‹ Grammaire des grammairesChapitre 193 sur 203 · DU S17B10NCT1F ET DE SON EMPLOI · texte numérisé non relu

DU S17B10NCT1F ET DE SON EMPLOI

« £a mmênê da lettltade qa'on pmt ett le mdlleiir. • (Pascal.) — « Je fais la mHl- Uum coDtenaneeqiM ]e pvO. > (M»* de Sévigné.) ^ « Ulysse, U plm sage des rois de U Grèce qui ont renversé Troie. » (Fénelon.) — •Le plus grand des maaz qa*il eoftçoii est la seryilade. » (J.^. Roasseaa.) On Toit par ces exemples qu'ici encore le mode du terbe dépend des vues de Tesprit, et que la règle n*a rien d'abaola. A. L.

On met encore le subjonctif, lorsque le pronom relatif correspond à l'un des adjectifs nul, aucun, premieTy second^ troisièmey dernier^ etc. ; ou encore lorsqu'il se rapporte à quelque substantif ou adverbe qui a un sens négatif, tel que personne, peu, guère^ rieny atu^n, seul, trop, etc. y etc. « Racine est le premier qui ait su rassembler « avec art les ressorts d'une intrigue tragique. » (La Harpe, Éloge de Racine.) — < C'est une des dernières épltres que saint Paul ait € écrites. » (Trévoux.) — «Les intérêts de leur vanité sont les der « nters ^u'on doive ménager. » (Geoffroy.) -^ « n n'y a personne « qui, en pareil cas, ne négligeât un intérêt si important. » (Voltaire, sur la tragédie du Triumvirat.) — « Il n'y a rien qui raflraî- « chisse le sang comme une bonne action. » (La Bruyère.) — t II y < a peu de rois qui sachent chercher la véritable gloire. )» (Fénelon, TéUmaque, liv. XIV.) — c On peut dire que le chien est le seul ani- « mal dont la fidélité soit à l'épreuve. » (Buffon.) -^ < Le seul bien « qu'on ne puisse pas nous enlever, c'est le mérite d'avoir foit une e bonne action. » (Pensée d'Antisthène.) — « U n'y a aucun de ses « sujets qui ne hasardât sa propre vie pour conserver celle d'un si « bon roi. » (Fénelon, Télémaque, liv. VIII.)

Ce pas n'est le êeul bien que sa main me ravUse.

(Crébillon. Rhad. et Zén,, acte I, se. 3.) Le présent est Vunique bien Dont rborome soit vraiment le maître.

(J.-B. Rousseau. Ode 13, Hv. II.) (ZBl)

(387) M. Ledru (Manuel des amat. de la lang. ffanç.) est d'ayis que le seul, Vunique demandent le mode da subjonctif quand lldée n'est pas positive, quand elle tient da doute ; mais que, quand l'idée est affirmative^ qu'elle ne tient pas du doute Jl fant llttdieatif.

Ainsi il ne croit pas qu'on puisse condamner les eiemples suivants : « H y avait du délire à penser qu'on eût pu faire périr par un crime tant de personnes royales, en laissant vivre le seul qui pouvait le venger. » ( VoUaire, Siècle de Louis XI T.) — «Voilà sans doute la moindre de vos qualités ; mais, madame, c'est la seule dont J'ai pu parler avec quelque connaissance. » (Racine.)— « Les mauvais succès sont les seuls mitres qui peuvent nous reprendre utilement, et nous arracber cet aveu

67G ou SUBJONCTIF £T DE SON EMPLOI.

< Il n'y a guère de mots qui, étant heureusement plaoés, aeptus- « sent contribuer au sublime (388.) (Voltaire.)

HuiTiÈMBiiENT. — I^es adjectîfs pronominaux quelque que, qu<l que, et les expressions qui que, quai que, veulent également le verbe de la phrase subordonnée au subjonctif :

« Quelque effort que fassent les hommes, leur néant parait par-

« tout. » (B088uei, Disc, sur CHisL iinto., UI' pwUe, p. 4ii0

Du maître, quel quHl foit, pea^ beaucoup oa zéro. Le valet fut toujours et le singe et l'écho.

^Piron, l'École des Pères, acte II, »c. 3.) Mais, dans quelque haut rang que vous soyez placé. Souvent le plus heureui s'y trouve renversé.

(Th. Corneille, le Comte d'Essex, acte f , se. 3.) Qui que ce soit, parlez et ne le craignez pas (389.)

CRaciuc^ Jphiginie, acte III, s«. 5.)

d'afoir failli qui coûte Unt à notre orgueil. » (Bossuet.) — « Locke est te ami que je crois devoir excepter. » (Condillac.) parce que dans chaciut d*eia le sens est bien afflrmatif.

. Toutefois, M. Ledru fait observer que eomme il y a presque toujours on œrtaio |rague dans les phrases où Ton emploie seul ou unique, il faut alors, dans le ptus grand nombre de cas, faire usage du subjonctif.

— Ainsi donc, il faut ici, comme partout ailleors , admettre la disUoction leloa que l'idée est posilive ou indécise. Le même principe se représente dans loas les cas. Nous admettons donc, avec la Grammaire nationcUe, les excepUons suivantes : « Voili le premier livre que Dieu a montré aux hummes. » (Massillon ^ — . « Ce livre est le dernier qu'il a/totl contre M. Arnauld. • (Pascal.)

(/ n'est que trop d'espriis lâches et corrompus

Qui font plier la loi sous le joug de l'usage. (U Harpe.)

Ainsi après le pronom relatif en français, les écrivains ont à peu près, comme en latin, la faculté d'employer l'un ou l'autre mode, selon la nuance de leur pensée, a l'exception toutefois des formes interrogatives et négatives, qui exigent À peu pits exclusivement le subjoncUf. A. L.

(388) Remarque, •— Il est un cas où l'on doit mettre le verbe de la propoaitioa subordonnée à l'indicatif; c'est quand le superlatif est suivi d'un régime indirect, comme dans cette phrase : « Le soleil est le plus grand des corps que l'on aperçoit dans le ciel. »

Le relatif que se rapporte non au superlatif, mais au régime qui le suit : aina ridée est positive^ car le sens est celui-ci : On aperçoit des corps dans te €iel, et te soleil est le plus grand; dès lors ce. n'est pas le subjoncUf qae l'on doit employer.

(389) Conjonctions ou locations conjonctives qui veulcot le verbe de U prop^M-

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