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DBS DEGRÉS DE SIGNIFICATION OU DE QDALIFICATIOK

nomWê Mais orgaMVoeal;^. MaiileploiM mtfcuHn 4e UpliipartéB ces adUedlfe est incerUin et désagréable. 11 faat donc révUer. A» L.

Observation. — Beaucoup d'écmaiBs modernes su^prioieat le I au pluriel dos adjectifs qui se terminent au singulier par le son nasal ant, ent; mais les objections fuites par MM. de Port--Royal, Régnier-Desmarais, Beauzée, d'Olivet, et plusieurs Grammairî^s modernes, contre la suppression au ik l'égard des tubêiÊMiifk terminés^ au singulier, par ani, enij sont également d'un grand poids pour les adjectifs; et, en effet, cette suppression a bien des inconvénients ; car, si Ton écrit au masculin pluriel alexans, et bimfai' sans sans t final, les étrangers n'en conduront-ils pas que le pluriel féminin est le même pour ces deux mots, et, par conséquent, ou que Ton doit dire au féminin alcMatUes parce qu'on dit bimfair santés, ou que Ton doit dire frien/aÎMiMS^ parce qu'on Aiialexasus? S'ils ne portent pas leur attention sur le singulier, l'analogie doit les conduire à l'une où à l'autre de ees conséquences. -^ Voyez p. 169 ce que nous avons déjà dit contre cette suppression.

DES DEGRÉS DE SIGJVlFICATlOIf OU DE QUAUFWATIOK DANS LES ADJECTIFS.^

Les adjectifs peuvent qualifier les objets, ou absolument, c'est-idire sans aucun rapport à d'autres objets; ou relativement, c'est-àdire avec rapport à d'autres objets, ce qui établit différents degrés de qualification, que l'on a réduits à trois; savoir : leposiUfy le comparatif et le superlatif. iUiiMM, page sas.)

Lej^ostït/est l'adjectif dans sa simple signification; c'est l'adjectif sans aucun rapport de comparaison. Ce premier degré est appelé postït/; parce que, comme le dit M. Chapsal, il exprime la qualité d'une manière positive : Un enfant sage et laborieux est

aimé de tout le monde. (Oamanais, page iSS, 1. 1 de ta Gramm^ et Lévisae.)

Le comparatif, ou second degré de qualification^ est l'adjectif exprimant une comparaison, en plus ou en moins, entre deux ou plusieurs objets. Alors il y a entre les objets que l'on compare, ou un rapport de supériorité, ou un rapport i^infériorité, ou un rapport d'égalité : de là trois sortes de rapports ou de comparaisons.

Le rapport ou la comparaison de supériorité énonce une qualité à un degré plus élevé dans un objet que dans un autre : cette comparaison se forme en mettant plus, mieux^ avant l'adjeetif ou l« ixorticipe, et la conjonction que après : »

BBS BB6KÉ8 M SIGNiriGATtON 0D BB QUALIFtCATIÛH. S47

« Im remèdes soilrt fiu$ lents ftia les maux. » (PensêedeTaOie.) « Le bien est />^uâ ancien dans le monde que le mal. » (D'Agneweau.) « C'est bien fait de prier, mais c'est mieux fait d'assister les

€ pauvres. » - (Massinon.)

Le rapport ou la comparaison d'infériorité énonce une qualité à

un degré moins élevé dans un objet que dans un autre; elle se

forme en mettant moins avant l'adjectif, et la conjonction que après;

exemple : i

« Le naufrage et la mort sont moins funestes que les plaisirs qui

« attaquent la vertu. » (Pénelon, Têlémaque, Ut. I )

Le rapport ou la comparaison d'égalité énonce une qualité à un même degré dans les objets comparés; elle se forme en mettant aussi avant l'adjectif ou le participe, autant avant le substantif et le verbe, et la conjonction que après; exemples :

« Il est aussi dangereux pour un tyran de descendre du trône « que d'en tomber. » (Barihéiemj.)

« Le mauvais exemple nuit autant à la santé de l'àme, que Tair « contagieux à la santé du corps. » (iiannoDtai.)

Nous n'avons que trois adjectifs qui expriment seuls une comparaison : meilleur^ moindre, pire.

Meilleur est le comparatif de bon : ceci est bon, mais cela est MEILLEUR. Ce comparatif est foxirplus bon, qui ne se dît pas, si ce n'est dans cette phrase : Il n*est plus bon à rien, qui veut dire il ne vaut plus rien. Mais alors p/us cesse d'être adverbe de comparaison. De même, au lieu de plus bien on dit mieux; cependant on dit moins bon, aussi bon^ moins bien, aussi bien.

Moindre est le comparatif de petit : Cette colonne est moindre gue l'autre. Son mal n'est pas moindre que le vôtre. (L'Acadfoiie.}

Moindre est aussi le comparatif de bon en ce sens : Ce vin-là est

moindre que Vautre. (Même autorité.)

(Regoier-Desmaraia, p. 181. — Girard^ p. 382. — Fabre, p. S7. — LéTîxac.)

Pire est le comparatif de mauvais^ méchant, nuisible : Il y a de mauvais exemples qui sont pires que les crimes,

(Montesquieu, Grandeur ei décadence des Romains, ch. vrir.)

1" Memarque. — Ordinaitemeut parlant, il faut qu'il y ait un certain rapport de construction entre les deux termes de comparaison, et il est nécessaire de suivre, après la conjonction que, qui est le lien de ces deux membres, le même ordre de phrase qu'on a suivi auparavant : Il y a plus de sots non imprimés qu'imprimés.

Wtes : qu'iL n'y en a Y>'imprimés,

MS DBS DIGRtB DB SIMmCATIOH 00 DB QUAUFICàTtOM.

On twilplMi de pmmimeê Un nteâmei JCrn^ weê$ ib joie fue <b

n Mait dire que d'un Bxcis de triitene.

En effet, la comparaison n'est pas entre la tristesse et la joie, mais eUe est entre Tencès de l'une et Texcës de l'autre.

(Férand, an mot Campœ/ûi»om.)

2* Remarque. —L'adjectif, ou, suivant l'expression deDomergue, l'attribution qui fkit le fond du caractère, celle qui est plus connue, doit se placer après la coiyonction que; et l'attribution qu'on veut égaler à la première, et qui n'est pas connue ou l'est moins, se placer après Tadverbe de comparaison; on dira donc : Soeraie éiaii au$si vaUUmi que sage^ plutôt que aussi sage que vaillant. — Turenne étaU aussi sage que vaillanty plutôt que aussi vaUlani que sage.

En effet, ce qui firappe le plus, ce qui est le plus connu dans Socrate, c'est la sagesse; dans Turenne, c'est la vaillance.

Lorsque le bourgeois gentilhcHume de Molière veut prouver la douceur de Jeanneton :

Je croyais Jeasneion

Anasi douce qae belle;

Je croyais JeannelOD

Plas dottee qu'un mouton, (Act . I, se. 2.)

douce est placé avant belU^ parce que le point connu de M. Jourdain, c'est la heauiéy et c'est à ce point qu'il compare la douceur; de même rien n'est plus connu que la douceur d'un mouton, et c'est à ce point que notre bourgeois gentilhomme veut comparer celle de Jeanneton.

(Le met. erit. de Féraud. ~ Urb. Donargne, page 118 de sa Graminaire* et page i02 de iod Journal. — M. Lemare^ page 210.)

Le superlaiify ou troisième degré de qualification, est l'adjectif exprimant la qualité portée au suprême degré, soit en plus, soit en moins. En firançais on en distingue de deux sortes : le superlatif relatif et le superlatif absolu.

Le superlatif relatif exprime une qualité à un degré plus élevé ou moins élevé dans un objet que dans un autre; mais il exprime cette qualité avec rapport ou comparaison à une autre chose.

Ce superlatif ne doit pas être confondu avec le simple comparatif, ou simple degré de qualification; en effet, le superlatif relatif exprime une comparaison; mais cette comparaison est générale, au lieu que le comparatif simple n'exprime qu'une comparaison parHeulière.

On forme le superlatif relatif, en plaçant le, la, les, du, de la.

DES BBGBÉS DE SI6NIFICATI0E OU DE QDÀLinCATIOlf . 240

des, (244), mon ton, scm^ noire, voire, leur (246), avant les mots plus, ptre, meilleur (246), moindre, mieux et moins. Exemples : « La plus < douce eonsolation de rbommeafDigé, c'est la pensée de son inuo-

« Cence. > (Bounet, sermon du jeudi de la passion.)

« La confession est le plus grand frein de la méchanceté hu-

« maine. '» (VoItalre, Sièele de Louis XIV, t III, p. M, édiL io-is, Mort de Madame,)

« La prospérité est la plus forte épreuve de la sagesse. »

(U Harpe, Cours de UtUnUurey tooM m, 2« partie.)

(244) Qaand on vent exprimer le superlatif relaUf, l'article, comme nous le disoDf , est nécessaire, On lit dans Malherbe {Ode au roi Louis 2C1U) :

El c'est aux plus taiots lieux que leurs maina saeriMges Font pAu d'impiétés.

On dirait aqioard'hui, fait observer Ménage, font le plue d'impiétés.

Cependant, pour se décider à mettre plus ou le plus avant Tadjectlf^ il faut remarquer quel est Tarticle qui aflbcte le nom du substantif. Ldboitz a dit : « La « Providence s'en est servie comme du pioyen plus propre à garantir la paretâ de • la religion. » l\ devait dire : comme d'un moyen plus propre, ou bien, comme du moyen le plus propre, etc. Ainsi, plui se met après la préposition de, et lephss après l'article composé du ou de le.

Si le superlatif relatif précède son subsUintif, un seul article saffit pour l'un et pour rantre : « jLeplus célèbre orateur qu'aient ea les Romains est Cicéron. »

Mais si c'est le substantif qui précède le superlatif, il faut mettre un article à l'un et à l'autre : « Le triomphe le plus pur est celui de la vertu. •

Racine et Molière, par une licence poétique^ n'ont pas observé cette règle s

Chargeant de mon débris les reliques plus chères. {Bajazet, aot UI, se. %) Mais Je veux employer mes efforts pbu paissants. {V Étourdi, act. V, se. 12.)

L'exactitude demandait lis reliques lks plus ehires; — mes efforts les plus puissants.

Enfin si les mots plus, moins, mieux, modifiant les adjectifs, doivent être précédés de l'article, il faut répéter l'article autant de fois que ces mois : *> C'est la plus « inexcusable et la plus grande de ses fautes. » — « hesplus habiles gens font f qaeiqaefols les fautes les plus grossières. »

(Beauzée, Encycl. métk. au mot Répétition, et Wailly, page 130.)

Cependant Vaugelas voudrait que quand les adjectifs sont synonymes ou approchant , on ne répétât ni l'article ni le terme comparatif, et il serait d'avis que l'on dit : /I pratique les plus hautes ethér&iques vertus»

Hais, suivant les autorités que nous venons de citer, il pratique les plus hautes et les plus hércUques verttu est la construction la plus correcte.

(245) Les adjcctilii pronominaux mon, ton, son, notre, votre^ leWt placés avant les adverbes comparatifs, font la fonction d'articles ; ces phrases, c'est mon meOter ami, &est leur plus grande Jouissance, équivalent à celles-ci, c'est le msil" leur de mes amis, &est la plus grande de leurs jouissances.

(246) Aintf , le saperialîf de meilleur est le meilleur, et non pas le plus bon.

SâO D» DBGKÉS BB SI6NIFICÂTI(« OU DB Q1lÀLIFI€àTI01l.

« ta guerre la pbês heureuse est Upbu gittid fléau des pépies, « et um guerre ii^uste est le plus grand criiae des rms. »

(Fénalon, TOémoffm^

ff La pire des bêtes est le tyran, parmi les animaux sauTagee; et c parmi les animaux domestiques, c'est le flatteur. »

(Marmontel, le Trépied ^BéUM.)

< Le plus absolu des monarques est celui qui est le plus aimé. >

(IfannoDiel, Belitàlrc.)

Comme dans le supertaiif relatif il y a excès et comparaison avec d'autres objets (personnes ou choses)^ ce superlatif est en quelque sorte le degré appelé comparatif; aussi l'article, qui correspond d un substantif exprimé, oudun substantifnon exprimé, 19019 sous-enimdu, prend-il les inflexions du substantif énoncé auparavant. On dira donc : ff Quoique cette femme montre plus de fermeté que les autres, elle c n'est pas pour cela la moins affligée. » (Bcansie.)

Elle n'est pas la femme moins afiligée que les autres femmes.

« Les bons esprits sont les plus susceptibles de l'illusioa des « systèmes. > (unanNUy

Soat les e^^rUs plus susceptibles que les autres esprits. La honte sait toajoorg le parti des rebelles : Lears grandes actions sont les plus erimtneUes.

(Racine, les Frères ennemis, acte h se S.)

Sont les actions plus criminelles que les autres actions.

« Les Chaldéens, les Indiens, les Chinois me paraissent être les « nations les plus anciennement policées. » (voltaire.)

Me paraissent être les nations plus anciennement policées que les autres nations.

Le superlatif (ibsolu exprime, de même que le superlatif relatif, une qualité à un degré plus ou moinsélevé; mais il exprime cette qualité d'une manière absolue, sans aucune relation, sans aucune comparaison avec d^autres objets de même espèce (personnes ou choses).

On le forme en plaçant avant l'adjectif un de ces mots, fort^ très, bien^ infiniment, extrêmement, le plus, le moins, le mieux; exemples : « Le style de Fénelon est très riche, fort coulant, et infiniment doux, ff mais il est quelquefois prolixe; celui de Bossuet est extrêmement < élevé, mais il est quelquefois dur et rude. »

c La superstition est à la religion ce que l'astrologie est à l'astrono- « mie, la fille très folle d'une mère très sage. »

(VolUire^ Politique et législation. Œuvres, t 43.) (WaiUy, |Mge is3. — LArizac, page 2S4, tome I. ^ Fabre, pages 56 et SI. * Sicani, pages lôi et 3ee, lome IL)

Dans le superlatif absolu, il y a excès, c'est-à-dire que ce super-

DSS DEGRÉS DE SlGMlPlGàTION OU D£ QUiLIFlCATION. 251

latif exprime, de m6me que te $uperlaiif relaêify une qualité à wi ^

degré plus ou moins éle^$ mais, comme il exprime cette qualité d'une manière absolue, saos aucune rdation, sans aucun rapport à un autre objet (personne ou chose) ; comme enfin il y a exclusion de comparaison avec d'autres objets de la même espèce, l'article qui précède les mots plm, moins est pris adverbialement, et par conséquent n'est susceptible d'aucune distinction de genre ni de nombre: il ne correspond pas au substantif, mais seulement à Fadjectit On doit donc dire :

c Cette scène est une de celles qui furent k plus applaudies. » « Ceux que j'ai toujours vus k plus frappés de la lecture des écrits « d'Homère, de VirgUe, d'Horace, de Cicéron, wai des esprits du

< premier ordre. » cboUmo, uim a m. pmrmOL)

c Le premier inventeur des arts est le besoin; le plus ingénieux « de tous les maîtres est celui dont les leçons sont le plus écauUes. »

(Le Batteui.)

< U s'est baigné dans l'endroit où les eaux sont k moins rapides. »

(M. Leoiare.) ^^

c Cétait de tous mes enfsmts celle que j'ai toujours k plus « aimée. » (j^dw, uttre à mmur.)

k cet mou, dans les airs le Irait se fait entendre : k l'endioit où le monstre a la pean le plus tendre, l\ en reçoit le coup, se sent ouvrir les flancs.

(U Fontaine, Adonis, poème.)

« C'est dans le temps que les plus grands hommes sont k plus

< communs , dit Tacite, que Ton rend aussi le plus de justice à « leur gloire. » cthomÊ»,n8êâisivu$eioget.)

« Les objets qui lui étaient k plus agréables étaient ceux dont la | « forme était unie et la figure régulière. » oiaffoii.) '

« La manière de nous vêtir qui demande le plus de temps, est c eeUe qui me parait être k moins assortie à la nature. » (u même.) Hais qu'on me nomme enfin, dans l'histoire sacrée, Le rai dont la mémoire est le plus révérée.

(Voltaire, ÉpUre au pHnce royal de Fruste, 1736.)

€ U n'est guère possible de rendre un vers par un vers, lorsque « cette précision est kplus nécessaire, comme dans une inscription. »

(La Harpe.)

Parce que, dans chacune de ces phrases, il y a excès sans aucune relation, sans aucun rapport à un autre objet (personne ou chose); enfin sans comparaison à d'autres objets de la môme espèce; et, en effet, c'est comme si l'on disait : CeUe seine est une de celles qui furent ap-

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