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DE LA PROSODIE

La Prosodie est Tari de donner à chaque son ou syllabe le ton qd lui est propre. Elle comprend nûn-«eulânenl tout ce qui oonoerne le matériel des accents et de la quantité, mais encore celui des mesures que les difiérents repos de la Toix doivent marquer, et, ce qui est bien plus précieux, l'usage qu'il faut en flaire, selon l'ooeurrence, pour établir une Juste harmonie entre les signes et les choses signifiées.

(Baraiée, BnqfeL méth., au mot Accent.)

Ces derniers objets n'étant pas du ressort de la Grammaire, et appartenant particulièrement à la poésie et à l'art oratoire, nous nous bornerons à parler de Yaceeni et de la quanUié.

ARTICLE PREMIER

DE l'accent.

On entend par aeernU les différentes inflexions de voix et les di- Terses modulations dont on peut se servir pour prononcer comme il convient les mots d'une langue. Chaque province, chaque ville même, chaque nation, chaque peuple diffère d'un autre dans le langage, non-seulement parce qu'on se sert de mots différents, mais encore par la manière d'articuler et de prononcer les mots. Cette espèce de modulation dans le discours, particulière à chaque pays, est ce que l'abbé d*01ivet appelle. ^iccen< national.

Pour bien parler une langue vivante, il faut avoir le même accent, la même inflexion de voix que les personnes de la capitale qui ont vécu dans le grand monde; ainsi, quand on dit que, pour bien parler français, il ne faut point avoir d'accent, on veut dire qu'il ne faut avoir ni l'accent italien, ni ïboooux picara, ni un autre accent qui

n'est pas l'accent national. (Dummais, Kneyel méihod.m fDOiJeeent.)

Selon le mécanisme des organes de la parole, les inflexions de voix doivent varier suivant la nature des syllabes. Dans toutes les langues, il y a des syllabes sur lesquelles il faut élever le ton, d'autres sur lesquelles il faut l'abaisser, et d'autres enfin sur les-

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