‹ Grammaire des langues romanesChapitre 101 sur 141 · PROP. RELATIVE. CONSTRCCTIOISS AVEC LE PRONOM ADJECTIF · texte numérisé non relu

PROP. RELATIVE. CONSTRCCTIOISS AVEC LE PRONOM ADJECTIF

la IV*' section) ? En v. français, on trouve par ex. li trei prélat QUI mult liir pesa (c'est-à-dire à qui mult pesa TCant. 118, 6. — 5) Une ellipse de l'expression relative, hardie, bien qu'elle ne porte pas préjudice à la clarté de la phrase, appartient aux archaïsmes des dialectes de l'Italie et du nord-ouest. Après les formules négatives « il n'est personne, il n'est rien », si la proposition dépendante ou complémentaire, qui prend ici le subjonctif, est aussi négative, il est d'usage d'omettre le relatif. Ital. non è alcuno (che) non aggia plusori di sangue seco cofigiunti, voy. Choix VI, 185 ; non vi rimasse mi sol, non lacrimassi ibid. Prov. no y a ram, no s'entressenh de bêlas flors V, 35 ; una non sai, vas vos no si' aclina III, 23 ; franc, or n'a baron, ne li envoit son fil RCam. 21 ; il n'ont espée, ne soit bien acéré Agol. 699 ; ja a cel pont hom ne passast, quatre deniers ne li donast FI. Bl. 1575. D'autres exemples dans Choix VI, 184, Orelli 121. Il est rare que la seconde proposition s'emploie sans négation comme ital. non fu uomo veduto, potesse comprar l'una PPS. II, 46; prov. hano no fo hom, ta gran vertut agues Boéce 92 ; anc non ac en la cort baro, de las novas no s'azautes Choix III, 413 ; anc no vi donà, tan mi plagues Choix I, 238; franc. jamais n'ert hume, plus volent ers le serve Roi. p. 167. Il ne faut pas suppléer ici le pronom, mais la conjonction que (comp. p. 312), dont l'omission dans des circonstances analogues est un fait grammatical reconnu, par ex. v.ital. non serea (séria) nulV uomo si acerbo, nol m^ovesse pietà (nul homme si cruel qu'il n'en prît pitié) PPS. II, 34 ; prov. amie non ai, ben d'aisso nol trais (je n'ai pas d'ami [tel] que je ne le trompasse pas en cette circonstance) . Ce que avec la négation répondrait pour le sens à la particule latine quin dans des passages comme nihil est, quin possit vituperari (pr. res non y a, no puesc' esser blasmatz), dies fere nullus est, quin hic domum meam ventitet (comp. v. franc, ne jamais n'iert uns jurs sainte ig lise n'enplurt TCant. p. 17). Il convient d'observer que la langue francique (dans Otfried) emploie dans les mêmes conditions la même tournure, par ex. nist man nihein in worolti, thaz saman al irsageti ; kuning nist in loorolti, ni si imo thiononti (il n'y a pas d'homme au monde qui pût dire tout cela ; pas de roi qui ne le serve pas).

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