SON, SA, SES
C/CS adjectifs pronominaux possessifs, comme ceux que nous venons de voir, se mettent toujours avant le substantif. Le premier est du genre masculin au singulier, son père, son honneur; le second est du genre féminin au singulier, sa sœur, sa hardiesse; le troisième est de tout genre au pluriel, ses biens^ ses honneurs.
Quoique l'adjectif pronominal son soit de sa nature masculin, il tient lieu du féminin, lorsque le mot qui suit commence par une voyelle ou par un fc non aspiré, comme son amitié, son habitude.
(Th. CoraelHe, «ta* ta 22* Bemarque de Vaugelas. — HarmoDtel, page 20T. — Le Dlet. de C Académie,) •
Les adjectifs possessifs son y sa, ses ont rapport à des personnes ou à des choses personnifiées, ou ils ont simplement rapport à des choses.
S'ils ont rapport à des personnes ou à des choses personnifiées, nulle difficulté, il faut les employer; mais s'ils ont rapport à des
346 DBS àSMOm PROHOMINAIIX POflMSSiro*
diofles non personniflées, Tosage varie , et c'est au prcmom m^ dont nous parlerons dans un instant , qu'on trouvera la règle qu'il but
suivre. (U p. noahoon, ptge iST, de set Bon. nmn.)
n en est des adjectifs pronominaux possessifs son, sa, ses, comme des adjectifs possessifs mon, ma^ mes; ils suivent la même loi, quant & leur répétition; ainsi il faut dire : Son père et sa mère sont estimables.-^ Je connais ses grands et ses petits appartements; ses beamx et ses vilains habits. — // faut honorer son père et sa mère.
Mais aussi l'on dira : Je ne saurais m'empêcher de parler de ses grandes et mèmcrables actions, et non pas de ses grandes et de ses mémorables actions.
Voyex ce que nous dlions sar la répétition de Variielei page 211, et fur l'emiiloi do pronom «I».
§IV
NOTRE, rOTRE, ITOS, FOS.
Notre, votre, adjectifs pronominaux possessifs des deux genres, font au pluriel nos, vos, et ils sont toujours joints à un substantif^ comme : notre frère, notre sœur, votre oncle, votre tante, nos frères^ nos sœurs'y vos oncles, vos tantes.
Quand, par politesse, on emploie vous au lieu de tu, quoiqu'on ne parle qu'à une seule personne, on fait usage alors de l'adjectif possessif correspondant votre, et non pas de l'adjectif ton; ou dira donc : « Vous êtes trop occupé de votre fortune, et vous ne l'êtes pas
< assez de votre salut. » (Léyizao, page S28, tome I, ei le Dietionn. de Fàcadém.^
Notre , votre, joints à un substantif, ne prennent point l'acoeat circonflexe, et l'o est bref : notre livre, votre livre. « La certitude de l'existence de Dieu est notre premier besoin. »
(Voltaire, lettre A M. Kœnig, 7* yoI. des OEavres, page 463.) (Mêmes auiorilés.)