partie du muid ). (Cattel, Fènod, WaiHy, Nod, ete
R r — n'a que le son propre re : ragoût, règle, rivage, rouge.
R initial, et dans le corps du mot, se prononce toujours sans variation de son dans le discours soutenu; mais dans la conversation, la prononciaUonde cette lettre est très adoucie dans noire, voire, ayant une consonne, excepté dans JNoire Dame (la Sainte-Vierge) : cependant il reprend sa prononciation ordinaire, si ces deux mots sont suivis d'une voyelle, ou précédés de l'article. Dans voire ami est le noire, r a le son qui lui est propre.
(Tb. Corneille, sor la 4 il* àema^ue de Vaogeltf , et L6tîz«c, page 88.)
/remarque.— Autrefois on prononçait mécredi; mais actuellemait il est mieux de prononcer mercredi, R final se Mt entendre, 1* dans les monosyllabes fer, mer, cher,
or^ mur, 9%eur, ver, etc. (Resuut, page 460, et Slcard, page 4ST, L H.>
Remarque.^Wallly est d'avis que le r final du mot monsieur doit se faire entendre; mais l'Académie dit positivement qu'il doit être muet.
La proDonclaUoD a qaelquefoiB f abi lei Inflaenoes de la mode. Il fat on temps ou il était de bon ton de retrancher le r dans lei mots et aartoat dans les finales en «ur. Ainsi, Pon disait un piqueUf un parteu d'eau. Ce ridicole a laissé qaelqaes traees dans le langage vulgaire. A. L.
2^ Le R se fait entendre dans la terminaison er, dans amer^ belvéder, cancer, cuiller, enfer, éther, fier, frater, gaster, hier, hiver^ mâchefer, outre-mer, pater, magister.
S° Dans les noms propres ou dans les noms de ville, Alger (39 bis), Esiher, Gesner, Glocester, Jupiter, Lucifer, Munster, ISecker. Niger, Quimper, Saint-Omer, Scaliger, stalhùuder. Winchester, Worcester.
Nous ferons remarquer que dans oertains noms, anglais on allemands, plasieors
t89 bis) Algsr. Voyez les remarques détachées, lettre A.
DBS GONSONltBS. 63
> âdondiient beaucoup la tormlnaison «r, qui fonne alors comme im • moet, proDODcé leul d'abord, et soItI Immédiatement du son r , tel qa'il se préleote dans ces mots le r-eUmr. Mais cet s rooet disparaît fadiemenl, et l'articulation de r équîTaut alors pour la prononciation & la transposition des deni lettres. Ainsi an mot qwiker rAcadémie Indiqoe le son couakr: On dira donc de même Ifikre pour JYeeker; et ainsi de quelques autres, comme itaihouder, Gloeester, Hais nous croyons, néanmoins, qu'on peut très bien faire sonner en français la terminaison de ces mots étrangers ; et c'est même quelquefois une nécessité dans les poètes, par exemple, dans Voltaire, Benriade, cb. I, y. 313. A. L«
4* Dans les mots en ir : plaisir, loisir, repentir.
(LéTizac et ic: Uyeauz.;
Hais il ne se prononce pas, l"" à la fin des noms polysyllabes en xer^ que Ton prononce par t^^ comme officier, sommelier^ ieinturier^ etc.; il en est de même pour les adjectifs polysyllabes en ter, x)mme entier, pariiculier, singulier, etc. (40). (Beauiée, Ewcyct m«h.>
^ R est encore une lettre muette à la fin des noms polysyllabes en er (pourvu qu'ils ne soient pas immédiatement précédés de f, m ou v)^ commedansdes mots danger, berger, etc. (neansée.)
(40) AUUt. La prononeiatlon de ce mot paraîtrait n'être pas encore bien fiiée, caries sentiments sont partagés. L'Académie (dans son Diet.t édit. de 1762), le grand Foeabuiaire flrançaiSf Restant, Trévoux et l'abbé Girard sont d'a?is de prononcer le s; et, suivant d'autres lexicograpbes et quelques Grammairiens, le a ne doit pas se faire entendre
Le» écrivains ne sont pas plus d'accord entre eux.
BoUeaa, dans VArt poétipte, cb. III, fait rimer aitier avec fier :
La colère est nperbe, et Teat dei mois altiert; L'abatMMBts^expUqoe en des termes moins fimé
et dans le Lutrin avec quartier ^
Ce permqaier superbe est l'effroi du çiuzriier. Et son courage est peint sur son Tîsage allier»
yoltdi€ (dans les Deux Siieles) le fait rimer avec métier i
Taisex-TOOS,lol répond on philosophe aitier^ Et ne TOUS Tanlei pins de votre obsen* métief^
Et La Harpe (dans Coriolan^ I, 3), avec guerrier
Tous soiTCz d'Appius les principes ailiers. Et TOUS dédaignez trop un peuple de guerriers.
Léger. Sa prononciation paraîtrait présenter la même IncerUtode. L'Académie, dans son Diction. ^ édition de 1762, recommande de prononcer le w, d'Olivet est d'avis que er, dans léger, est ouvert et long; Ricbelet se contente de dire que les
DaoBoeeti, U lYllabe tonne oMnme Yé fenné des participes ; dila dangé, bergé^ etc. ; mtli U y a def naanoes <i« prono&dallon difficiles à indiquer^ et qui sont pourtant sensibles : ainsi qaelqoes-ans de ces mots ont le son ferméde l'infintUr, fMurparler, blanc-manger, etc. Remarquez que l'exception poar les finales précédées de i; ne s'appliqoe pas an mot le lever, parce que c'est un inflnitir devena sobstantif, et qu'il oonserTe comme les autres sa prononciation primitiTe. A. L.
3* R est, dans la conversation, une lettre muette à la fin des infinitifs en «r, même quand ils sont suivis d'une voyelle, et Ton dit: aimer à boire, folâtrer et rire^ comme s'il y avait aimé à boire, fih làtré et rire.
CBeauzée, EncycU métlu^ lettre R. — Wailly, page 46S. — RetUut, page 561. — Lérisac, page so, 1. 1. — Férand, lettre H. — Et les OpuscuUs iUr la langue françtâet, p. ssi.)
On ne doit pas, dit d'Olivet, craindre ces hiatus; la prose les souffre, pourvu qu'ils ne soient ni trop rudes ni trop fréquents; ils contribuent même à donner au discours un certain air naturel.
Dans la lecture, dans le discours soutenu et dans les vers, r final des infinitifs en «r, précédant une consonne ou un h aspiré, est nul, et donne le son de Ye fermé à Ve qui précède (41); mais, suivi d'une
uns prononcent fortement le i, et les autres non ; et Fértud, que, plus eommooément, on ne fait pas trop sentir le i.
Voltaire et Gresset font rimer Uger avec air ,
Et Aousseaa avec cher et avec déroger.
Malgré celte diversité d'opinionsi il nous semble que l'usage, du moins dans la conversation, est de prononcer les mots allier et léger sans faire sentir le i, à moins toutefois qu'ils ne soient suivis d'un mot commençant par une voyelle on par un h muet ; et nous nous croyons d'autant plas fondé i penser ainsi, que l'Académie (dans son édlt. de 1798) n'avertit plus de prononcer le a du mot aUier^ et que pour le mot léger elle se borne à dire qu'autrefois on s'est permis d'en faire seniir le B, dans la poésie surtout, pour rimer. — Laveaux est également de cet avis.
— Aujourd'hui, plus de doute; l'usage et l'Académie s'accordent pour ne pas faire sonner le r de ces deux mots. Nous pensons même qu'il doit rarement se faire sentir devant une voyelle, et qu'il ne se prononce pas, par exemple, dans une phnse comme celle-ci : Un caractère léger ou allier est un défaut. A. L.
(41) Ve des infinitifs terminés en «r est fermé, tant que le a ne se pronooce point ; et comme II ne se prononce, soit en vers, soit en prose, que dans le cas ou ie mot qui suit commence par une voyelle, alors quand Vé doit être fermé, Il ne peut pas rimer avec 1'^ ouvert : ainsi madame Deshouliéres a péché contre l'eisctitude lorsqu'elle a dit:
DSDS votre sein il eherebe à s'abhner Vous et lui Josques à la mer Vous n'êles qu'une même cbow. (Idylle du Jtuf ts— m.) •
voyelle ou d'un h muet, il se fait entendre, et on dxmae à Te qui le précède le son de ¥e ouvert : aimer â jouer, folâtrer et rire^ doivent se prononcer aimè^ajouer^ folatrê-rérire. C'est ainsi* que s'expriment Vaugelas (dans sa 413* remarque), Dumarsais {Encyclop. mélh.^ lettre E), et Lévizac (p. 90, 1. 1 de sa Gramm,). Cependant le P. Buflier, Féraud, Domergue et Sicard, sont d'avis que, dans le cas où la lettre R doit se lier avec la voyelle, l'e qui précède se prononce aigu et non pas ouvert : atmc-rajouer, folatré-rérire , et cette dernière prononciation est conforme à l'usage généralement établi aujourdTiui.
L'AtSadémie, dans son ârUcIe sur la lettre r, paratt confirmer cette dernière assertion, car elle accentne alU'r'au combat. Et pourtant il noas semble qa'one telle prononciation a quelque chose de ylcieux et de contraire au génie de la langue. En effet, lorsque nous faisons sonner rinflnllif, il est évident que nous lui donnons la même falear que s'il était suivi d*un e muet : or, il n'eiisle pas, que nous sachions, dans notre tangue une seule terminaison semblable qui ne prenne Vé ouvert. L'analogie eilge donc que Ton dise aimèrê-à, comme mère , eolèrây etc. A. L.
Lorsque la lettre r est redoublée, on n'en prononce ordinairement qu une, comme dans parrain, marraine^ carroêse^ barre^ barreau^ barricade, barrière, barrique. Seulement ces deux a rendent la voyelle précédente plus longue; et, si c'est la voyelle e, on la prononce plus ouverte comme dans guerre, tonnerre^ etc. (waiiiy.)
Eœeqftions.'^Les deux r se prononcent dans aberration , errements f erreur, errer f erroné ^ abhorrer, concurrent, interrègne, narration, terreur, torrent-^ — dans tous les mots qui commencent par ir, comme irrégulier, irraisonnable, irréligieux, irritation, irrévocable, irréfragable, etc.; — dans les futurs et les conditionnels des verbes mourir, acquérir, courir; je mourrai, j'acquerrais, etc. — Je pourrai se prononce je pourai. (waïuy et sicard.)
La lettre h placée après R est purement étymologique; elle n*a aucune influence sur la prononciation de la consonne précédente, et elle indique seulement que le mot est tiré d'un mot grec ou hébreu, dix cette consonne était accompagnée de l'esprit rude de l'aspiration : , ainsi rhéteur, rhume, rhythme, arrhes, etc., se prononcent comme s'il y avait réteur, rume, rytme, ares. (Beauiée, Bneyehp. metb., lettre a) -
S s. — Son propre se : sage, séjour, solitaire, sucre.
Son accidentel ze : user, résumé, risible. Cette lettre conserve, au commencement des mots, le son qui lui est propre, même lorsqu'elle est suivie d'une autre consonne, comme
66 DES CONdONNBS.
dans Bcarpùm^ Htâm^ êeandale^ scantmêre, icuhae^ êeabieuie^ iquê^ lèUêf êtomacal. Mais, dans la prononciation de ces mots, on passe si rapidement sur Ye muet du son propre se^ qu'on ne l'entend près*
que point. (te Aicr. de P Académie, Sicard, page 4ft8, t. H.)
Si, après le c qui suit le s, il se trouve un e ou un î, ou un ft, comme dans sceaUy scely scélérat, scène ^ scie, schisme, etc., le s ne se fait point sentir, et ces mots se prononcent comme s'il y avait céUrcU,
Ceau, cet, etc. (Le DIcL de FAcademU, Waiily, page 440, et Sicard.)
Shakespear se prononce Chèkspir.
Un certaiQ nombre de moU étrangers sont entrés dans notre langoe en oonservant leur orthographe et leur prononciation naturelle. D*ou il résulte que nous avons maintenant en français le signe sh, se prononçant comme s'il j avait seh ou eh, car rAcadémie a adopté les diverses manières d'écrire. Ainsi elle admet shako etscAoAo; ihall, ichall ou. ehâle; êheling et schelUng (cAe/tn), shérifs schérif ou chéri f. Mais elle écrit seulement scAaA ; êchlague ; scheik ou cheik ; schnapên ou chenapan. Dans tous ces mots on conserve la prononciation du eh françaii; mais elle devient rude dans echène (skène), scholaire, êcholie et leurs dérivés. SehHeh se prononce chelik, et stockfisch prend le son adoud stokfiehe, A. L.
Dans le corps du mot, s conserve le son qui lui est propre, quand il est précédé ou suivi d'une autre consonne, comme dans cAsolu, converser, conseil, bastonncide, disque, transe, lorsque, puisque, etc.: et môme quand il est redoublé, comme dans passer, essai, missel, bossu, mousse. {Voyez p. 69.)
Dans Duguesclin, le s ne se fait point sentir.
n faut pourtant excepter de cette règle, l""***' les mots transiger, transaction, transition, transit, transitifs transitoire ^ intransiUfy transalpin, dans lesquels la lettres prend le son du z, quoique précédée d'une consonne; et cette exception est fondée sur ce que ces mots étant composés de la préposition latine trans (qui signifie audelà), la lettre s y est considérée comme finale, et se prononce en conséquence avec le son accidentel: toutefois, l'exception n'a pas lieu pour les mots transir^ transissement, Transylvanie^
2aient^ los fflots Alsocs^ Alsocim^ hoUamme, holsamiqm^ haha* miie, ainsi que les mots où la lettre s est suivie d'un h ou d'un d, dans lesquels cette lettre se prononce aussi comme un z : presbytère^
Asdrubal^ etc. (Beauzée, EncyeL méth.t et le Dict. de r Académie.)
Dans le corps d'un mot, s, seul entre deux voyelles, se prononce avec le son du z, comme dans rase^ hésiter ^ misanthrope^ misèrtf rose^ vésicatoire^ etc.
DES CONSONKH». 67
Cependant i, quoique seul entre deux Yoyelles^ se prononce avec le son propre se^ dans les mots détuéiuiej monosyllabe, tnonosylla^ Hque^ paroiol, girasolj polysyllabe, polysynodie, préséance, présupposer, présupposition, vraisemblance^ et cette prononciation est fondée sur ce que ces mots sont composés de particules privatives ou ampliatives, tellement qu'il serait plus raisonnable, pour marquer leur racine, de les couper par un tiret, et d'écrire : para-sol, présupposer, mono-syllabe, etc., parce qu'alors on verrait tout de suite que le s doit se prononcer comme le s initial. (H«me autorité.)
S se prononce de même avec le son propre se, dans nous gisons, ils giseni^ il gisait, gisanl, temps encore en usage du verbe gésir. — Quelques personnes même doublent le s.
Finale, la lettre s est muette dans les mots trépas, remords, divers, tamis, avis, os, alors, etc., si toutefois ils ne sont pas suivis d'un mot qui commence par une voyelle ou un h non aspiré; mais elle se fidt entendre dans les mots anus, aloês, as, atlas, blocus, calus, fœtus, iris, maïs, mcsurs, quitus, prospectus, lapis, laps (de temps), en sus, locatis (cheval de louage), vis, vasistas; et dans les mots purement étrangers , tels que bibus, chorus, gratis, hiatus, oremus, rébus, sinus, Bacchus, Crésus, Vélos, Pallas, Eubens, etc. Cependant dans MeUhias, Thomas, Judas, s ne se prononce pas.
(WaUly, page 429. — Demaodre» et le OicL de tAcadimU.) Qadqaes perfoniws font sonner s dans alors, dans le singulier du mot otirs^ et iDème dn mot 0$; r Académie n'admet pas cette prononciation. Mais elle décide qae obus doit se prononcer f^xe, comme s'il y avait un x. Quant A la liaison avec la Toyelle Initiale da mol suivant, elle est générale dans le style soutenu; mais on renwl qiid(|iiif«la, au slnguler seulement, quand le s moel est précédé d'une autre cootouie, diver-et variés h remor'4mportun ; parce que le sens est plus dislinct, et qu'il n'y a point d'hiatus. Dans le cas de la liaison, s final piend le son du M, atfi^x^au lecteur, k. L.
On dit, en faisant entendre le s final : mon fib (49), un teint de
(42) Fils. Les sentiments sont partagés sur la prononciation de ce mot. On dit num /l, et mon /la. Cette dernière prononeiatioo, plus marquée, me parait convenir mieu àfintérét que ee met réveille. (Oonergue, Mtmael des étrtmgert, page 4ss.)
Dans le discours soutenu il est mitui, tant en vers qu'en prose, dt raira sonner le a et de prononcer /la, même devant une oonsoaae; mais à la fin du vers, ce mot lime également bien avec Lais, Paris, gratis, où le a est sonore; et avec coloris, lambru, aois, où celte lettre est muette : alors seuiemeat le goftt prescrit qoand il faat prononcer /l sans fakescatlr lea fiagl.
lis, Tempire des li$ (43), plut-^que-parfait^ plus-féUUonf Unu piis substantivement (tous pensent), je dis plus, il y a plus ^ mais on le laisse muet dans Jésus , Jésus-Chriit, le sens commun, fleur de lis (44) (partie des armoiries de la France), plus (exprimant un comparatif ou un superlatif ), et dans tous pris adjectiTement (ious ^es hommes) {45).
Domergœ, page lao da sa Gmmmaire, et page 168 de fon JoutnaL)
Généralement parlant, le 5 final des verbes ne se prononce point dans la conversation, même devant une voyelle , ou devant un k muet : ainsi, tu aimes d rire, tu joues avec prudence, se prononcent tuaime^ rire, tu joue-avec prudence.
(Th. CoroeUle, sur It 197* Remarque de Vaugeloê. -> L'Académie, paige tio de set DécUlont^ et D'OKvei.)
Celte règle n'est point abiolae, et même dans la conversation la plos familière oc peut faire cette liaison, et dire, par eiempie : je vai-e^ la campagne^ font aossi bien qae Je vè à, etc. Bien plos, devant les parlicules y et «n, non seulement on fait sonner le $ d'an Impératif, mais encore, qaand il n'eilste pas, on T^oute nécessairement poar i*euphonle, mange-e-en, touche-s-y. Notre avis est qu'on ne ferait pas mal, même dans la conversation, de prononcer tuaime-i-à rire^fen cannaUsun, etc. A. L.
A regard des mots qui prennent le 5 à leur pluriel, et de ceux qui s'écrivent avec un s final au singulier comme au pluriel, il y a cette différence à faire, que si Vadjectifesi mis avant son substantif, et que ce substantif commence par une voyelle ou un h muet, alors le s de l'adjectif se prononce toujours : on dit les grandes actions, les bonnes œuvres, les grands hommes, en prononçant le s de grandes, de bonnes, de grands.
Hais, si le substatUif est mis avant l'adjectif, la prononciation du s qui est à la fin du substantif devient en quelque sorte arbitraire, suivant qu'il s'agit d'une conversation plus ou moins libre ou fiuniliëre. — Ceci est applicable aux substantifs pour lesquels nous ayons dit que la lettre s finale est muette.
(48) Us.
Là sor on irOoe d'or Charlefiiagne et Clovis
VeiUent du haut des deux sur l'empire des As» (TolUlre, BenrtaOê, chaM VB.)
(M) Henri dans ee momeotToit sur des /feuri de Us
Deox mortels orgueiUeux auprès du trOoe aisis. (Le même, mêiM ehau.1
(46) En général le s se fait entendre dans eenêf tùue, plue, lorsqn'apres eux 00 peoi taire une pauee: mais II devient nni si la pause est Impossible, e'est-è-éire, si l'on est fofcé de prononcer le root solvant sans prendre haleine.
Lorsque la lettre ê est double, on n'en prononce qu'une^ mais on la prononce fortement; ainsi, hissextUy desservir, dyssentme, itssi- Môj essieuj messéani, etc., dont les deux 5 sont entre deux yoyelles, se prononcent avec le son propre du s : bi^sextil, dé-servir^ etc.
(tku ConMiUe,ior U 130* et U 19T« Bemarque de Vaugeiai; Restant, page MO, et Demandre, au mot ProtumeiatienO
On obserrera que dans les mots où la lettre s se trouve doublée, soit parce que ces mots sont composés d'une particule et de quelques autres mots, comme dans desserrer y desservir y dessouder , dessécher , messéamiy etc., soit parce que ces deux s entrent eux-mêmes dans la formation du mot, comme dans e^ence^ bécasse, coulisse, pelisse, etc., cette lettre doublée se prononce un peu moins fortement dans les mots où die a été i^outée que dans ceux où elle se trouvait primitirement
QciDt à lâ proDonciâUoD de Ye qal précède deai ss, il serait dlfflclle d'élabllr ime régie. Alnft, tantôt II reate muet : dessus, dessous, prononcez depus, deçous • comme aostl dana la plupart dea mots composés af ec la particule re, reuerrer, ressembler, ressort, etc. Tantôt il est fermé : dessouder ^ pression^ essuyer, r«ffsusciter, etc. Tantôt il prend un son plus ouvert : abbesse, lesse, etc. La grammaire Ici nous parait impuissante; l'usage seul enseignera ces <fiflérences. ▲• L.
T t.^Son propre te : table, (Zèbres, topique.
Son accidentel ce : abbatial, paHeni, captieux.
Cette lettre conserve toujours le son qui lui est propre au commencement des mots, quoiqu'elle soit suivie de deux voyelles : tiare, tiédeur, le tiers, le tien. (Lôvizac, page 94.
Au milieu d'un mot, le t ne s'articule pas toujours de même; il y prend l'articulation accidentelle dans beaucoup d'occasions, et souvent aussi il y garde celle qui lui est propre.
La fréquentation des personnes qui parlent purement leur langue, et un grand usage sont presque indispensables pour en faire la disiinction : néanmoins voici quelques règles : ti se prononce ti, lorsqu'il n'est pas suivi d'une voyelle dans le même mot; mais, lorsqu'il est suivi d'une voyelle, il se prononce tantôt ti et tantôt ci.
n conserve sa prononciation propre ti devant une voyelle; l' dans tous les mots où il est précédé d'un s ou d'un x, exemples : bastUm, besHal, mixtion, etc.
2^ Dans tous les noms terminés en tié ou en tier, exemples : amilitf, mûiiié, pitié, entier, chantier, layetier, etc.
90 DB8 CMMmBA.
Les moto qui se terminentea tiar s'éoriitat par ub € m |Mrimi; foneier, eounier^ etc.
&• Dans les mots terminés en Hey comme : partie, amnMîe. Ah nastie^ çaranHe^ hostiey modestie^ reparUe^ êamitie^ etc., à resoqplion de ceux dont nous allcms parler.
4"^ Dans les mots terminés en tien et Éienne^ tels que : soutien^ mamêien^ antienne^ iimney abstienne^ etc. Nous farterons tout à l'heure d'autres mots qui se prononcent ctan, dmne.
&• Enfin dans le verbe cAdtfer, et toutes ses parties; et dans les autres parties des verbes terminés en ÊUnu : nous parêirnUy nous mettions, nous inientionsy etc.
Ainil la prononciation en général eit rade dam I«h ces tettps des mAtêtX «Be 5'adoiiciC dans les snbslantllB. Be li eeUe dlflÉmce sN^iMie i4ëni ém moto Ida- Uqoes : nota portioni de* portions (porcians); nous intentions avec des tutiwtione {inteneions)^ etc. A. L.
Hais K devant une voyelle se prononce d :
V Dans le mot patient et ses dérivés ; dans tous les Hiete tami&és en tialy tiely iian^ et tous ceux qui en dérivent; exemples :p<irfM^ essenOel, perfecHm, ration^ ratimneL 11 ftiut cependant excepter les mots terminés en siion, dans lesquels, comme nous l'avons dit, ti conserve le son propre ti : gestion, mixtion ^
2"" Dans les noms propres terminés en tien^ comme Omiten^ Dùh cUiimi et dans ceux qui désignent de quel pays on est, comme venitien, vénitienne. Dans tous les autres mots terminés en tim, ti conserve le son propre Hi
3*" Dans quelques mots terminés en lie, tels que ineptie^ inertUy minutie^ prophétie, et ceux qui sont terminés en alie, comme jMnmatie, démocratie.
4*" Dans les mots satiété, insatiable, et dans les deux verbes initier, balbutier, — Tous les autres verbes qui se terminent en cier s'écrivent par un c; exemples : apprécier, négocier, etc.
Le T final ne se fait point entendre; cependant il y a qudques exceptions. Le T se prononce toujours dans abject, acceisU, hrut, diut, contact, correct, dot, direct, déficit, est, ouest, fat, granit, exact, échec et mat^ exeat, incorrect, indirect, infect, induit, knout, lest^ luth, net, prétérit, rapt, rit, subit, suspect, strict, tacet, tact, toast, transeat, transit, vivat, whist, zénith, xist et xe$t.
(Domergue, pago 466 du jHaiitiel des eùHmgerê.)
Masson, Gatineau, Gattel, Rolland et T^veaux sont d'avis qu'il
faxA ùite somtf le t éfams débet} oependint, Tusage {Mmlt oontrsire, rartoat dans le oommerce; et rAeadémie confirme Tusage.
Dans rwpect, a^eet, cireonspeei, le e seul se fiiit ent^dre.
f^aff€% ce qui a élé dit piu hiol, |Hi«. M.
Le T de vingt ne sonne pas à la fin d'une phrase : notM étiùM vingt ^ il ne sonne pas n<m plus quand il est suivi d'une consonne : vingt <o{dai9y de même que dans la série de qiMtre^vingtt à cent. Mais il sonne dans toute la série de vingt k trente^ et quand il est suivi d'une voyelle : vii^t abricots. (leitâut, page s«i.)
Aijul ron pronoooera en faliantsooner le f, ^}ingi «I un, vingt-deux; cent vingt ans; et sans le faire sonner, quatre-vingt-un , quatre-vingt-onzei an Quinze" F'ingt enrhumé. La lettre t doit sonner an pluriel dans tons les mots où elle sonne aa singulier: une dot^ dee dote; un luth, des luths. U y a une exception pour le root Moi; voyez a« Remarques détachées, Bnfin f est maet dans Metz, Ret*, coDuneitaMlesflMlesdesferlMs^jeprMnalftluoMNtoa, ele. A L.
Dans sept , le t ne sonne pas avant une consonne ni avant un h aspiré (46) : sept chemises , sept houppelandes ; mais il sonne quand il est seul : ils élaieni sept; ou lorsqu'il est suivi d'une voyelle, ou d'un A non aspiré : sqpt écus^ sept hommes ^ ou encore lorsqu'il est pris «ulistantivement : le sept de ccmr. (\a wct.de eAeaééfHie.)
Huit suit les mêmes règ^; ainsi le T ne sonne pas dans huit car c;ériM9Vj hwU hameaux; mais il sonne dans ils restêreni huit, huit ahrisirts^ huit homsnes, k huiidu mais^ un huit de pique, ving^huOi trente-Jiuit^ quarunte-huit, dnquanh-huit, siHxante-huit, soixante
dix-huit, etc. (HésM antorité.)
r4e> Eolleaa ftdt rimer tspl arec eomef. Uni
t son destin éPme qmMne oa d'an sape Voit sa Tieoasi mort sortir de son eofiMl. (Satin IV.)
It soBveat tel y Tient qui Mil, poor ton! eeeret,
Qnq et quatre font neuf, Otei deux, rsste sept. (Satire VUL)
YolCaire Fa fait rimer avec objet t
Elle avait une flUe ; un dix aTee un sem
Composait rage beureux de ce dlvio objeL (Conte de Gertnde.)
^Ges exemples smt une ttoence permise pour la rime, et qui ue cbange rien & la praneaciatkm. A. L.
72 DBSOOHSOIQŒS.
La omibinaiflon ent^ qui caractérise la troisième personne plurielle dans les verbes, comme ils craignetU^ ih veulent^ Us obOennenif se prononce, devant une consonne, avec le son muet, de même que sïl
n'y avait ni N ni là la fin. (L'Acadénle, WaUlr, hmmt, ptge sai, Demandre.)
T sonne encore dans le mot Ckriêt, employé seul; mais il ne se fait pas entendre dans Jésus-ChrisL (UMcf. de eâeaiému,]
n sonne aussi quand il est suivi d'une voyelle ou d'un h non aspiré, auquel il doit s'unir. Un savant homme, je suis tout d vous, s'il vieni d partir, se prononcent un savan-thomme, je suis tour4d vous, etc.
(MftiM aulorilé.)
Dans avant-hier il se fait sentir.
Cependant il y a des substantifs, même suivis de leurs adjectifs, commençant par une voyelle, où il serait mal de le prononcer; comme un goût horrible, un tort incroyable, un instinct heureux.
Dam le style toateno. Il leratt néocMatre de prononcer le I da mot gaûi, parée qii*i?ant tout on cherche & ériler rhlatos; mais pour les moU termina par deox OQ trois consonnes, il arrive qu'on ne fait pas toujours sonner la dernière (yorez ce qui a déJA été dit, pages 39 et 67). Ainsi la lettre r, par exemple, sonnera de préférence dans les terminaisons rt, tor-incroyable, dipar^mpréwi,éic. A. L.
De même pour les verbes qui ont un r avant le t final; ainsi dans : il part aujouréFhui, il court d bride abattue, il s' endort d tomr bre, l'usage le plus commun est de ne point prononcer le t.
Lorsque le t est doublé, on n'en prononcejgu'un, excepté dansoMeieme, attique^ battologie^ guUural^ pittoresque j où l'on fait entendre
les deux t. (te met. de ràcadenae, Resuut, page seo, et M. Uvesax.)
Th n'a pas d'autre articulation que celle du T simple : absinthe, acanthe^ thériaque, thon^ Thalie, MMridate^ luth, se prononcent o6sinte, acante^ etc. — La lettre h, dit Beauzée, n'est ici qu'une lettre étymologique qui indique seulement que le mot est tiré d'un mot grec ou hébreu.
Mais th ne se prononce pas daniotlAiM, asthmatique ; dites ajBma, asmatiquê. Lorsque le temps d*nn verbe terminé par une voyelle est Immédiatement salW des pronoms il, elle, on, on met par euphonie, et pour éviter Thiatos, on I entre le verbe et le pronom. Dira-^-on^ fera^il, joue^t-^lle? (L'Aetdémie.)
V V — Se prononce ve : valeur j vide, vélin.
Le son de cette consonne, qu'il ne faut pas confondre avec u voyelle, ne varie jamais; et l'on ne connaît en français que quatre mots, ou plutôt il n'y a que quatre mots francisés où cette lettre soit redoublée : fFhigh, Waux-hall, qui se prononcent comme s'ils étaient
écrits avec on simple v; et Whisi (47), WMêHj qui se {mnoneent (miii^ ùtti$k%.
L'Académie^ M 1 835, écrit wkig et prononce ouigue; die reconnaît aussi noUk^ (boisson) qu'elle prononce ouUki. Pois elle doone bowl^ mais comme mot anglaisi dont nons arons fait boL Enfin, an mot kircht-waster elle ne s*expllqoe pas. Noos croyons qa'assez généralement on dit vaesr en donnant i la dernière syllalM le son adoQci dont noosafons parlé page 63 et snW. Il eiiste encore en fk'ancaii le nom de TiUe Longwi qoi se prononce I/m-ouU A. L.
Ce n'est pas des étrangers qu'il faut apprendre comment on prononce les noms qu'ils écrivent avec un double v {w) ; Tusage seul doit nous servir de guide, et il nous dira qu'en français, Newton, Warwik, fFashington, Law, se prononcent Neuion, rarvik^ Fasingion, Lasse (quelques-uns disent Lô) ; et que fTes^haliey WaU- *ofi, WalUmey fFagram^ FFasa, se prononcent Fes^halie, Falbon, Fakme, etc.
X X. — Cette lettre a, dans notre orthographe^ différentes valeurs : Cs : Alexandre, extrême.
Gz : Xavier, exercice.
Ss : Bruxelles^ Auxerre.