. Gisant. Quelques-uns doublent le# : il gissait, gissant, A. L.

GU est la formule ordinaire par laquelle on commence les épilapbes ; mais cette expression est belle aussi au figuré et surtout en poésie :

O-gU Vert-V«rt, ci-glsenl tous les cœurs. (Gressel, Veri-Vert, eh. IV.) Peuples, rois, vous mourez, et vous, villes, aussi ; l gît LacéilémoDe, Alhéoes fut ici.

(L. Racine, La ReUgUm^ cb. 1.)

HaIr (v&be actip.

Je bals, tu bals, il hait ; nous haUsons, vous baissez^ ils haïssent.— Je haïssais; nous haïssions. — Je bals ; nous haïmes. — Je haïrai ; nous haïrons. — Hato ; baissons. — Que je baisse ; que nous baissions. — Haïr ; haïssant ; haï, haie. "^ (Wailly, pag. 83. — Restaut, pag. 33a. — Demandre.) Le h s'aspire dans tous les temps de ce verbe, et il n'a d'irrégularité que dans la prononciation. — Voltaire cependant (dans l'Enfant prodigue) a dit sans aspi« ration ;

Je meurs au moins sans être htd de vous. (Act. IV, se 3.)

Et dans j^Uire :

Aurait rendu comme eux leur dieu même haissable. (Act l, se. a.)

M ab c'est une faute qu'il faut éviter.

Les trois premières lettres de ce verbe forment toujours deux syllabes : Aa-^ excepté au présent de l'hidicalif : je hais, tu hais, il hait, et à la seconde personne singulière de l'impéralif, hais. Ces deux différentes prononciations se trouvent réunies aans ces vers de Racine :

Et ]e souliaiierais, dans ma jbste colère,

Que chacun le haït, comme le hait son père.

(Les Frères ennemis, acL l, se S.)

Quand il hait une fois, il veut htOr toujours.

(Même pièce, acU II, se. S.)

Mais te roi, qui le hait, veut que Je le hùSsse.

Hphigenie^ act. V. se i.)

bât VERBB8 IRRÉGULIERS BT DÉFBCTIFS

Ce Totie, comaie le font observer ReiUui et WaiUy, ne se dii g«èn à tel personne du tingnlicr de Timpéralif ni aa préléril défini, ni à llmparfait da sabjonc- Ur, el dans ces deux derniers temps , aa lien de se servir de l'acceol circonfleie : nous hatmes, nous haiies. qu'il haii, on se sert du tréma, nous haïmes, coui haitei ; — qu*U huXL

En faisant pour chacun de ces temps usage du tréma, on ne satisfait pas à te réfie qui réclame l'accenl circonfleie : mais on a préféré une faute d*orthograpbe à ooe faute de prononctelion^qui aurait on plus grand teoonvénient (II. Bontfaee.)

Issir (verbe neutre).

Ce verbe, qui s'est dit anciennement pour sortir^ n'est plus en usage qu'au participe passé issu^ issue; on s'en sert pour signifier venu ieseendu d'une personne^ d'une race.

(U Dhu de tÀcoMm., Féraud, WaiUj, Gormont)

Mentir (verbe neutre et irrégulier).

Se conjugue sur senltr. Ainsi écrivez ]e mens^ et non pas Je ments, comme l'a fait Lévizac.

Ce verbe ne peut être emploTé qa*avee précaution dans le style nobto. Ainsi on a relevé avec raison l'expression suivante, comme prosaïque et trop famiUére i

1/ ne ftbu point mentir, na Juste impatieBce Vous aoeiisait déJA de quelque Dégligeace.

(Raeioe, BéHniee, aole V, se. 4.)

Ce verbe pread l'auxiUaire avoir dans ses Icmps composés. Coi^uguez de même démentir.

Mourir (verbe neutre et irrégulier).

Je meurs, tu meurs, il meurt; nous mourons, vous mourez, Us menrent. — Je mourais ; nous mourions. — Je mourus ; nous mourûmes. — Je movrral ; nous mourrons. — Je. mourrais; nous mourrions. — Heurs; mourons. — Que Je meure , que tu meures , qu'il meure; que nous mourions, que vous mouriez, qulto meurent. — Que je mourusse ; que nous mourussions. — Mourir, mourant ; mort, norle, etc. (Le Dieu de l'Académie. — Wailly, pag. 83.— Restant, p. 333.]

Ce verbe prend l'auxiliaire être dans ses temps composés. — Au condiUonnei et au futur, on met deux r, et on les prononce.

Voyez aux Remarques détachées des observations sur l'emploi de ee verbe.

Ouïr (verbe actif et défectif).

Indicatif présent :/oÎ5, tu ois, il oit; nous oyons, vous oyez, ils oient. .

NI ee temps, ni l'imparfait foyaU^ ni le futur j'onHrai, ne sont plus d'usage^ nan

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