S DU H ASPIRÉ
Hai, MVEkUt ■UMIAO(M).
Huii el Mf dériTès.
Hram, HULOT, lorta de hlbos.
* HucamoT, calrlDif te.
HuiTetseidériféi (S4).
HUMBl.
HOUWAIO, HUSIAID.
Houtfietieedérlvéï.
HOUMIHI, Houssnii.
Houssou.
Houx, arbre ; houscor.
HoTAu^ forte de houe.
HuAiD, oiseau. Hublot (t. de marine).
HucHi, grand colTre.
HocHXT, cornet avec lequel on appelle de loin.
Hum, BURin.
Huppi, mnà.
Huii.
HURLIHBHT, HUILia.
HUTTI, te BUTTU.
Observation, r Le h conserve l'aspiration dans tous les mots qui sont composés des précédents, tels que déhamachery enhardi^ et ses dérivés, enhamaeker, aheurtement, etc. Cette lettre fiait alors l'effet du tréma, et sert à annoncer que la voyelle qui la suit ne s'unit pas en diphthongue à la voyelle qui la précède. On en excepte exhausser ^ eœha}Msement, qui sont sans aspiration, quoique formés de haussery
haussementj où le h est aspiré. (L'AcadémM, RetUat, Wamy, Domergne.)
2"" La lettre h est ordinairement aspirée lorsqu'elle se trouve au milieu d'un mot entre deux voyelles, comme dans cohue, akmrter,
ahan. (Le mctionn, de FÀcadém,)
3^ Elle est presque toujours aspirée dans les noms de pays et de villes : le Hainaut, la Hongrie, la Hollande, Hambourg, etc. — Cependant le h n'est point aspiré dans ces phrases : toile âCHollandey fromage d* Hollande^ eau de la reine d^ Hongrie, où un usage fréquent
a effacé l'aspiration. (Resuul, Walllj, Chapsal, Cauel et Catinetu.)
Toutefois, comme le dit M. Nodier, cet usage est celui des blanchisseuses et de l'office, et il ne devrait pas faire loi au salon.
(38) Hui. Cri des charreUen pour faire afancer les chevaux, et parUcnlièrement pour les faire tirer A droite. L'Académie donne huhau et hurhau dans le même sens. M. Nodier, dans le Dictionnaire deg Onomotap4es,éaiihuro, hurau, ti Aurault; Boisle hurhaut, et c'est ainsi qu'il est écrit dans la plupart des éditions de Molière, DipU amoureux, IV, 2, 75. L'Académie ici doit faire loi. A. L.
(34) Huit. Quelques Grammairiens ne feulent pas qu'il y ait d'aspiration dans huU; mais c'est sans fondement, puisqu'on écrit et qu'on prononce sans éUrion, ni liaison: le huit, Ut huit volumes, la huitaine, leo\ila huitième,
— Il est évident que huit est aspiré, et l'Académie ledit formellement ; cependant elle fait sonner le x de dix sur huit dans dix-huit, Moixante-dix-huitt tic. De même dans vingt-huit on prononce vin^huit, et l'on dit afec aspiration quatrevingt-huit. L'usage seul peut rendre raison de ces anomalies. A* L.
DES' C0NS0!fiaS9. 53
I^ consonnes après lesquelles on emploie la lettre h en français sont c, /, p, r, t. —Voyons d'abord quelle est sa fonction après la lettre e; et ensuite, à chacune des autres lettres l, p, r, I, nous traiterons de celle que la lettre h remplit lorsqu'elle en est accompagnée.
Cef consonnes ne sont pas les seules qui soient saf?ies de A; on en voit des eicmples dans beaucoup de mots étrangers que nous avons adoptés, ihako, iheling, shérif (fojez plus loin à la lettre s); Bergheim, Stockholm, whig, whUt, sans compter les mots Ihmçais abhorrer, adhéreni, inhérent, exhau$$er, etc. A, L.
Après la consonne c, la lettre h est purement auxiliaire, quand, avec cette consonne, elle devient le type de l'articulation forte dont nous représentons la faible par /, et qu'elle n'indique aucune aspiration dans le mot radical : telle est la valeur de h dans les mots purement français, ou qui viennent du latin ; comme chapeau, cheval^
chose j chute, etc. (Beaoxée, Encyel. méih. et le Diet. de tAead.}
Après c, la lettre h est purement étymologique dans plusieurs mots qui viennent du grec, ou de quelque langue orientale, parce qu'elle ne sert alors qu'à indiquer que les mots radicaux avaient une aspiration, et que dans le mot dérivé elle laisse au c la prononciation natuturelle du k; comme dans : Achélùût^ Achmet, archétype, anachro^ nisme, archmte, archange, Chalcédoine, Chaldéen, catéchumène, chaoê, Chérùnée, Chersonese, chœur, chanste, chorus, chorographie, chrétien, chromatique, chronique, chronologie, chrysalide, Melchisédee, chorégraphie, chorévêque, cholérannorbus. (BeauséetetL'Acidémie.}
BaCChus, Chhris, Melchior* (WaUlx, Demandre.)
Ajoutes encore archéologie et ses dérivés, Buehareet, Balraehomyomachiê (le premier ch se prononce k, le second est adouci), poème attribué à Homère, dont le titre signifie : combat du rat et de la grenouille; chalcographie, Charybde, cAiragre, chiromancie, ehlamyde, chlore, chrême, chryiocale. Voyez aussi A la lettre s la prononciaUon des mots commençant par tcA. A. L.
Plusieurs mots de cette classe, étant devenus plus communs que les autres parmi le peuple, se sont insensiblement éloignés de leur prononciation originelle, pour prendre celle du ch français ; tels sont : archevêque, archidiacre^ archxvrétre^ architecte, archiduc, chimie, chirurgien, chérubin, tachygraphie, Achille, Machiavel (d'où m«H chiavélisme, machiavélique), Éxéchias. (Betuzée etrAcadémie.)
Remarques. — On prononce à la française : archevêque, patrtarthe, Michel, et, avec le son du k, arcM^copal, patriarehal, Miehelr Ange.
64 DES GOllSONNBa.
L'Académie, Restaut, Demandre, Gattel, Féraud, BoniiSue, etc. , MxA d'avis qu'on doit prononcer le ch du mot chirographaire avec le son du k; Wailly indique dans' sa Grammaire qu'il faut le pronofteer à la française; mais, dans son DtcHannaire, il s'est rangé à l'avis de l'Académie.
Les mêmes autorités sont toutes réunies pour que Ton prononce le ch du mot Achéron à la française. Le Théâtre Français a adopté cette prononciation; l'Opéra seul tient encore pour Ahéron.
Le eh de Joachim se prononce à la française, et im prend un son nasal et obtus, comme in dans le mot injuste.
Quelques personnes cependant donnent à ce mot une prononcUUon étrangère, et disent Joakime; c^est A tort quand U s'agit d'un nom français. A. L.
Dans almanachy le ch n'a aucun son. On prononce almana, — Looch se prononce lok^ et yacht, iaque. (L'Académio.)
J j ^— ' se prononce toujours je : jalotuie, jéiuile^ joli, jeune, jeter.
H ne se doublepoint, et ne se trouve jamais ni avant une consonne, ni à la fin d'un mot, ni avant la voyelle î, excepté par élision , comme dans f ignore^ i*i'r<'^ij et alors )' remplace le pronom je.
Ne confondez pas le i consonne avec Yi voyelle, et n'oubliez pas que cette consonne a pour identique la lettre g.
K k — se prononce que : Kyrielle.
Cette lettre, inutile en latin, ne sert pas davantage en firançais ; elle ne s'est conservée que pour le mot kyriellCy formé abusivement de kyrie eleison; pour quantité de mots bretons, et pour quelques mots qui nous viennent des langues du nord ou de l'orient, tels que kan^ Kabach, kabin^ kermès^ kermesse, kilomètre, kiosque^ kirschwasserj knout, kyste, kynancie^ Stockholm, etc.
(Regnier-Desmaraif, tu mot PrononeUaUm. — WaiDy, pa^e 4SI, elle Dieu de râeadémieO
L 1 — se prononce le au commencement, au milieu ou à la fin des mots, comme dans laurier, livre, leçon, filer, modèle, appeler^ aïeul, épagneul, filleul, linceul (34 bis), tilleul, seuljrecul.
rsi bis) Voyei les renarques détachées pour rorlhograpte et la piwMMiâtta éi mot lineeul.
DES COlfSONHBS. 55
Le L iBiial ne sonne pas dans 6an7, chmUf eouHl^ cul^ fimmil (lieu où est le four), fiml, nombril^ autily persil, sa&ly êaureil; mais il sonne dans tons les autres mots.
Nota. La prononciation des mots pluriels en iU varient conformément à celle du singulier ; par exemple, on dit des fusi-xenlevés^ des cutMexeeUenis^ parce que ces mots se prononcent au singulier sans Tarticulationdu /; mais on àii des pro/Unxexaets^ de subM-xar" gummts, parce que dans ces cas on fait sonner la consonne / au singulier; enfin des péril-xafpreux, en mouillant, parce qw péril f^ mouiUe au singulier
Gattel, Domergue, et M. Laveaux pensent que Ton fiût entendrele l final de genUl (idolâtre); TAcadémie se tait sur la prononciation de ce mot; mais elle dit positivement que le / final de gentil dans la signification de joli, agréable, ne se fiiit entendre que lorsqu'il est avant une voyelle, et encore prend-il le son mouillé ; c'est-À-dire que gmUl enfanta prononce comme s'il y avait genUUenfani; mais au plurid le /reste muet
Voyei, pag. iS, ce que nom afons dit, sur le changement de Vu final en / dans certains mots.
La voyelle «, placée avant la consonne i, donne à cette lettre un son mouillé qui est très commun dans notre langue : ce son devrait avoir un caractère particulier; mais, comme il nous manque, il n'y a pas unifi>nnité dans la manière de le désigner.
1"* Nous indiquons ce son mouillé par la seule lettre l, quand elle est finale et précédée d'un s, soit prononcé, soit muet, comme dans avril, babU, cil, gril, mil (sorte de grain fort petit) , péril, bail^ éctéeil, orgueil, travail, sommeil, soleil, fenil (lieu où l'on serre les foins) , etc. — D faut seulement en excepter fil. Ml, mil (adjectif numérique) , les adjectife en il, le mot fils, et tous ceux que nous avons indiqués plus haut, où le / ne se prononce pas.
^ Nous représentons le son mouillé par II, dans les mots où il y a, avant II, un i prononcé, comme dans >F//e, anguille^ paillage^ eotH" Ion, etc.— n faut cependant en excepter Gilles^ ville, mille, etc.,etc., et tons les mots commençant par «7/, tels que illégitime, t'UtisIre, Urlusion, etc. , etc.
AJoatez-7 le moi Sully, qal ne doit pas prendre le son mooHléi malgré l'opinion contraire de quelques Grammairiens. Notez que ce son ne se trouve Jamais au commeneement d'an mot de notre langue. Cependant l'Académie au mol lama (qua-* drapède) admet ansM Ikana avec le son moaUé. Ce mot s'écrit encore gUma; i alors n doit se prononcer ayec le son rude. Pour gli, TOjez p. 45. A. L.
56 OBS GOMSONNBB.
3"" N0U8 représentons le même son par iU, de manière que Yi est réputé muety lorsque la voyelle prononcée avant le son est autre qae % ou u, comme dans paillcLssey oreille, feuille, etc. Mais c'est mal ren dre le son mouillé que de prononcer mélieur^ comme s'il y avait un t après le l, ou comme s'il y avait un % grec, meyeur.
4*' Enfin nous employons quelquefois Ih pour la même fin, comme
dans Milhaudy Pardailhac. (Seauzée, Sneycl. méth , lettre L.)
On ne prononce guère les deux / que dans alléger, allégorie, allun sion, belligéraûi, collaborateur, colloque, constellation, ellébore, fol-liculaire, gallican, gallicisme, hellénisme, intelligent, interpeller, libeller, oscillation, palladium, pallier, pulluler, pusillanime, rébellion, solliciter, syllogisme, tabellion, velléité, et quelques dérivés de ces mots.
On prononce un seul {dans collège, collation, collationner^ mais on en prononce deux dans collégial et dans collation , collationner, ayant un autre sens que celui de repas^
(Walll j, page 482, et Léviiac, page Z%, tome L)
Mm — se prononce me : muse, médisant, midi.
Cette lettre ne reçoit aucune altération au commencement des mots.
Mais, à la fin d'une syllabe, m a le son nasal, ou, si l'on veut, remplace le n, quand il est suivi de l'une des trois lettres m, b,p. Emmener, combler, comparer, etc. , etc. , se prononcent enmener, conbUr, conparer.
On en excepte les mots qui commencent par «mm : immodeste, tmmédiatement, immense, immanquable se prononcent tm-mode^fe, immédiatement, etc.
On prononce aussi l'articulation m dans les mots où elle est suivie de n, comme amnistie, Agamemnon, Il faut en excepter damner, oondamner et leurs dérivés, où m ne se prononce pas. — Automne se prononce autonne, mais m est articulé dans automnal,
(Beauzée, EncycL méih,, lelire H, et le DicL de VAcaâ.)
Dans le mot indemne, Ye se prononce moyen, et l'on conserve à la lettre m son articulation naturelle; on dit ein-dèm-^ne; mais, dans les mots indemnité, indemniser, Ye se change en a, et l'on y fait entendre la lettre m : ein-dame-niser, Hnrdame-nité. (m. Bonii^ce.)
Jk/a encore l'articulation nasale dans comte, venu de comtois,- dans compte, venu de computum ,* dans prompt, venu de prompius ; et dans leurs dérivés
DES C0N80Nlf£S. 57
La lettre m finale est un simple signe de la nasalité de la voyelle précédente, comme dans nomy prononij faim, parfum^ dam, etc. ; il feut en excepter Finlerjection hem, quelques mots latins, tels que item, et la plupart des noms propres étrangers, où la lettre m conserve sa prononciation naturelle, comme dans Sem, Cham, Priamy Stockholm, Postdam^ Amsterdam, Rotterdam, Wagram, Wirtemberg, etc. — Adam, Absalom se prononcent cependantî avec le son nasal; et c'est de Fusage qu'il faut apprendre ces différences, car c'est l'usage seul qui les établit, sans aucun égard pour l'analogie.
(Beauzée, Encyei» méih., leUre M.) Il nous semble qae le mot fFurtembetg se prononce généralement tn^ourd'bul avec le son nasal. Les mots empruntés à la langue latine ont conservé le son nature] dans la finale ; ainsi um se prononce orne, factum, factotum, ad libitum^ pensum, Labarum, etc. Il en est de même de rhum. Mais tmidam, malgré son orlgine latine, se prononce kidan, k, L.
Lorsque m est redoublé, on n'en prononce ordinairement qu'un, comme dans &mimode, commis, commissaire, dilemme, etc. , etc. ; on excepta les mots Ammon, Emmanuel, ammoniac, commensurable^ commémoraHon, commitHmus, commotion, commuer et ses dérivés; et tous ceux où m redoublé est précédé det : immanquable, immense, etc.
(Regnier-Desmarais. <— Wtillx, pages 4is et 433. — M. Sicard,page 451, tome U.—
Gattel, et le Dict, de FAcad,)
Grammaire, grammairien, fréquemment usités, ont subi le sort de tous les mots qui passent dans la langue usuelle, et ils ont pris une prononciation adoucie ; tandis que dans les mots, grammatical, grammoHste, moins usités, on a continué de«faire entendre le double m.
N n. — Cette consonne n'a que le son propre ne; nager, nomce, nonagénaire.
Lorsqu'elle est suivie d'une voyelle, elle conserve le son qui lui est propre, au commencement et au milieu des mots; comme dans nourrice, anodin, cabane, etc. ; on en excepte le mot enivrer et ses dérivés, et le verbe enorgueillir, qui se prononcent* comme s'il y avait deux N, le premier nasal et le second articulé : an-nivrer, an-norgueillir (35).
(Le met. de fieod., Wailly, Gatlel, Boisie, CaUneau, RollaDd, etc., etc.)
Suivi d'une consonne (autre que la lettre m), m perd le son qui lui
(35) Domergue prononce Orni^vrer, a-nor-gueillir, — F'oyez ce qui a été dU
ig. 21.
58 DBS COIfSOIfmtS.
est propre pour prendre le son nasal, comme dans ancre j mgrm>er, ingrédient.
N final sonne dans abdomen^ amen^ Eden, grameny ftym^n, le Tarn; dans examen (que l'usage permet de prononcer aussi avec le son nasal) , et dans tous les mots où il est immédiatement, nécessairement et inséparablement uni avec le mot qui le suit, soit que c« mot commence par une voyelle, soit qu'il commence par un h aspiré.
Béarn se prononce Béar. — Monsieur se prononce Mocieu.
(Le DUt. de PÀcoiém. * D'OliTet, Prosodie franc., pages 63 et tl. — Beaiuée, SncycA tnéih., lettre N. ^ Waillj,i»ace AU.)
VoyeM aax voyeUM nasales, pag. 21 , ce qoe noas afons dit sor la pronondalioD de la lettre m finale.
Quand n est redoublé, il ne donne jamais à la voyelle précédente le son nasal, si ce n'est dans ennchli et dans ennui et leurs dérivés; ainsi, deux n ne servent qu'à rendre la syllabe précédente brève, et anneau,^ année ^ innùcencey innombrable, etc., etc., se prononcent a-neau, a^nèe, irnocence^ i-nombràble; mais annales^ annexes, annulerj connivence^ cannibale^ inné^ innocuiié, in^^avé, innomé, et les noms propres : CindnnatuSy Linnée, Porsennaf Jpenntns, se prononcent en faisant entendre les deux n .
(Regnier-DeimaraU, au mot Pronom. Gattel, WaOly, page 4M, el]o Diet.de F Aeadém.)
Solennel, hennir, hennissemenise prononcent iolanel, hamr, hanissement. (L'Aeadénieb)
Sur la prononciation de gn, foyes oe qol a été dit page 46.
P p *— - se prononce pe : péril, pigeon, pommade.
Le p initial conserve toujours le son qui lui est propre, soit avan une voyelle, soit avant une consonne, comme dans peuple , psaume.
Cependant, avant h, lep initial a, comme nous aUons le voir toutà-l'heure, une prononciation qui lui est particulière.
Dans le corps d'un mot, p conserve paiement le son qui lui est propre. Il sonne dans ineptie, inepte, adoption, captieux, reptUcy accepté, septuagésime, rédempteur, rédemption, septuagénaire, etc.
(L'Académie et Waillj, page 4SS.}
Mais ilnesonnepasdans Baptiste, cheptel, indon^table, dompter (36),
(36) Indomptaili, domptu. GaUel, Féraud, WalUy Toudraleot qae le r se fli sentir dans la prononciation soutenue. L'usage s'y oppose.
Qûmonaas. 50
fnmtfi et ses dirivés, tculplmr, et en général dans presque tous les mots oè il se trouve entre deux consonnes.
(Le DUt, de FâeadémU, Rolland, CaUneaii, Boiito, et M. UTean.)
Celte règle n'est pent-èlre pas bien sûre, ou da moins H 7 a plasiears exceptions à noter : outre rédempteur, rédemption, il faut excepter encore tous les mots qui ont U même étpnologle : exemption, pérempHon , péremptoire, puis symptéme, •ympUnaatique, contempteur, impromptu, A. L.
Dans baptismal^ baptêmey baptiser ^ bapiistaire (37), baptistèrey lep ne se pnmonee point. Dans septembrey sepiénairey le p se prononce; et dans sqi^i et ses dérivés il ne se prononce point. Dans exempHony le p se prononce; dans exempt, il ne se prononce point, ni dans compte
et ses dérivés. (le met. de r Académie.)
Le p final se prononce dans beaucoup et trop, lorsqu'ils sont suivis de mots qui commencent par une voyelle : t7 a beaucoup étudié y il est trop enlété. XL se prononce aussi dans Jlepy jalapy capy Gap ; mais il ne se prononce point dans les mots camp, champ, drap y sirop, cepy hanapy galop, sparadrap y etc., quoique suivis d'autres mots qui commeneent par une voyelle. On ne le fait pas non plus entendre à la fin de certains mots, où il n'est conservé que pour l'étymologie; comme dans loup, corps^ sept, iemp$, qu'on prononce hUf cor, set, tems.
(L'Académie.)
Dans le discours soutenu, coup inatlenduy coup extraordinaire, se prononcent cou-pinattendu, cou-pextraordinaire,
(Wailljr, page 43S, et le OlcL de Fàcadémle.) Noos ayons quelquefois entendu des personnes Instruites prononcer le p dans eep, et Cest aussi rails de M. N. Landais ; mais r Académie ne reconnaît pas cette proDondaUoQ : ainsi , l*on doit dire eè an singulier comme an ploriel. n en sera de mêmedesa/ép, d'après la décision de l'Académie ; mais noas avonons queeette pronondalion nous clioque, parce que ce mot d'origine étrangère semble devoir
(ST) L'Académie, dans son DioUonnaire, éditions de 1798 et de 1885, WaiUy, Gatlel, Le Tellier, etc., avertissent que baptistaire, ainsi écrit, se dit da regialfe où sont inscrits les noms de ceux que Ton baptise, ou bien encore derextrait qu'on Ure de ce registre; et Féraud cite deux phrases, l'une de Bossuet, l'autre de madame de Sévigné, dans lesquelles ce mot est ainsi orthographié. Ces mêmes auto* rilés nous apprennent en outre que baptistère, écrit avec un è, s'entend d'une pe« tite église qui était prés d'une cathédrale, et où Ton administrait le baptême.
Toutefois U parait que, dans ces diverses acceptions, ce mot ne s'écrivait aolrèfois que d'une Mule manière; en efltot, l'Académie, dans l'édition de 1702, Trévoux et Féraad n'indiquent que baptistère écrit avec un é.
60 DBS.OONflOlOnBS
BODner comme aUp, Julep^ où l'on falC Motlr le p. Il se prononoe égtfemenl dam croup et à la fin de qaelqaet mots où il est suivi de t, tojM, relopti Hcêfi, ssps, forceps. A. L.
Quand le p est redoublé, on n'en prononoe qu'un. Apprenàn^ frapper, opposer^ etc., se prononcent aprendre, flraper, oposer,
P, suivi de h, a pour nous le son propre de F : phare, phiUre, phosphorcy philosophe, phrase, physionomie, phalange, phUanthrope^ se prononcenr/bre, filtre^ filosofe, etc.
Le PH français est le f que les Grecs prononçaient avec aspiration, et que les Latins ont conservé dans leur langue; mais alors ils le prononçaient à la grecque, et l'écrivaient avec le signe de l'aspiration. Pour nous, qui prononçons sans aspiration le f qui se trouve dans les mots latins ou dans les mots français, on ne devine pas pourquoi nous écrivons avec ph les mots dont nous venons de parler, par la raison qu'ils viennent de l'hébreu ou du grec, lorsque nous écrivons avec f, fée y quoiqu'il vienne de ^ôu; front, quoiqu'il vienne de fpovrïç; fanal, quoiqu'il vienne de fKôMù; flegme, quoiqu'il vienne de fliyiM; enfin près de quarante autres mots qui viennent également du grec. (Beiuide* BneycL méih^ lettre H.)
Q q. — Cette consonne n a que le son propre Qus : quotidien, quinze, quolibet
Le génie de la langue française a refusé à la lettre q le pouvoir de représenter l'articulation sans le secours de Vu; c'est-à-dire qu'elle Ta toujours à sa suite, si ce n'est dans quelques mots où elle est finale.
Q initial, ou dans le corps du mot, conserve toujours le son qui lui est propre: qualUé, quolibet^ quenouille, acquérir^ quitter j liquidation, (Wailly, page 436. — LéTixtc, page SS, L I.;
Q final sonne dans eoq et dans ctnq avec le son dur. On en excepte, pour le premier, le mot eoq d^lnde, où la lettre Q ne se prononce pas; et pour le second, le cas où il est suivi immédiatement de son substantif, commençant par une consonne : cinq cavaliers, cinq garçons se prononcent cein cavaliers, cein garçons. Dans tous les autres cas, et, par exemple, dans coQdc bruyère, — coità-Vàne, — espace de CINQ ans, — trois et deux font cinq, — «7s étaient cinq, tous bu^ vantet mangeant, — cinq pour cent, le q se prononce
Qaelqoes personnes voudraient qull y eût ime diflérence pour la prononciatloB entre le sfngoiler et le pluriel da mot eoq, et qa'on dit des cCs; nous pensons que c'est une erreur. A. L.
Q n'est jamais redoublé. (te met. de rAeaàémU, WùUt et Léfntt.)
Il y a quelques mots où Vu qui se trouve à la suite du q initial, forme avec la voyelle suivante une diphthongue propre; alors Vu a deux sons particuliers : ou et u. Ainsi, QU a le son de cou dans (tguarelUf aquatile (38)^ aquatique^ équateur, équaliany quadragénaire^ quadragésime, quadrupède, quaker, que Ton prononce acùuatiqu^ éeauaieur, couadragésime, etc.
n a aussi le son de cou, dans quadrature (terme de géométrie), quanquam (t. de collège, emprunté du latin), quadrige (t. d'antiquité), quadruple, in-quartOj quatuor. (L'Académie.)
Le mot quateme, indiqué par Boiste dans cette catégorie, doit se prononcer lateme, d'après la nouTelle édition de l'Académie. Cependant, quaternaire prend le son eoua, de même que Uquation. Liqui faction fait sentir l'u, et liquéfier so prononee likéfer. C'est là, sans doute» une grande bizarrerie, et l'analogie exige nécessairement que l'on pr<monce likifaetion* Mais l'usage s'y oppose ; pounra-t-on le changer? A. L.
Qu a le son de eu dans équestre, équilatéral, quintuple, quinquennium, questure, ubiquiste, équUatioti, à quia, Quinte-Curce, Quin- Hlien {39), et dans quinquagésime , que l'on prononce cuincouagésime.
On prononce encore de la mtaiie manière quibuit quiet, quiétieme (nous croyona pouvoir ajouter quiétude, par analogie, quoique l'Académie se taise et que ploslears Grammairiens soient d'un a?is contraire ) , quinquennal, quintidi, quintetto, quintuple, quitus (et non pas kitus, comme beaucoup de personnes le disent, contrairement A la décision de l'Académie}. Remarquons, d'après ces exemples, que le son cou a lieu deyant un a ; le son eu devant un i, ou un e ; et c'est précisément de celte façon que nous prononçons les mots laUns : qua, qui, quœ. Par suite, qu a toujours le son dur devant o, parce qu'en latin il sonne de même pour nous, quod. Ainsi, dans celle dernière syllabe la prononciation est uniforme , tandis que dans les antres elle varie selon que les mots prennent l'articulation latine on française. Dana ce cas, l'usage est le seul guide : il veut qu'on prononce d'une manière dillé-
(38) Ce mot, que l'Académie a oublié, n'en est pas moins usité. Une plante aqua> aie est une plante submergée entièrement, ou flottante A la surface de l'eau, une plante qui ne peut vivre hors de Teau, comme la nymphéa, la lentille d'eau, etc. Une plante aquatique est celle qui se plaît dans les terrains marécageux ou constamment himiides, comme le aotii», l'duita, le roeeau, — L'Académie ne reconnaît pas ce mot, en IsaS; Boiste l*a adopté*
(39) Domergoe et M. Boniface seraient d'avis que l'on prononçât A'^nto-Oirre, Kintilien; maia M. Lemare, les professeurs, et l'usage même (du moins nous le croyons) ne sont pas favorables i celle opinion.
il2 DES C0N80N1IES.
rfDte Quiniil4m (OUniUiên), Quintâ-Curce {CSiinte HwmpàêXimtê, moins KinUCuret); et Sisiê-Qyint (Kint), CharUê-^fuinL A. L.
Enfin les- deux lettres qu se prononcent ayec le son propre da q, et ne forment point diphthongue avec la voyelle suiYante, dans qtu^ lificati&n, quolibet, quiproquo, quidam, quinconce, qiuuimodo^ quignon, liquéfier, quadr<Uure (t. d'horlogerie)^ quanquan (cancan, t. corrompu du latin )^ quadrille, quatrain, quartaui (la quatritoe