‹ Grammaire des grammairesChapitre 58 sur 203 · LA PLACE DE L'ABJEGTIP. S · texte numérisé non relu

LA PLACE DE L'ABJEGTIP. S

jonrft après le substantif : pensée embrouilUej homme instruit^ figure arrondie, etc., etc. (254);

Tootes ces règles^ en général, sont Jutes ; mais cependant elles sovinrent qnelqaes eieeptions. Noua remarquerons id, par eiemple, qu'en dit eependant m» vumdii métier, «n êamné coquin. A. L.

Que dans les exdamations l'adjectif se plaît à marcher a^ant : Charmant auteur! Quelle étrange démarche! etc.; mais cette règle est loin d'être sans exception;

Qu'une règle assez générale, c'est qu'un adjectif qui a un régime, ou qui est modifié par un adverbe, doit toujours ôtre placé après le substantif: malheur commun à tous, fief dépendant de ce duché, homme extrêmement aimable; qu'au contraire, quand c'est le substantif qui a un régime, il faut, autant que l'usage peut le permettre, que l'adjectif précède, afin que ce régime suive le nom qui le régit: l'iNGOMPARABLE autwr de Fert-vert; Télégant traducteur DES Géorgiques; ou du moins qu'on doit placer l'adjectif après le régime, et non pas après le substantif: Une natte de jonc grossiiSRE lui servait de lit. — Une natie grossière de jonc formegât une mauvaise construction;

Que dans le style élevé^ l'adjectif peut quelquefois se placer après le verbe et loin du substantif: « 1^ bergers^ loin de secourir « le troupeau, fuient tremblants, pour se dérober à la fureur du

« lion, etc. » (TéUmagm.)

« Dans la langueur qui Vaecable, ce héros hésite et balance in- « certain. » (Trad. de la Jérus. déliv.) — « Les rênes de l'empire c ne flottent plus incertaines au gré de mille passions contraires

c qui se croisent; » (Kojou, de eÊtatmonarcK)

Que dans le style sérieux, quand l'adjectif est régi par le verbe êlre^ il doit toujours être placé après : il est aimable, elle est douce et modeste; mais que dans le style burlesque etmarotique il précède même le pronom personnel. Ainsi, Voltaire^ dans son conte du Pauvre Diable) a bien plus péché contre le goût, ou contre l'équité et la vérité, que contre la grammaire, quand il dit des Cantiques sacrés de Le Franc de Pompignan:

Sacrés Us sont, car personne n'y louche;

(254) C'est pour cela qu*on doit dire : Les ennemis de la religion les plus dtfelaris, et dod pas les plu* déeèaris ennemis. — Cest le ministre le plue oceupé, ei non pas le plus occupé ministre. — Manguchi était une des iHlles tes plus peuplées, et par conséquent les plus débordées du Japon, et non pas des çlus peuplées, et des plus débordéeè villes, etc., etc.

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