‹ Grammaire des grammairesChapitre 21 sur 203 · C : Excepter^ excellent · texte numérisé non relu

C : Excepter^ excellent

Z : Deuxième, sixième.

Premièrement. — - X ne se trouve au commencement qne d'un très petit nombre de noms propres, empruntés des langues étrangères, et il ikut l'y prononcer avec sa valeur primitive cs, excepté quelquesuns devenus plus communs, et adoucis par l'usage, comme Xavieb, que l'on prononce gxavier; Xénophon, que l'on prononce jj^z^ncipkoii,* XiMÉNÈs, gziménès ou ehiménès; le Xante, le gzante; Xantippe, gxantippe, et enfin Xersâs,, que l'on prononce gzercèsse.

(Beauzée, BneycL méth*^ lettre X.) Cette lettre se trouve aussi au commencement de quelques mots empruntés i la langue grecque , et alors elle se prononce avec le son es, comme dans Xiphias, aciphtÂde, œyête. Le mot Xerœès a paru trop dur à prononcer, on l'a adouci ; quelqnef -ons même écriveot Xercés, mais i tort. A. L.

(47)L'Aeadémie (édit. de 1798), Gattel, Catlneaa, M. Laveaui, n'Indiquent que le mot JFUk: mais ce Jeu qui nous Tient des Anglais est dans leur Dictiontiairsion le nom de ff^hUt , Inierjection qui, dans la Isngue anglaise, signifie chut, bouche cousue! En effet ce Jeu eilge beaucoup de silence et d'attention ; si donc on ^eut conserver le mot fFisk, il tant dire que ce mot s'écrit ainsi par corruption. — La noavèlle édition du Dictionnaire de V Académie donne )Fhist,

74 VtSè GOHSOKIIBS.

DmutUmemem. — Si la lettre x est au milieu d'un mot, die a dttftrentes yaleurs^ selon ses dîTerses positions.

V Hic tient lieu de c$ lorsqu'elle est entre deux Toyclles, et que la lettre initiale n'est pas un e; comme dans axe, maxime^ luxe, sexe, Alexandre.

U ftat enUBdie eelto eicepISon, nea pas de loof Iti mou o& r« précède le«, comme dans sexe, sexagénaire, iemique, mab icaicmciit dm mois cimiports qa commençait par la préposition latine ex, comme exiger ^ exetmpier, eteimmer, et antres semblables dont il va être parlé. A. L.

n faut en excepter saixanie et ses dériyés, BruxeUa^ Auûcœme, Auxerre, AuxerraiSy où la lettre x est emjdoyée pour di»ix «, eique Ton prononce soissante, Brusselles, AtAssantUf Ausserre, etc., à k manière des Italiens, qui n'ont point de x dans leur alph2i>ety et qui emploient les deux ss à la place de cette lettre, comme dans Alesia»drOj Aleiêio.

Remarques cependant ipie le son adood n*exlite pas let qoe « sonne eoonne et dans Saint- Germain-VAuxerroie, A. L.

n faut encore en excepter sixain, sixième, dixième, denxième,q!aB l'on prononce sizain, siziême, dixième, etc.

Nota. Dizain, dizaine, s'écrivaient autrefois par un x : dixotn, dixaine.

T La lettre X iient encore lien de ei, lorsqu'elle a après elle une guttmml suivi d'une des trois voydles a, o, u, on lorsqu'elle est suivie d'une consonne autre que la lettre A, ccHume eoceavaHon, excuse^ excommunié, expédient, inexpugnable, etc. fMênie amwîié.)

3' Elle tient lieu de gz, lorsqu'elle est entre deux voyelles, et que la lettre initiale est un e, et dans ce cas, la lettre h qui précéderait la seconde voyelle serait réputée nulle : examen, exhérédaiian, exhiMr, exécré, exorbitant, etc. (48);

Ou bien lorsqu'elle est entre deux voyelles, et que le mot commeDoe par IN : inexact, inexécutable, inexorable (49).

n est évident que cette s pa rUede la règle n'est qv*» oompléBieiit de li

(48) Obacnres que Ton n^éerit pas emkorbikuU avec on A. iSxor^nant vient et em eràità, hors du oercie.

(49) Un Grammairien, dont le nom nous échappe, pense qne, si l'on voulait s'exprimer avec plus d'énergie, il faudrait prononcer inexorable avec le son da d. inecêorabte; mais Féraod, Gattel, Rolland, et l'usage, comme le fait très bien observer M. Boniface, n'ont pas approuvé cette dlitindion.

DES CONSOlflŒS. 75

B; CET, H nei'agH td que des moto qaf admettent ex dans la eompoifUon prinritlve, «t qo'on a ffifl précéder de la négallTe in t exaet, inexact; exigible, inexigible, etc. Ainsi, du mot oxydable si l'on formait inoxydable, fl ne rentitrait pas dans le cas du présent article, et se prononcerait par ci : i pins forte raison, les mots comme inflexible, etc. On voit donc, atnsi que nous l'avons déjà expliqué plus haut, dans quel sens il faut comprendre ces eioqrtions, énoncées d'âne manière peu précise. A. L.

4'' Elle tieat lieu du*c guttura) quand elle est suivie d*uii e siCOant^ à cause de la voyelle suivante, e ou î; comme dans excés^ exciter, excepihn, qui se prononcent ecc^s, ecciter, ecception.

TYoisiêmemenL — Lorsque la lettre i est à la fin d'un mot, elle y a, selon l'occurrence, difiërentes valeurs : 1"^ die vaut autant que cs^ à la fin des noms propres PoUuXj Jjutx^ Palafox^ FairfetXy Gex, Aix-^Chapelle, Styx (excepté jOx en Provence, «ù x se prononce toujours avec le son de s); à la fin des noms appeUatifs : barax^ index, lynx, sphinx, et de l'acyectif pr^/ir.

— Ajoutez : phénix, larynx, styrax, thorax, ùwyx.

2"* Lorsque les deux adjectlÈ numéraux six, dix, ne sont pas suivis du nom de l'eq^èce nombrée, on y prononce x comme un sifflement fort, ou comme s :fen ai dix, prenex-en six.

.V Deux, six, dix, étant suivis du nom de l'espèce nombrée, si ce nom commence par une consonne ou par un h aspiré^ on ne prononce point X: deux héros, sixpistoles, dix volumes^ se prononcent dett^ héros, si'pistoles^ di-^olumes. Si le nom commence par une voyelle ou par un h muet, ou bien si dix n'est qu'une partie élémentaire d'un mot numéral composé, et se trouve suivi d'un autre mot élémentaire quelconque de même nature, alors on prononce x comme un sifQement faible, ou comme un z : deux hommes, six ans, dix aunes, dix-huii, dix-neuf, se prononcent dm^xhommes, sirxans^ etc.

4® À la fin de tout autre mot, x ne se prononce pas : paix, choix, prix; ou se prononce comme un x: baux annuels, généreux amis.

Voici les occasions où l'on prononce x à la fin des mots, le mot suivant commençant par une voyelle ou par un h muet. — 1** A la fin de aux, comme aux hommes, aux amis ; — TX la fin d'un nom suivi de 60n adjectif : chevaux alênes, cheveux épars^ travaux inuêUes; — 3"" A la fin d'un adjectif immédiatement suivi du nom avec lequel il s'accorde : heureux amant, faux accord, affreux état, séditieux insulaires; — 4* Après veux et peux, comme j« veux y aller, iu peux écrire, tu en veux une. (seavée, mteyd. mêA}

La lettre x n'est jamais doublée.

9tt ^^ €0NS0NNE8.

natk. Nom oitbograplie tctaelle tend i supprioMr ortie Mtro dâi» plwlBVi BoCi; et déjà cette luppnufon a Uea pour le plarid dM moU roi» lo<» /bu, elc, que I'od éciil rois, lois, fout,

Z z^Se prononce ze : Zachamy Zèphirt, xixanie, jnme.

Cette lettre consenre toujours le son qui lui est propre, au milieu et an commencement des mots.

Finale, elle prend le son propre de s, même ayant une consonne, dans Metx^ Rodez, Retx^ Suez, Alvarez, Cortex, etc., et autres noms étrangers.

À la fin des secondes personnes plurielles des verbes, quand la lettre z est suivie d'une voyelle et dans le discours soutenu, elle prend la prononciation qui lui est propre; suivie d'une consonne, elle ne se fait point entendre. iLdrinc.)

Alors Vê qol précède x se prononce comme an e fermé; mais 11 n'a pas partont la même Taieor. Ainsi le son dena toajoors être moins fermé dans les tennlnaisons en ai du présent de l'Indicatif, da futur on de l'Impératif, mus aves, «oui aures. ayex, que dans les terminaisons en iês de l'Imparfait, du conditionnel oo des temps dn subjonctif, vous aviez, vous auriêx, q%ie vousayes^ etc. Il y auri donc une diflérence marquée pour la pronondaUon entre vota déniex et tout fneniex! entre vous alliez au mérite une grande modestie^ et hier vous alliés au balf etc. A. L.

Dans la conversation, cette lettre finale peut ne pas se faire entendre, même avant une voyelle; ainsi : aimez avec respect, et servez avec amour votre père et votre mère, pourra très bien se prononcer aimé avec respect, et serve avec amour votre père et votre mère.

(Wailly, page 446. — Demandr«, Lé? izac et D'Olivet.) Voy.y p. 80, ce que nous disons sur la prononciailon de la lecture. Nous rappellerons ici nne remarque que nous avons déjà faite, page 68 : c'est que

la liaison se Cait nécessairement devant les pronoms y et en, allez-y, prenez-en.

iA même nous pensons qu'il serait mieux dans la conversation de dire soyi^x-hêu-

rcux que soyé^ heureux. En tout cas, ce peut être one négligence peimise» mais

rien n'empêche de suivre la règle. A. L.

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